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Publié par la cgtr

CESER : Déclaration sur les risques naturels

Le CESER à validé la proposition de notre camarade Max BANON :

Déclaration sur les risques Naturels dans notre ile.

Le cyclone BEJISA a mit en évidence un certains nombre d’enjeux très importants autour de la problématique des risques majeurs dans notre pays et prioritairement, des risques naturels.

Ce cyclone a causé beaucoup de dégâts sur la population réunionnaise, l’économie, les infrastructures, l’électricité, l’eau …..

La faible vigilance de la population face aux risques retombe comme un soufflet dès que le stade de l’émotion est passé. La vie reprend ses droits et chacun fait fi d’oublier que la même menace ou qu’une autre menace peut apparaitre d’un instant à l’autre.

Chacun sait que nous sommes concernés par des cyclones de plus en plus violents et fréquents, le réchauffement de notre planète pourrait encore nous apporter bien des surprises au delà des cyclones, des inondations, éruption volcanique, dernièrement un orage qui a frapper une ligne EDF de haute tension et LA REUNION s’est trouver plonger dans le noir ….

Qu’en sera-t-il le jour d’une brusque augmentation de la température ?

Aussi, la cartographie des risques naturels majeurs, nous sommes plutôt mal lotis quant aux éruptions volcaniques majeures, aux tsunamis dévastateurs, aux tremblements de terre, aux inondations, aux mouvements de terrain, à la foudre, aux ouragans, à la houle cyclonique ou encore aux feux de broussailles …..

Pendant le cyclone, tous les jours, nous étions gavés de chiffres sans pour autant que cela favorise vraiment une prise de conscience collective.

Quand un cyclone est annoncé, dans les foyers, on sent qu’une légitime inquiétude plan, que l’on se fait du souci pour ceux d’entre les membres de la famille qui ne sont encore rentrés et dont on craint qu’ils se fassent surprendre ici et là par le vent, les crues des radiers. C’est une attitude sociologique à exploiter, probablement dans une campagne de sensibilisation axée sur le pré-senti, le ressenti et le vécu.

Nous savons tous que notre territoire est exposé. Nous savons plus ou moins que l’homme, par ses activités et ses choix, augmente sa propre vulnérabilité et celle de la société face aux catastrophes naturelles à cause d’habitations construites hors normes techniques et légales, des matériaux dés fois aléatoires ou encore de choix d’implantation gravissime …..Des opérateurs qui n’ont une seule priorité la finance et oubli pour certains leurs obligations ….

Le réunionnais a-t-il décidé de vivre avec le risque ou a-t-il simplement fait le choix de s’en remettre à une autorité morale supérieure ?

Pourquoi les citoyens considèrent-ils que le maire, en l’occurrence l’élu de proximité par excellence, devrait gérer le maximum de préconisations à leur place ?

Pourquoi les actions de prévention n’aboutissent pas à l’auto-responsabilisation de nos concitoyens ?

Autant de questions que me semble-il nous devons nous poser notamment dans le cadre du principe de précaution et dégager des propositions visant à éclairer les décideurs publics et privés sur les enjeux majeurs liés au problématique des catastrophes naturels sur notre département.

Qu’en est il de l’application des lois liées aux catastrophes naturels et les risques majeurs (loi du 22 JUILLET 1987 information communale a sa population, du 30 JUILLET 2003, du 13 AOUT 2004, bien d’autres lois ont été voté concernant la gestion des catastrophes naturelles y compris la question épineuse d’indemnisation.

En conclusion :

LA REUNION est une zone à risque. Bon nombre de rapports le rappellent. Cependant la prévention se relève encore timide sur le territoire de LA REUNION.

LA REUNION est un pays formidable, mais elle a du mal à se familiariser avec une démarche de prévention globale, soutenue, réactualisée et maitrisée.

Je vous propose que le CESER mène une réflexion sur ces questions de catastrophes naturelles sur notre département.

Max BANON

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