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Publié par la cgtr

Bulletin URE CGTR du 15 décembre 2015

CES MINISTRES QUI NOUS PRÊCHENT LA PATIENCE

« Dans le contexte actuel, nous considérons qu'un coup de pouce au SMIC n'est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d'achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l'emploi », a déclaré Myriam El Khomri, ministre du Travail aux représentants syndicaux lors d'une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) sur le Smic.

En voilà une qui, comme ses pairs du gouvernement, ne manque pas d'air quand il s'agit de justifier l'injustifiable.

Faut dire qu'avec 7900 euros brut par mois, elle doit considérer qu'elle ne coûte rien à la société...

ET LES GAGNANTS SONT...

À peine réélu à la tête de la Région et avant même sa ré-intronisation, Didier Robert a réaffirmé dans les médias ses priorités qui sont...les entreprises.

En effet, le nouveau ancien président de la Région a déclaré que sa nouvelle mandature mettra l'accent sur l'accompagnement des entreprises en l'occurrence, le BTP, l'agro-alimentaire, le tourisme, l'agriculture.

Selon lui, les patrons de ces secteurs souffriraient de « charges sociales et fiscales trop lourdes » qui les freineraient dans la création d' emplois.

Didier Robert nous sort la même rengaine que précédemment pour justifier tous les nouveaux cadeaux que la Région va offrir aux patrons durant les cinq ans à venir. En cela il est totalement en phase avec les présidents des Chambres de métiers et du commerce élus sur sa liste qui comptent rendre « éligibles » les patrons qui ne le sont pas encore aux aides régionales et européennes.

C'est on ne peut plus clair!.

ÉTAT D'URGENCE CONTRE LES MILITANTS ET LES TRAVAILLEURS

Depuis l’instauration de l’état d’urgence, le 14 novembre, 2 575 « perquisitions administratives » ont été menées selon les premier ministre Valls.

Ces perquisitions ont donné lieu à « 311 interpellations, 273 gardes à vue, 453 procédures judiciaires (...) »

Maunel Valls a reconnu, parmi les perquisitions, « sans doute deux ou trois cas (…) pas admissibles ».

Un euphémisme pour ne pas admettre les brutalités des policiers qui ne se gênent pas pour pénétrer dans des appartements en pleine nuit, à coups de bélier, encagoulés et fusil d’assaut en main, à menotter les parents devant leurs enfants après avoir renversé les étagères et lacéré des clic-clac ou des matelas, etc.

À ces milliers de perquisitions s'ajoutent les nombreuses assignations à résidence (354 cas) dont ont été victimes des militants, écologistes par exemple, ou des travailleurs comme cet ex employé de Véolia de Marseille qui devait pointer quatre fois par jour à 15 km de son domicile avant que la justice ait reconnu que son assignation était une « erreur ».

Combien d'autres travailleurs pourraient perdre leur emploi de la sorte sous de prétextes fallacieux avec les préjudices financiers et moraux qui s'en suivent ?

C'est le cadet des soucis du gouvernement pour qui « l'état d'urgence, c'est l'État de droit ». Mais les droits des travailleurs, le gouvernement s'assied dessus.

La CGTR dénonce cet « 'état d'urgence » et l'arsenal de mesures qui y ont trait qui sont un moyen pour le gouvernement d'essayer de faire taire toute contestation contre la politique de Hollande, voire du patronat.

AGRICULTURE : UNE FUTURE LOI POUR LES CAPITALISTES

Mercredi 9 décembre le Sénat a adopté à une large majorité une proposition de loi parlementaire « en faveur de la compétitivité de l'agriculture et de la filière agroalimentaire ».

Ce texte rapporté par un ancien président de la Chambre d'Agriculture des Vosges vise, entre autre, à « améliorer la transparence et mieux partager la valeur ajoutée » tout au long de la chaîne alimentaire.

Si les gros producteurs peuvent trouver le moyen de s'entendre pour se répartir entre eux les profits issus de l'agriculture, il est peu probable que les consommateurs bénéficient en bout de chaîne de baisses des coûts des marchandises, d'autant que ce même texte prévoit un « relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la contribution sociale généralisée » pour compenser les pertes de recettes pour l'État dues aux allègements de « charges » et l'exonération totale de la taxe foncière non bâtie (TFNB) demandées par les instigateurs de cette loi.

C'est au nom de la « compétitivité » et du « contexte économique difficile » pour la filière que les directions des Chambres d'Agriculture de France veulent notamment remettre en cause les 35 heures dans ces organismes publics en faisant travailler les salariés plus et en les payant moins, gèlent les salaires depuis des années, etc.

Ce projet de loi va être envoyée à l'Assemblée nationale pour y être votée.

La CGTR y est opposée.

LA COUP KANN LA FINI...

La campagne sucrière se termine ce jour dans le nord-est et se terminera le 18 dans le sud et l'ouest.

Aux dires des usiniers et de certains planteurs celle-ci est meilleure que l'an dernier, surtout en tonnage de cannes. Même si la richesse en sucre est paraît-il moins bonne, Tereos qui exploite les deux usines sucrières de l'île assure que la quantité de sucre « au champ » est sensiblement la même.

Pas de souci donc du côté des usiniers et des gros planteurs qui s'apprêtent à engranger des juteux profits, ce qui n'est pas le cas des petits planteurs, des ouvriers d'usine et surtout des ouvriers agricoles, qui bonne campagne ou pas, doivent se débattre avec des revenus qui leur permettent tout juste de boucler leurs fins de mois.

Pendant toute la durée de la campagne que n'a-t-on pas entendu sur le soi-disant manque de coupeurs ? Les cannes ont bien été coupées, en plus grand tonnage, et jusqu'à preuve du contraire ce sont bien des ouvriers agricoles qui ont abattu près de 70 % des cannes à la main !

Presque la totalité d'entre eux tout comme les ouvriers d'usine et du CTICS saisonniers, vont se retrouver avec leur seul RSA et les allocations chômage pour tenir jusqu'à la prochaine campagne.

De campagne en campagne, la situation des travailleurs ne s'améliore pas, voire empire. La CGTR revendique un travail pérenne et des salaires décents pour les ouvriers.

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