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Publié par la cgtr

UNE DÉCISION QUI DOIT ÊTRE ABROGÉE

Lundi 23 novembre, rue Leconte de Lisle à Sainte Clotilde, un bus de Citalis transportant plusieurs voyageurs debout a du piler soudainement pour éviter un obstacle sur son chemin. 7 d’entre eux ont été blessés à cette occasion.
Cet accident donne raison à nos camarades CGTR des transports en commun qui la semaine passée ont manifesté au Port contre la décision irresponsable du Conseil général d’autoriser les compagnies de bus de transporter plusieurs dizaines de voyageurs debout sur les trajets inter-cités.
L’accident de Sainte Clotilde a fait 7 blessés dans une zone où la vitesse est limitée à 50 km/heure. Qu’en sera-t-il demain si un bus lancé à 90 km/heure doit freiner brusquement sur la quatre voies ?
Le Conseil général doit revenir sur sa décision pour respecter la sécurité des voyageurs et des conducteurs de bus. Si le nombre de bus est insuffisant pour transporter les voyageurs à certaines heures, alors il faut en mettre plus à disposition de la population et embaucher en conséquence !

L’ARGENT PUBLIC POUR LES SERVICES PUBLICS !

À Sainte Suzanne, une nouvelle crèche doit ouvrir ses portes en 2016 dans le quartier « Entrée de ville » situé en face de la médiathèque. Il est porté dit la presse par une structure privée la société Crèche and Go (qui a ouvert son capital au groupe Babilou, leader des crèches privées en France).
Le coût de cette construction est évalué à 1,2 millions d’euros… mais sera financé à 80 % par la Caisse d’Allocations Familiales. 960 000 euros seront ainsi pris sur les deniers publics pour financer une structure privée !
Voilà un nouvel exemple du détournement permanent des fonds publics pour faciliter les affaires d’opérateurs privés. L’argent de la CAF devrait ne devrait être employé qu’à développer des structures publiques. Si des structures privées veulent développer leurs activités, qu’elles le fassent sur leurs propres fonds !


SERVICE CIVIQUE OU L’APPRENTISSAGE DE L’EXPLOITATION

Lundi 23 novembre, le conseil municipal de Saint Denis a décidé d’accueillir chaque année150 jeunes âgés de 16 à 25 ans du Service civique pour travailler à des actions péri-éducatives et extra-scolaires dans écoles primaires du chef lieu (Le Quotidien du 24 novembre 2015) pendant une période de 8 mois. Pourquoi pas, quoiqu’on puisse se demander ce qu’ils deviendront à l’issue de cette période. Retour au chômage ?
Là où ça ne va plus, c’est ce qui concerne la rémunération de ces jeunes travailleurs qui ne recevront pour 24 heures de travail par semaine que 467 euros de l’Etat et 106 euros de la ville de Saint Denis, soit en tout 573 euros.
Payés au SMIC, ces jeunes travailleurs auraient du percevoir 1000 euros, mais c’est le dispositif du Service civique, créé par Martin Hirsch en 2010 sous Sarkozy, et complaisamment reconduit par le gouvernement de gauche actuel, qui permet aux collectivités de disposer aujourd’hui d’une main d’œuvre sous payée. Ce type de contrat est une arnaque, tout à fait dans la lignée de la politique menée par ce gouvernement qui vise à casser les droits des travailleurs et les minima sociaux.

NON À CES GUERRES MENÉES PAR LES PUISSANTS CONTRE LES PEUPLES !

Les « Opex », opérations extérieures menées par l’armée française en Afrique et au Moyen Orient, sous prétexte de « lutter contre le terrorisme », ont déjà coûté 1,12 milliards d’euros au budget de l’Etat. Ce chiffre risque bien d’exploser après la décision de François Hollande d’accentuer les frappes aériennes contre les bases de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.
Toutes ces opérations militaires rapportent gros aux marchands d’armes français tels que Dassault, Thalès et compagnie, mais coûtent chers aux peuples innocents qui subissent bombardements des pays « démocratiques » et terreur exercée par les organisations terroristes, cher aussi aux travailleurs de France à qui le gouvernement présentera la note à payer.

ÉTAT D’URGENCE CONTRE QUI ?

Au nom de l'état d'urgence, des manifestations sont interdites, même quand elles n'ont pas de rapport avec les attentats. Ainsi, une manifestation parisienne en solidarité avec les migrants, ou bien des rassemblements contre les licenciements à Air France ou encore les manifestations contestant le grand show autour du sommet sur l'écologie, la COP 21.
Ces interdictions ne visent pas à lutter contre le terrorisme, mais à faire taire ceux qui contestent la politique du gouvernement. En revanche, le gouvernement n'a pas interdit une marche à Toulouse, en soutien à l'attitude sécuritaire de Valls et Hollande.
Ainsi, le gouvernement utilise l'état d'urgence pour faire taire ceux qui le contestent.

DIMANCHE, C’EST REPOS !

Les salariés du grand magasin BHV, au centre de Paris, ont voté contre le travail du dimanche, que voulait imposer la direction en s'appuyant sur la loi Macron.
Les salariés veulent avoir le droit de souffler le dimanche et leur vote risque d'empêcher tout accord dans les autres grands magasins de la capitale.
On travaille pour les profits patronaux en semaine. Gardons-nous au moins le dimanche !


PAS TOUCHE AUX RETRAITES CHAPEAU !

Le gouvernement avait envisagé une taxe additionnelle sur les retraites chapeau, dont bénéficient les PDG de grandes entreprises.
La taxe ne concernait pourtant que les retraites dépassant 304 320 euros par an. Mais le Conseil constitutionnel y a mis le holà, au prétexte que la progression du taux d'imposition était excessive.
Pour ceux qui se demanderaient à quoi sert le Conseil constitutionnel, la réponse est claire : protéger les très riches.

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