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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 15 septembre 2015

eRcane : LIBERTÉ SYNDICALE... SOUS CONTRÔLE DE LA DIRECTION

Dans un document remis aux délégués du personnel d'eRcane (filiale du groupe Tereos) intitulé « convention relative aux moyens alloués aux délégués du personnel, la direction de cette entreprise précise en préambule que « Des relations sociales efficaces et constructives sont un élément déterminant du bon fonctionnement de l'entreprise » et doit permettre « la réussite du dialogue social dans l'entreprise ».

Belle entrée en matière.

Mais au point 2 de ce document concernant le local des délégués du personnel, les choses se gâtent. Ainsi la direction d'eRcane précise que « les délégués du personnel ne pourront se prévaloir d'un droit de jouissance exclusif de cette salle », et plus loin qu'ils « ne pourront disposer de cette salle que 20 heures par mois, sous réserve de demander l'accès à la direction d'eRcane, au moins 48 heures à l'avance ».

Disposer d'un local pour IRP quand la direction l'autorise et quand elle veut vous donner la clé, voilà comment on entend respecter la loi et la liberté d'organisation des travailleurs à eRcane !

La direction a demandé aux représentants des syndicats de signer ce protocole. Les représentants de la CFDT et de la CFE-CGC l'ont signé. Inutile de préciser que notre représentant CGTR s'est bien gardé d'y apposer son nom !

RÉSULTAT DE L'ÉLECTION DE REPRÉSENTATIVITÉ À L'ASSOCIATION SAINT FRANÇOIS D'ASSISES

Lors des dernières élections de représentativité dans cette entreprise qui compte environ 500 salariés, la CGTR a obtenu 244 suffrages, soit 63 % des voix exprimées. C'est un succès... que la direction digère mal.

Ainsi lors de l'élection du bureau du Comité d'Entreprise, la direction a passé en force, a mis la CGTR en minorité et a contribué à faire élire les représentants des syndicats minoritaires. Autre exemple, un élu CGTR salarié mis à disposition de l'association Saint François d'Assises a subi des pressions de la direction qui lui a demandé de démissionner de ses mandats en laissant entendre qu'il pourrait perdre son emploi.

Malgré ces attaques, nos camarades qui ont acquis la confiance de la majorité des travailleurs ne se laissent pas intimider et continuent à mener leur combat pour la défense des salariés.

EN VOILÀ UNE IDÉE QU'ELLE EST BONNE !

À l'occasion de sa venue prochaine à la Réunion, Michel Rocard, ex-premier ministre de Mitterrand, ayant abandonné toute référence à une société socialiste, défenseur du capitalisme, partisan du recul de l'âge de la retraite, a pourtant exprimé une idée intéressante pour combattre le chômage.

Dans l'interview qu'il a accordé au Quotidien du 15 septembre courant, il déclare « Je garde la conviction que si tout ce monde (les millions de chômeurs) retrouvait du travail, ce serait autour d'une moyenne inférieure à 30 heures par semaine ».

À l'heure où Hollande et ses ministres légifèrent pour remettre en cause les 35 heures, mais dans le sens d'autoriser les patrons à faire travailler plus longuement les travailleurs (retour aux 39 heures – extension du travail le dimanche, du travail de nuit), la solution de réduire fortement la durée hebdomadaire du travail (sans diminution de salaire s'entend !) tombe à pic.

Les travailleurs devraient s'emparer de cette idée pour lutter contre le chômage, mais dans la perspective bien claire de l'imposer dans les faits au patronat.

RENFLOUER LES CAISSES DE LA CHAMBRE AVEC LES SOUS DES TRAVAILLEURS, ÇA VA PAS LA TÊTE ?

Les dirigeants de la Chambre d'Agriculture ont fait les comptes de la structure. Celle-ci est en déficit de 1 676 000 euros. Selon eux, les raisons de cette détérioration de la situation financière de la Chambre sont à chercher du côté du Feader qui tarde à débloquer la deuxième partie de ses fonds.

Après que son vice-président, Jean-Yves Minatchy, ait lancé, en vain, l'idée d'utiliser une partie de l'argent de l'Octroi de Mer, Jean Bernard Gonthier, le président, a sollicité le Conseil Général (qui rencontre lui aussi des problèmes d'équilibre financier du fait du désengagement de l'État) pour lui accorder une avance de 800 000 euros.

Mais Gonthier a d'ores et déjà un plan B au cas où ses demandes ne seraient pas satisfaites. Il envisage de ne plus payer les 155 salariés de la Chambre les derniers mois de l'année.

Il ne fait en l'occurrence pas preuve de beaucoup d'imagination. L'idée de s'en prendre aux travailleurs en cas de problème est tellement répandue en ce moment dans le milieu patronal... dont il fait partie !

Souhaitons seulement que si cette menace se précise, la mobilisation des travailleurs de la Chambre saura l’en dissuader.

LA CGTR EST SE MOBILISE POUR LA GRÈVE DU 8 OCTOBRE

Samedi 12 septembre, notre union avait convoqué une réunion de sa commission exécutive. Une vingtaine de militants étaient présents. Le secrétaire de l'union, notre camarade Jean Yves Payet a dénoncé les attaques du gouvernement contre les travailleurs et Ivan Hoarau, le secrétaire général de la CGTR a détaillé le contenu des dernières lois ANI, Macron, Rebsamen et le rapport Combrexelle qui ont tous en commun de déboulonner le Code du Travail pour le plus grand profit du patronat.

Jean Yves et Ivan ont mis particulièrement l'accent sur les salaires et rappelé que notre organisation est la seule à mettre en avant la revendication de l'augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux. Ils ont insisté sur la nécessité pour les travailleurs de revendiquer ce dont ils ont besoin sans se laisser influencer par la propagande patronale sur les contraintes de la crise et rappelé comment le grand patronat a su tirer son épingle du jeu en profitant justement de la crise, en licenciant à tout va, en profitant des cadeaux de l'État, ce qui lui a permis de doubler ses profits en l'espace de quatre ans !

Ils ont appelé les militants présents à préparer activement la journée de grève et de manifestation du 8 octobre. Un tract est d'ores et déjà disponible. Est aussi prévue une campagne d'affichage. Mais le succès de cette journée tiendra surtout au travail de terrain de nos camarades dans les entreprises qui doivent dès maintenant réunir leurs adhérents et s'adresser à l'ensemble des travailleurs pour les appeler à la mobilisation.

Dans cette perspective, la présence régulière des militants et responsables des sections syndicales d'entreprise à notre réunion du mardi soir est une nécessité pour la répartition des tâches et mesurer ce qui a été fait pour préparer cette journée.

À l'issue de cette CE, une conférence de presse a eu lieu en présence des journalistes du JIR et du Quotidien.

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