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Publié par la cgtr

LE MARCHÉ D’ARMEMENT SE PORTE BIEN

S’il est un secteur économique qui échappe à la crise, c’est bien celui de l’armement. Les exportations d’armes françaises ont fait un bond de 43 % en 2013 par rapport à 2012, a déclaré Le Drian, ministre de la défense et zélé représentant de commerce des firmes Dassault, Thalès ou MDBA. Ces résultats font de la France le 4ème marchand de mort après les Etats-Unis, le Royaume Uni et la Russie. C’est avec les armes françaises que se massacrent aujourd’hui les Maliens, les Lybiens, les Centre Africains, les Syriens, les Irakiens, que les dictatures peuvent se maintenir contre leurs populations dans nombre d’Etats en Afrique, au Moyen Orient… ou que le gouvernement français rétablira demain l’ordre en France si celui-ci est menacé par les masses en colère contre l’injustice sociale !

En France on produit des armes, mais pas de logements, d’hôpitaux, de transports en commun, de maternités en nombre suffisant. En Afrique de l’Ouest, les Etats sont armés jusqu’aux dents, mais manquent cruellement d’infrastructures hospitalières pour combattre les épidémies telles Ebola.

Cela juge le système social dans lequel nous vivons et les dirigeants qui le défendent.

CAF : FERMETURE DE L’ACCUEIL INADMISSIBLE

La direction de la CAF veut poursuivre son expérimentation de fermeture de l’accueil libre au public pour le remplacer par un accueil sur rendez-vous. Elle justifie sa décision au prétexte de mieux personnaliser les entretiens avec les allocataires.

En fait, comme elle se refuse à embaucher en nombre suffisant et les agents se retrouvent avec un nombre considérable de dossiers non traités, en plus de leur travail de conseil et d’information du public. Ce manque de personnel se traduit déjà depuis des années par l’obligation pour les salariés de la CAF de limiter le temps d’entretien avec les allocataires, par des rappels à l’ordre de la hiérarchie pour celles et ceux qui dépassent le temps imparti.

C’est pourquoi nos camarades de la CGTR de la CAF montent régulièrement au créneau pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et exigent les moyens nécessaires pour répondre en temps et en heure aux attentes de la population.

Nos camarades tentent de mobiliser leurs collègues et sensibiliser la population contre la dégradation de ce service public.

LE PATRONAT NOUS PROVOQUE, RÉAGISSONS !

La dernière provocation du Médef a été dévoilée par le journal économique les Echos. L’organisation patronale propose, afin dit-elle de créer un million d’emploi, de supprimer deux jours fériés sur 11, de supprimer Smic pour certaines catégories de demandeurs d’emploi, et d’autoriser enfin les commerces à ouvrir le soir et le dimanche.

En 2001, le gouvernement Jospin a supprimé l’interdiction du travail de nuit des femmes pour tous les corps de métiers au nom de l’ « égalité avec les hommes » ! En 2004, Raffarin, premier ministre de Chirac, avait instauré la journée de solidarité supprimant de fait un jour férié. Le nombre maximum d’heures supplémentaire autorisées annuellement a été porté de 130 heures en 2000, à 180 en 2002, puis à 220 heures en 2008. Toutes ces dérogations au code du travail l’ont été faites ces années-là déjà suite à la demande du patronat et n’ont pas relancé l’embauche. Loin de là puisqu’aujourd’hui le chômage atteint des sommets.

Toutes ces concessions des gouvernements au Médef permettent en fait au patronat d’exploiter encore plus les travailleurs sans résorber le chômage.

Le patronat ne manque pas d’air ! Qu’il commence à créer de l’emploi avec les 50 milliards que le gouvernement lui a donnés dans le cadre du Pacte de Responsabilité. Et si d’aventure le gouvernement s’avisait de donner suite aux dernières exigences du Médef, il faudrait que les travailleurs s’y opposent résolument par l’action collective la plus massive, car c’est d’attaques frontale contre le principe « à travail égal, salaire égal » et contre leur droit au repos le soir et le dimanche qu’il s’agit.

Aux revendications du patronat, les travailleurs doivent opposer les leurs pour en finir avec le chômage : interdiction des licenciements – arrêt des heures supplémentaires – partage du travail entre tous sans baisse de salaires. Voilà ce que défend la CGTR !

COOPÉRATION RÉGIONALE POUR PLUS DE PROFITS

Suite à la visite d’une délégation de patrons réunionnais au Mozambique il y a trois mois, une délégation de patrons et du gouvernement mozambicains est venue à la Réunion pour disent-ils « nouer un partenariat gagnant-gagnant » entre les deux pays.

Si les patrons mozambicains sont intéressés par les technologies des énergies renouvelables telles le photovoltaïque ou l’hydraulique, ce que lorgnent les patrons réunionnais au Mozambique, ce sont les hydrocarbures que recèlent le sous sol mozambicain, les six millions d’hectares de terres arables et la main d’œuvre locale bon marché.

Les uns et les autres prétendent développer les économies respectives de leurs pays, mais c’est bien plutôt les profits capitalistes qu’ils veulent accroître.

L’IMPÔT SAIGNE LE MALHEUREUX… ET ÉPARGNE LES RICHES !

Quelle n’a pas été notre (mauvaise) surprise lorsque nous avons reçu notre avis d’imposition ! À l’occasion du paiement du 3ème tiers des impôts sur le revenu, certains salariés se sont retrouvés avec des montants à payer affectés d’une augmentation à deux, voire trois chiffres, pour ceux qui payaient déjà des impôts, avec une imposition pour ceux qui n’étaient pas imposables, conséquence du gel des tranches d’imposition, mais aussi de la fiscalisation des heures supplémentaires, de la majoration de retraite pour les parents ayant élevé au moins trois enfants, de la suppression de la demi part supplémentaire pour les veu(ve)fs ayant élevé au moins un enfant.

Quand le candidat Hollande parlait en 2012 de baisse des impôts… c’était pour le patronat, pas pour les travailleurs !

AUGMENTEZ LES SALAIRES !

Au moment même où le Médef prétend diminuer les salaires, un sondage de CSA – Cofidis constate, et ce n’est pas une surprise pour nous, que « 6 Français sur 10 estiment que leur pouvoir d’achat a baissé » et qu’ « il leur faudrait 464 € de plus par mois pour boucler leur budget et vivre décemment ».

Cela donne donc raison à la CGTR quand elle revendique que le SMIC soit porté à 1700 € !

Bulletin de l'URE CGTR du 16 septembre 2014

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