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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 29 septembre 2015

GRÈVE À L’USINE SUCRIÈRE DU GOL

Lundi, toutes les plate-formes de réception des cannes de l'île et l'usine sucrière du Gol étaient à l'arrêt du fait de la grève enclenchée par leurs salariés.

Ce mouvement, massivement suivi par l'ensemble du personnel ouvrier, maîtrise et cadre, est la réponse des salariés au mépris et à l'indifférence affichée par la direction de Tereos à l'égard de leurs revendications.

Manque de personnel, précarisation de l'emploi, non remplacement des départs à la retraite sont par exemple les sujets que les travailleurs et leurs organisations syndicales (CGTR et CFDT) exigent de pouvoir discuter.

Les travailleurs des usines sucrières veulent respect et considération de la part de leur employeur et ils le disent avec force et détermination. Ils veulent des réponses et ont reconduit la grève ce mardi.

TEREOS –PICARDIE

DÉBRAYAGE POUR LES SALAIRES

Trois cents salariés de l’entreprise Tereos ont manifesté devant leur usine, mercredi 23 septembre pour protester contre l’insuffisance des augmentations annuelles, que la direction justifie par la baisse du prix du sucre et par l’ouverture du marché en 2017 avec la fin des quotas.

En exprimant leur mécontentement, les travailleurs de Tereos ont montré qu’ils n’étaient pas dupes de ces arguments. Tereos est un groupe d’envergure mondiale qui continue à croître, sans que les sempiternelles contraintes du marché toujours mises en avant ne l’empêchent de réaliser de plantureux profits.

Centre d'Éducation Motrice de Sainte Suzanne (Association Saint François d'Assise) :

LE PERSONNEL EN COLÈRE

Le personnel du Centre d'Education Motrice (CEM) de Sainte-Suzanne s'est mis massivement en grève lundi 28 septembre pour manifester son opposition à la suppression de 11 postes d'aides médicaux psychologiques (AMP) et d'auxiliaires de puériculture (AP) annoncés par leur direction.

Un nouveau projet d'établissement avait été validé entre la direction de l'Asfa et le personnel du CEM, avec un redéploiement de 6 postes en juin dernier, mais cette fois-ci la direction change son fusil d'épaule et sans crier garde annonce que 11 postes seront supprimés. Dans une structure employant une soixantaine de salariés, cette décision est catastrophique.

Le travail des AMP et AP est un travail qui demande beaucoup de professionnalisme, d'implication personnelle... et des moyens humains en nombre suffisant. Cela va de soi.

La suppression de 11 postes de travail va déboucher sur le redéploiement de leurs occupants sur d'autres services que le CEM de Sainte Suzanne. Cela ne pourra que se traduire par une aggravation des conditions de travail du personnel, une dégradation des conditions de soins apportés aux enfants polyhandicapés et de l'accompagnement de leurs familles.

Ces derniers temps, les salariés de la structure en longue maladie n'étaient plus remplacés. La direction a aussi trouvé le moyen de faire des économies sur le dos du personnel en réduisant les capacités d'accueil de l'internat et donc son effectif. Les salariés concernés ont ainsi perdu 150 euros mensuellement, sous forme de prime attachée à ce travail.

La suppression du service « droit de répit » (pendant les week-end et les vacances scolaires) est un autre mauvais coup porté contre les parents des enfants handicapés. Elle ne peut que contribuer qu'à augmenter l'épuisement des parents.

Lundi les grévistes ont cherché à rencontrer la direction qui les a fuis. Celle-ci a cependant fait courir le bruit que l'ARS, le financeur des organismes médicaux sociaux tels que le CEM, n'avait pas versé sa contribution en temps et en heure. Après s'être renseignés, ils ont appris qu'il n'en était rien et que l'ARS était en règle jusqu'en 2017.... La direction a aussi laissé entendre que les « charges sociales », comprenez les salaires, étaient trop lourdes et qu'il fallait faire des économies !

C'est contre cette politique néfaste aux salariés, aux enfants et à leurs parents que se sont mobilisés les salariés du CEM. Ils ont reconduit leur grève ce mardi et doivent être reçu par l'ARS qui a aussi convoqué la direction de l'AFSA.

L'URE CGTR est entièrement solidaire de leur combat.

LA LOI DU PROFIT : BARRIÈRE À LA LUTTE CONTRE LE HANDICAP

Que ce soit l'ancien gouvernement de droite ou l'actuel gouvernement de gauche, tous deux ont déclaré, avant les élections, que la mise à disposition de moyens suffisants pour aider les personnes porteuses de handicap étaient une de leurs priorités.

On voit ce qu'il en est aujourd'hui ! Les moyens financiers et humains, ils les ont consacrés au grand patronat et aux banques. Pas étonnant qu'ils manquent pour répondre aux urgences humaines !

Faute de moyens financiers suffisants, les structures d'accueil pour les handicapés ferment des services, suppriment des postes, voire des emplois. Le respect de l'embauche d'un minimum de 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés n'est toujours pas respecté. Les aménagements destinés à l'accessibilité des trottoirs, des administrations et autres magasins ne sont toujours pas réalisés.

Dans cette société, seul le rendement financier compte. Les besoins humains sont ignorés. Eh bien pour la CGTR, il y a urgence à inverser les priorités et cela ne peut se faire que par la lutte.

LE NOMBRE DES CHÔMEURS CONTINUE D'AUGMENTER

Les milliards d'aide du gouvernement au patronat n'ont pas inversé la courbe du chômage. Le nombre des chômeurs a encore augmenté en septembre par rapport à août.

5 millions de travailleurs sont sans emploi au niveau national, 170 000 à la Réunion (+ 3,1 % en un an dans le département).

C'est un vrai constat d'échec dont la classe ouvrière est seule à pâtir.

L'argent de l'Etat devrait être consacré à la création d'emplois publics, pas à augmenter les profits des patrons et des actionnaires !

L’URE-CGTR À PIED D’ŒUVRE DANS LA PRÉPARATION DE LA GRÉVE DU 8 OCTOBRE

Depuis mardi dernier, nos camarades ont commencé les collages d’affiches, les distributions de tracts dans les différents villes et entreprises de l’Est. Il nous reste un peu plus d’une semaine pour continuer la mobilisation. Tous les coups de mains sont donc les bienvenus.

Notre objectif est d’entraîner le 8 le maximum de travailleurs dans la grève et dans la rue pour bien montrer au gouvernement et au patronat, avec nos camarades des autres DOM et de métropole, que les attaques contre la classe ouvrière doivent cesser.

Pas touche au Code du Travail, pas touche aux 35 heures, ni au SMIC !

Mais augmentation des salaires et des retraites, répartition du travail entre tous sans diminution de salaire (les 32 heures), arrêt des licenciements !

Tous dans la grève le 8 octobre !

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