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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 25 août 2015

LE TRAVAIL, C'EST PAS LA SANTÉ...

Une étude d’une revue médicale réputée vient de conclure que des horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral. Ainsi, au-delà de 35 et 40 heures par semaine, le risque d’AVC augmente de 10% si l’on travaille jusqu’à 48 heures, et même de 33% au-delà de 55 heures. Une démonstration supplémentaire de ce que bien des travailleurs vivent et savent en raison de l’exploitation qu’ils subissent et qui s’est aggravée ces dernières années.

Une raison de plus pour exiger la diminution du temps de travail et la répartition du travail entre tous.

...LE TRAVAIL GRATUIT ENCORE MOINS !

Au GHER, la direction a annoncé aux syndicats qu'elle avait décidé de dégager une réserve de 250 000 euros pour régler les heures supplémentaires effectuées et toujours pas payées aux agents.

Non seulement la direction paie en retard, mais elle ne s'apprête à régler qu'une partie de l'arriéré. Ce sont en effet 40 000 heures supplémentaires dont le paiement est attendu. Au vu de la somme annoncée, cela signifie que la direction a l'intention de faire passer le paiement de milliers de ces heures à la trappe. Intolérable !

Depuis quand le travail gratuit est-il autorisé dans ce pays ?

Les agents qui ont décidé de manifester leur mécontentement en cessant ce mardi le travail ont entièrement raison. Leurs heures doivent leur être payées sans délai !

L'ARGENT PUBLIC COULE À FLOT... POUR LE PATRONAT !

Alors que l'Etat réduit d'année en année son aide financière aux communes et aux collectivités territoriales avec les conséquences dramatiques que l'on connaît pour les classes pauvres, il consacre toujours plus d'argent à aider le patronat.

Le financement de la nouvelle usine de Crête d'Or à Etang Salé est là pour en attester.

L'investissement « colossal » consacré à la construction de cette usine d'abattage dernier cri s'est élevé à 73 millions d'euros, mais les actionnaires de Crête d'Or (dont l'URCOOPA) n'ont sorti que quelques millions de leurs poches puisque l'Europe, la Région et la défiscalisation ont financé cette structure à hauteur de 37,7 millions d'euros, soit la moitié de son coût.

L'argent public est ainsi détourné au profit d'une minorité qui s'engraisse sur le dos de la population et des travailleurs. C'est ce robinet d'argent public qu'il faudrait fermer aux capitalistes et qu'il faudrait ouvrir pour répondre aux besoins de la classe ouvrière.

Cette nouvelle usine rend les dirigeants de Crête d'Or optimistes. Ils envisagent d'atteindre 50 % du marché local de la volaille et doubler leur chiffre d'affaire en produits transformés... et pour cela de faire travailler demain leurs ouvriers le samedi, donc d'empiéter sur le temps de repos de ces derniers pour réaliser encore plus de profits.

PAGAILLE DANS LE RAMASSAGE SCOLAIRE À LA CIREST

La rentrée scolaire s’est faite « dans de bonnes conditions » a déclaré le recteur d’académie. Pas de grève, pas de problème d’affectation de professeur. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Las, il n’aura fallu attendre que quelques jours après la rentrée pour que des parents protestent dans l’Est contre la défaillance des transports scolaires de la Cirest, devenus entre temps payants.

Le coût supporté par les parents atteint en effet à présent de 60 à 80 euros par élève et par an et est payable d’avance. Ce qui n’est pas une mince affaire pour beaucoup de familles de travailleurs.

Cette année, non seulement le service est payant, mais il laisse en plus à désirer. Non respect des horaires de passage des bus, élèves se retrouvant le soir sans bus pour les ramener dans leur quartier, etc.

Malgré les assurances du directeur de la Cirest de régler ce problème au plus vite, la situation perdure une semaine après. S’agit-il encore des répercussions des économies budgétaires imposées aux communes ou d’incompétence à organiser le ramassage scolaire dans l’Est ? En tout cas, la désorganisation de ce service public affecte beaucoup les parents de cette région qui craignent pour la sécurité de leurs enfants et la fatigue supplémentaire que ces multiples retards sur les lignes occasionnent chez eux.

Le ramassage scolaire devrait bénéficier des moyens nécessaires à son fonctionnement et redevenir gratuit.

LES DOCKERS DE LONGONI (MAYOTTE) EN GRÈVE

Pour la deuxième fois depuis le début de l'année, les dockers de la SMART (Société Mahoraise de Représentation et de Transit) du port de Longoni (Nord de Mayotte) se sont mis en grève, inquiets du sort qui risque de leur être réservé suite à l'attribution d'une délégation de service public (DSP) à une entreprise concurrente, la MCG (Mayotte Chanel Gateway) par le conseil départemental.

Cette nouvelle entreprise se verrait attribuer la majorité des opérations de débarquement des bateaux accostant dans ce port au quai n° 2, quand la SMART serait cantonnée à travailler sur le quai n°1 où le trafic est nettement moindre et où seuls une vingtaine de dockers pourraient trouver à s'employer. Or la SMART fait travailler aujourd'hui 200 dockers. Son évincement du quai n° 1 fait craindre aux dockers le licenciement de 180 d'entre eux. C'est pourquoi ils se sont remis en grève en cette fin d'août, soutenus par la CGTMa pour obtenir des garanties concernant leur avenir.

Dans cette société, les capitalistes se livrent une guerre économique permanente pour arracher de nouveaux marchés. Mais c'est toujours au détriment des travailleurs que cela se fait. Les dockers de la SMART refusent de payer les frais de cette concurrence entre entreprises et ils ont montré leur détermination en pourchassant leur directeur qui filmait leurs opérations de blocage du port et l'huissier venus relever leurs noms.

Ils ont obtenu que le conseil départemental organise une réunion extraordinaire le 15 septembre et espèrent qu'ils ne seront pas évincés du port de Longoni.

PROMESSES POUR LES UNS, CADEAUX SONNANTS ET TRÉBUCHANTS POUR LES AUTRES

François Hollande vient de promettre cette fois-ci des baisses d’impôts « si la croissance s’amplifie en 2016 », en affirmant que « les Français doivent être les premiers bénéficiaires des résultats obtenus ».

Mais il y a « français » et « français » : Hollande a confirmé les 41 milliards d’euros de baisses de charges patronales du « pacte de responsabilité ». La bourgeoisie exige d’être bien servie par ses serviteurs. Et elle ne se contente pas de paroles !

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