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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 13 octobre 2015

LA LUTTE EST LA VÉRITABLE ARME DES TRAVAILLEURS

Jeudi 8 octobre nous étions plus de 800 travailleurs, sans emploi, retraités, jeunes du secteur privé et du public à avoir foulé les rues de Saint Denis en suivant le mot d’ordre de grève et de manifestation de l’intersyndicale composée de la CGTR, de la FSU du SAIPER (enseignants) et UNEF (étudiants). Nous tous avons exprimé notre ras-le-bol du chômage, de la précarité dans les entreprises, des heures supplémentaires à outrance, des bas salaires, etc.

Patrons et gouvernement en ont pris pour leur garde et pour cause ! Ce sont eux les vrais responsables de la dégradation des conditions de travail et de vie des classes populaires : licenciements à tour de bras facilités par les lois et les accords scélérats successifs comme l’ANI, la loi Macron ; attaques contre les droits des travailleurs dans les entreprises et aux prud’hommes avec la loi Rebsamen et celle dite « sur le dialogue social » ; diminution des budgets des services publics utiles à la population comme à la Caf ou à la Sécurité sociale, dans l’Education nationale ; attaques contre les retraités et les jeunes dont l’avenir est de plus en plus incertain. Toutes ces mesures qui constituent une régression pour les travailleurs et leurs familles font d’ailleurs échos aux mesures anti-ouvrières prises sous la précédente mandature de Sarkozy.

Dans les rangs nos camarades brandissaient des pancartes et des slogans qui en disaient long sur leur colère et leurs revendications : « augmentation de salaires, des retraites ! » « Répartition du travail entre tous sans baisse de salaires ! » « L’argent public pour les services publics, pas pour le patronat ! ». La banderole de tête sur laquelle où on pouvait lire « un travail, un salaire, un logement et une santé pour tous » exprimait la nécessité pour les travailleurs de satisfaire leurs besoins vitaux mis à mal par la politique d’austérité menée par le gouvernement pour répondre aux exigences du patronat qui réclame plus de moyens légaux pour exploiter davantage les travailleurs pour étancher sa soif de profits.

Cette manif, plus importante que celle du 9 avril était loin d’être isolée car ce jour-là dans de nombreuses villes de France les travailleurs faisaient grève aussi et défilaient à l’appel de la CGT et d’autres syndicats. Elle a redonné un peu de baume au cœur à tous les militants et les travailleurs qui se sont activés pour que cette journée de mobilisation soit une réussite.

Mais cette journée de grève qui peut être un avertissement pour le patronat et le gouvernement doit en appeler d’autres pour que nos revendications ne restent pas lettres mortes et pour que nous puissions reprendre ce que le patronat nous vole au quotidien.

Les travailleurs ont eu raison de descendre dans la rue n’en déplaise à tous ceux, patrons, politiciens qui vomissent leur bile sur eux, notamment quand ils se mettent en lutte comme à Air France.

Oui, c’est la lutte des travailleurs organisés qui est la hantise du patronat et des partis politiques à leur service. Eux qui prétendent que la lutte des classes est terminée la mène en permanence et voudraient que les travailleurs se taisent et se laissent exploiter docilement sans réagir.

Ce genre de manifestation, les luttes des travailleurs d’Air France montrent heureusement que les travailleurs ne se laissent pas forcément embobiner par tous les mensonges et les jérémiades des patrons, ne se laissent pas intimider par les remontrances et les menaces des capitalistes et de leur valetaille et ne tombent pas toujours dans le piège de la division tendu par leurs ennemis de classe.

Car c’est la prise de conscience que tous les travailleurs appartiennent à une même classe sociale avec des intérêts distincts et opposés à la classe capitaliste qui est notre gage pour l’avenir.

HAUT MÉPRIS

Jeudi, jour de la grève, nos camarades du BTP ont fait irruption dans la salle où se tenait une séance du haut conseil de la commande public (HCCP) ce machin qui réunit représentant patronaux et représentants de l’État pour tâter de temps à autre le pouls des marchés publics et voir ce que l’État est en mesure de dégager comme fonds pour la construction notamment. Les patrons aimant à vérifier l’adage qui dit « qu’on est toujours mieux servi que par soi-même » viennent à la source… des futurs profits !

Qu’ont-ils donc à cacher ? C’est ce qu’a voulu savoir la délégation de la CGTR-BTP qui a dénoncé le fait que les travailleurs n’ont pas de regard et encore moins de contrôle sur les agissements en catimini des patrons.

Las ! L’intervention de nos camarades n’a pas eu l’heur de plaire à la présidente de ce conseil qui a déclaré en parlant du secrétaire général de la CGTR-BTP, qu’il « est venu faire son cinéma » (Le Quotidien du 9 octobre 2015).

On ne pourrait être plus méprisante et arrogante à l’égard des travailleurs et de leurs représentants syndicaux.

Margie Sudre a voulu faire son intéressante devant les patrons et le préfet, confirmant ainsi de quel côté elle se situe.

LE CHANTIER DE LA NRL BLOQUÉ PAR LES OUVRIERS

Lundi les ouvriers de Vinci et GTOI (Bouygues) ont débrayé quelques heures pour protester contre les changements intempestifs de planning de travail. Les travailleurs sous les bannières de la CGTR et de la CFDT ont arrêté le chantier pour dénoncer l’obligation de travailler le samedi après midi pour compenser une heure en moins en semaine.

Selon le représentant du groupement d’entreprises, il s’agirait d’un « quiproquo » et le changement d’horaires ne concernerait qu’une dizaine de salariés travaillant sur le tronçon de la Grande Chaloupe.

Un rendez-vous est pris pour lundi prochain entre les syndicats des travailleurs et la direction du groupement pour évoquer à nouveau la question.

Les camarades profiteront pour mettre à l’ordre du jour d’autres revendications comme la mise en place de primes, la limitation des recours aux intérimaires, la prolongation des contrats de chantier arrivés presqu’à terme.

Ça au moins a le mérite d’être clair !

FOYER DE L’ENFANCE : LA CGTR DÉNONCE ET REVENDIQUE

La CGTR du Foyer de l’Enfance à Terre Rouge dans le sud a tenu une conférence de presse ce lundi pour dénoncer les mauvaises conditions des travail qui sont dues surtout à un manque de personnel.

Cette structure qui est sous tutelle du Conseil départemental et qui accueille en urgence des mineurs en danger est en sous effectif et emploie beaucoup trop de personnel précaire. Il y a un problème d’encadrement indiquent nos camarades, qui met en danger les salariés eux-mêmes. La CGTR précise que l’une des quatre structures de l’établissement avait fermé suite à des problèmes de sécurité et a rouvert en juillet 2014. Le nombre d’arrêt de travail a doublé entre 2013 et 2014.

Si cette situation persiste les employés n’excluent pas d’exercer leur « droit de retrait ». Pour pouvoir retrouver un peu de sérénité dans le travail ces derniers réclament l’embauche de deux surveillants de nuit.

La direction prétend que des titularisations sont prévues…mais qu’ils « est difficile de pérenniser les remplacements ».
La CGTR reste vigilante.

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