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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 28 avril 2015

QUAND EDF FAIT TOURNER SES AGENTS... EN BOURRIQUE !

Depuis quelques années, la direction du centre EDF Réunion a imposé aux agents effectuant les petites interventions (PI) techniques (sur tableaux de comptage, coffrets, relève) les astreintes après leurs heures normales de travail pour les petits dépannages, travail qui était effectué auparavant par un autre service, l'Exploitation. Gain pour la direction : trois embauches de moins à effectuer à l'agence du Moufia !

Dans cette agence, l'effectif des PI faisant les astreintes est tombé récemment de 8 à 6, car la direction n'a pas remplacé deux départs d'agents. Résultat : les astreintes mensuelles sont devenues bi-mensuelles et la fatigue des ouvriers a augmenté proportionnellement.

Par ailleurs, comme la direction a fait aussi fondre l'effectif des PI de Saint André, elle fait régulièrement appel à ceux du Moufia pour assurer les interventions chez les abonnés dans l'Est de l'île, ce qui a pour conséquence de déshabiller encore plus le groupe de Moufia. EDF fait alors appel aux ouvriers PI... du Port pour compenser.

D'année en année, EDF déplace ainsi les agents tels des pions plutôt que d'embaucher. Elle a aussi, pour effectuer ses propres travaux, de plus en plus recours à la sous-traitance où les ouvriers se font sur-exploiter et ne bénéficient pas de la sécurité de l'emploi. Et dans l'avenir avec la mise en service des compteurs « intelligents » qui lui permettront d'effectuer les interventions à distance, elle escompte supprimer plusieurs milliers d'emplois au niveau national, plusieurs dizaines à la Réunion.

Aujourd'hui, la logique du profit fait aussi des dégâts dans les services publics.

LA RÉGION SOUTIENT LES CAPITALISTES

Dans un courrier aux membres du CESER, où la CGTR a des représentants, intitulé « Plan régional d'internationalisation des entreprises », le président de la Région souhaite que l'Europe, l'Etat, la Région et la CCIR continuent leurs efforts d'accompagnement financier pour permettre aux entreprises réunionnaises de conquérir de nouveaux marchés dans la zone Océan Indien.

Il cite ainsi les secteurs d'activités qui pourraient bénéficier des aides publiques à la Réunion :

l'agronutrition, l'environnement et les énergies renouvelables, la pêche/aquaculture, l'économie numérique, le tourisme. Et derrière chacune de ces filières, on peut aisément comprendre quels intérêts sont en jeu : ceux des SFR et autres Orange, de la Sapmer, des grandes chaînes d'hôtellerie et des capitalistes qui ont investi dans les énergies renouvelables.

Il s'agit ni plus ni moins que de doubler le montant des fonds publics mis à dispositions de ces groupes sans que cela se traduise par la création d'emplois. C'est plutôt le contraire d'ailleurs dans la téléphonie par exemple où des centaines d'emplois sont supprimés actuellement.

Ces capitalistes disposent de suffisamment de fonds propres pour développer leurs affaires. A la CGTR, nous pensons que l'argent public doit servir à créer des emplois utiles à la population dans les services publics qui en manquent cruellement, pas à arroser le grand patronat !

UNE MINORITÉ DE PARASITES...

En Angleterre, pays où des millions de travailleurs se font exploiter pour des salaires de misère, où les patrons imposent des contrats de travail à zéro heures mensuels (les salariés sont appelés quand il y a du travail...), où on ne peut prendre sa retraite avant 67 ans, la richesse de la bourgeoisie s'accroit démesurément.

La fortune des 1000 plus riches résidents britanniques a ainsi doublé depuis 2009 atteignant 547 milliards de livres, soit 763 milliards d'euros. 117 milliardaires en livres sterling détiennent ensemble plus de 450 milliards d'euros, soit plus que le Produit Intérieur Brut de l'Irlande ou de l'Afrique du Sud.

Parmi ces milliardaires, on y trouve aussi des Français : François-Henri Pinault, président du groupe Kering, sa femme, Salma Hayek, Philippe Floriel-Destezet, le fondateur d'Adecco, Jean François Decaux (publicité), etc...

Cet argent accumulé dans quelques mains provient de l'exploitation des travailleurs partout à travers le monde.

Jamais les paroles de l'Internationale n'ont été autant d'actualité :

« Hideux dans leur apothéose,

Les rois de la mine et du rail

Ont-ils jamais fait autre chose

Que dévaliser le travail ?

Dans les coffres-forts de la bande

Ce qu’il a créé s’est fondu.

En décrétant qu’on le lui rende

Le peuple ne veut que son dû. »

TOUS DANS LA RUE LE PREMIER MAI !

A quelques jours de la manifestation du Premier Mai, l'Intersyndicale (CGTR-FO-Unsa-Fsu-Solidaires) a tenu une conférence de presse où les dirigeants des syndicats ont dénoncé les attaques gouvernementales contre les droits des salariés, la persistance du chômage de masse, l'exploitation des travailleurs et la répression syndicale.

Ils ont aussi condamné les cadeaux faits au patronat par le gouvernement qui se chiffrent par dizaines de milliards, et les restrictions imposées à la population laborieuse.

Les travailleurs n'arrivent plus à joindre les deux bouts aujourd'hui, ils n'arrivent pas à vivre du fruit de leur travail... quand ils en ont un !

Le secrétaire général de la CGTR a rappelé la nécessité de s'unir et de lutter pour contrer cette politique anti-sociale et favorable aux plus riches.

Les salariés, les chômeurs et les retraités doivent saisir l'occasion de ce Premier Mai pour faire entendre dans la rue le plus massivement possible leurs revendications.

Pour l'Union Régionale Est, un départ en car est prévu à 8 heures devant son local pour se rendre au départ de la manifestation prévu à 9 heures au Petit Marché de Saint Denis.

Mobilisons autour de nous, dans nos entreprises, nos quartiers et nos familles !

Faisons de ce Premier Mai un succès, une véritable journée de lutte !

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