Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par la cgtr

Bulletin URE CGTR du 04 aout 2015

E'RCANE : ATTENTION DANGER, DIRECTION NOCIVE !

À eRcane la direction continue de faire fi des droits des ouvriers agricoles. Malgré les interventions de nos camarades, les relances de l'Inspection du travail, les fiches de postes ne sont toujours pas mises en place ; les catégories ne sont pas respectées avec pour conséquences des disparités dans le traitement des ouvriers exerçant le même métier, notamment au niveau de l'ancienneté.
Récemment, la direction d'eRcane a décidé de suspendre la formation « certi-phyto » (manipulation des produits phytosanitaires et conseils en herbicides, etc) pour les ouvriers au bout d'une seule journée de formation en prétextant que celle-ci comportait des informations erronées (selon le compte rendu du CHSCT).
Or cette formation est obligatoire pour toutes personnes qui utilisent ces produits dangereux. Une connaissance des consignes de sécurité, des précautions d'usage, des équipements de protection nécessaires est indispensable pour pouvoir manipuler ces produits chimiques sans trop de risques. L'absence d'informations et de formation pour leurs utilisateurs peut être la cause d'accidents et de maladie graves.
Aux questionnements de nos camarades de la CGTR, la direction répond qu'elle envisage de poursuivre cette formation en interne.
L'entreprise eRcane, possède-t-elle l'habilitation nécessaire pour dispenser cette formation ? Si cela se faisait, nos camarades émettent des doutes quant à l'impartialité du formateur : toutes les informations sur la dangerosité des produits, les risques encourus par les ouvriers et les moyens de s'en prémunir seront-elles divulguées ?
Ce qui est certain en tout cas c'est que la direction cherche à faire des économies sur le dos des salariés.
En ne respectant pas ses obligations, eRcane méprise la santé et la vie des ouvriers agricoles qui font déjà un métier pénible et mal payé.
Les travailleurs ne doivent pas se laisser intimider par les pressions et les menaces de la direction. Ils ont raison d'exiger le respect de leurs droits, surtout quand leur santé et leur vie en dépendent.


ONLY POUR LE PROFIT

Dans la téléphonie mobile, la valse de l’achat-vente continue : après le rachat de SFR par Numéricable c’est Only qui vient de se faire absorbé par l’opérateur malgache Telma, dirigé lui-même par la holding Hiridjee.
Cette acquisition, résultante de batailles que se livrent entre elles les entreprises du secteur, a été réalisée en grand secret avec d’autres grands groupes sans que les 169 salariés de Outremer Telecom (Only Réunion et Mayotte), mis devant le fait accompli, n’aient eu leur mot à dire.
Quel sera leur sort avec ce changement de propriétaire : Vont-ils être ballotés d’un magasin à l’autre ? Vont-ils tous garder leur emploi ?
Aujourd’hui, le patron de Hiridjee prétend vouloir « développer l’emploi » dans la zone Océan Indien et « offrir aux Réunionnais et aux Mahorais un service de qualité ». Mais derrière ces belles paroles maintes fois entendues de la bouche de patrons de même acabit, il y a par dessus tout la soif de ce capitaliste d’accroître sa fortune et celle des actionnaires de son groupe en exploitant le plus possible les travailleurs.
Demain ces capitalistes, une fois les poches bien remplies, n’hésiteront pas à se retirer pour placer leurs millions ailleurs en effectuant des opérations encore plus profitables.
Les travailleurs ne peuvent leur faire confiance.

L’UNIVERS CAPITALISTE IMPITOYABLE

Le dernier des quatre magasins de Zoomania a mis la clé sous la porte fin juin, après la liquidation de l’entreprise PH Univers Animal par le tribunal de commerce de Saint Pierre au bout de trois années d’activité.
40 salariés se retrouvent désormais sans travail. Leur patron Paul-Henri Guidi a quitté l’île en toute discrétion, celui-là même qui se vantait il y a peu sur les plateaux de télévisions locales de s’être attaqué à un « marché de niche » détenu et protégé par les grands groupes qui profitent d’un monopole.
Ce self-made-man qui s’en prenait aussi au système bancaire, accusé de lui mettre les bâtons dans les roues, en licenciant ses salariés et en se tirant avec la caisse s’est avéré être un patron comme les autres !


GATTAZ COMMANDE ET LE GOUVERNEMENT OBEIT

À peine le gouvernement ayant fait mine de vouloir modifier le pacte de responsabilité en faveur des ménages, le président du Medef, Pierre Gattaz est sorti de ses gonds pour rappeler à l’ordre Hollande et Valls.
Le premier ministre s’est tout de suite empressé de le rassurer, affirmant que le pacte de responsabilité se poursuivra bien selon la « feuille de route» tracée par le patronat.
Autrement dit, les patrons continueront à bénéficier de la baisse des cotisations patronales, de même que les impôts payés par les entreprises, qui seront allégés de 3,6 milliards d’euros supplémentaires. Quant aux salariés, ils devront continuer à se serrer la ceinture… sauf s’ils réagissent !

LES SALARIÉS VICTIMES DES TRUST PÉTROLIERS ET DES FINANCIERS

Selon un spécialiste américain de l’univers du pétrole, Graves & Co 150 000 emplois ont déjà été supprimés dans la profession dans le monde en un an, entre 2014 et 2015. 6 500 autres suppressions d’emplois ont été annoncées chez Shell, 4 000 chez le britannique Centrica, et 8 800 chez le groupe parapétrolier italien Saipem.
La raison serait due à la baisse du prix du baril du pétrole qui a été divisé par deux, passant de 100 à 50 dollars entre juillet 2014 et juillet 2015.
Le géant américain Chevron parle d’un véritable « désastre » ayant obligé les actionnaires à une cure d’austérité qui a d’abord touché… les vols en première classe et les bouquets de fleurs dans les sièges sociaux des grands groupes !
Qu’on se rassure, les capitalistes de l’or noir ne sont pas encore sur la paille. Ils continuent à faire des supers bénéfices qui se chiffrent en milliards de dollars (ou d’euros).
Mais pour maintenir ces profits le plus haut possible, ce sont aux travailleurs à qui les rois du pétrole font faire le grand plongeon dans la précarité, voire dans la misère pour certains.
Le jour où les travailleurs se mettront en colère contre tous ces profiteurs, ils sauront alors la véritable signification du mot « désastre ».

Commenter cet article