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Publié par la cgtr

Bulletin URE CGTR du 20 octobre 2015

RETRAITES : PILE LES TRAVAILLEURS PERDENT ET FACE LE PATRONAT GAGNE

Sous la dictée du Medef des dirigeants des syndicats CFDT, CFTC et CFE-CGC ont signé un accord sur les retraites qui va obliger les salariés à travailler un an supplémentaire pour toucher une retraite à taux plein, 63 ans au lieu de 62.
C’est au nom de la sauvegarde du système de retraite et pour soi-disant réduire le déficit des caisses de retraites complémentaires Agirc et Arrco que le patronat va imposer aux travailleurs de nouveaux sacrifices.
En effet, à partir de 2019, il sera instauré un système de bonus/malus pour les retraites complémentaires : un salarié du privé qui partirait en retraite avant 63 ans se verra infliger une décote de 10% la première année et de 10% la seconde jusqu’à 2021. Mais pour faire avaler l’amère pilule les signataires ont introduit une mesure « incitative » : un salarié qui poursuivrait une activité professionnelle au delà de 63 ans aura une bonification de 15% de sa retraite complémentaire s'il reste deux ans supplémentaires et 25% pour trois ans.
Le hic c’est que la décision de rester ou non dans l’entreprise n’appartient pas aux salariés qui bien souvent sont virés avant 63 ans ou, même à cet âge, n’ont pas suffisamment cotiser pour avoir un retraite pleine !
Le gouvernement se réjoui bien sûr de cet accord avec lequel le patronat s’en tire à bon compte car ce dernier ne contribuera qu’à hauteur de 5% (300 millions) du besoin de financement contre 95% pour les salariés (5,7 milliards).
Mais même avec ce coup de force du patronat, les régimes ARRCO et Agirc ne seraient pas équilibrés pour autant. D’ores et déjà le Medef propose de mutualiser les réserves de ces deux régimes.
De nouvelles attaques sont donc en perspective de la part du patronat qui saura à coup sûr trouver un appui du côté du gouvernement et de certains syndicats de salariés qui refusent de faire payer le patronat qui engrangent pourtant des milliards sur le dos des travailleurs.
C'est tous ensemble, salariés du privé et du public, qu'il faut riposter aux attaques du Medef et des syndicats qui le soutiennent.

CONFÉRENCE SOCIALE : LA CGT DIT NON !

Lundi 19 octobre François Hollande a lancé sa 4ème conférence sociale qui réunit patronat, organisations syndicales des salariés et représentants du gouvernement.
La CGT, à juste titre, a refusé d’y participer en dénonçant la politique du gouvernement qui facilite les plans sociaux du patronat avec les lois Macron, l’ANI et qui traite les salariés de voyous (Air France).
En réponse à la décision de la CGT le président de la République a fustigé la CGT qui ne veut pas « s’engager à signer le moindre accord ».
François Hollande préfère les « acteurs prêts au compromis » aux « rapports de force », à « la confrontation », aux « conflits ».
Car ce que désire le chef de l’Etat c’est un climat « apaisé », c’est-à-dire que les travailleurs et leurs syndicats attendent sagement les bras croisés que les « partenaires sociaux » concoctent des lois et des réformes pour amoindrir encore plus les droits des travailleurs, des retraités, des chômeurs des jeunes ; pour permettre aux patrons de licencier plus facilement ou d’user jusqu’à épuisement les travailleurs qu’ils décident de garder au boulot.
Les travailleurs n’ont rien à attendre de bon de ces réunions autour de tapis verts entre partenaires dits « responsables ».

GARAGE POÏNAMA : LA DIRECTION S’EST PRISE UNE VESTE

Une semaine après de la grève du 8 octobre à laquelle avait participé majoritairement les ouvriers du Garage Poïnama à Saint André, les gérants de l’entreprise ont stoppé net la fourniture des équipements de travail (vêtements, chaussures etc) alors que les bons de commande avaient déjà été signés et les salariés avertis qu’ils allaient recevoir leur matériel sous peu.
Apprenant la décision de la direction qui a fait fi de surcroit des injonctions de l’Inspection du travail, les salariés ont décidé de se rendre au garage en savates « deux doigts » et en baskets et de ne pas travailler en signe de protestation.
Les patrons venus s’enquérir de la situation, non sans avoir fait comprendre qu’ils n’avaient pas apprécié que les ouvriers fassent grève tout en menaçant de remettre en cause certaines primes, se sont heurtés à un mur de refus catégorique de reprendre le travail de la part des ouvriers . Ces derniers ont non seulement demandé des explications sur le champ, mais ont affirmé qu’ils étaient prêts à remettre les savates si les patrons touchaient à leurs primes.
Le travail a pu reprendre seulement après que la direction se soit engagée à remettre les équipements de travail et après que l’ancienne gérante de l’entreprise qui n’a pourtant plus le droit de gérer l’entreprise et qui est à l’origine de ce mécontentement des salariés ait accepté de prononcer…quelques mots de politesse !
Fatigués de se faire marcher sur les pieds par la direction, les travailleurs du Garage Poïnama ont fait la démonstration qu’il pouvait être unis autour de la CGTR.

CTICS : UN OUVRIER VICTIME D’AGRESSIONS RÉPÉTÉES

Jeudi 15 un ouvrier saisonnier travaillant sur la plateforme de réception de cannes de Beaufonds a interrompu son travail pour aller alerter un des délégués de la CGTR des agressions verbales et des humiliations dont il est victime de la part d’un planteur depuis son embauche.
Excédé de se faire traiter de « sale malgache » « complice des usiniers », il a demandé l’intervention du CHSCT dans le but de faire cesser ces attaques contre lui.
Notre camarade de la CGTR a aussitôt interpelé les membres du CHSCT. Une réunion s’en est suivie le lendemain avec la direction de l’usine à Bois Rouge.
Il n’est pas admissible qu’un travailleur puisse se faire agresser, qui plus est sans motifs apparents, sur son lieu de travail.
Les planteurs qui auraient des raisons d’être mécontents des conditions de réception, du pesage ou d’analyse de leurs chargements n’ont pas à se défouler sur les ouvriers qui travaillent déjà sous pression de leur direction et pour un salaire de misère. Ils devraient plutôt se tourner vers les usiniers qui prennent les décisions, contrairement aux ouvriers qui ne font qu’exécuter les directives de leur employeur.
Ce dernier qui n’est pas capable d’assurer la sécurité et la santé de ses salariés porte aussi sa part de responsabilité.
Espérons que la réaction de retrait de cet ouvrier et l’intervention de notre délégué permettront dorénavant aux salariés de travailler dans des conditions plus sereines.

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