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Publié par la cgtr

Bulletin URE CGTR du 12 janvier 2016

LE GOUVERNEMENT PRÉPARE UN NOUVEAU PLAN D'AIDES AU PATRONAT

Après trois ans au gouvernement, le Parti socialiste ne peut établir qu'un constat d'échec de sa politique d'aides massives au patronat. Les 40 milliards d'euros du Pacte de Responsabilité, le CICE, les exonérations d'impôts et de cotisation à la caisse de Sécurité sociale n'y ont rien fait. Les patrons ont encaissé tout cet argent venant des caisses de l'Etat, mais n'ont créé avec aucun emploi. Au contraire, ils en ont démoli des centaines de milliers, au rythme effrayant de 1000 par jour. Le nombre total des chômeurs toutes catégorie confondues est estimé aujourd'hui entre 5 et 6 millions au niveau national.

Des régions entières sont sinistrées. Les travailleurs privés d'emplois restent de plus en plus longtemps eu chômage. En fait les patrons font uniquement comme ils l'entendent et ne rendent de comptes à personne. Il faut dire que le gouvernement ne leur en demande aucun. Ce qui compte pour eux, c'est de réaliser le maximum de bénéfices dans le minimum de temps avec le minimum de travailleurs possible, le moins d'investissements possibles aussi.

Malgré le résultat catastrophique de leur politique sur le plan social, Hollande, Valls et Macron montrent en ce début d'année qu'ils n'ont absolument pas l'intention de changer leur fusil d'épaule. Ils annoncent un nouveau “plan pour l'emploi” consistant à mettre 500 000 formations supplémentaires pour les chômeurs sans qu'aucun emploi leur soit garanti à la clé et ont décidé d'ouvrir de nouvelles négociations avec le patronat qui, non content des cadeaux précédents, voudrait instaurer un CDI prévoyant dès le départ des motifs de rupture liés à la situation de l'entreprise ou aux missions fixées aux salariés (insuffisance de résultats). Ils veulent disent-ils un “contrat agile”. Comprenez par là qu'ils voudraient pouvoir se séparer rapidement et sans autre forme de procès de tout salarié dont ils ne veulent plus et en versant le minimum d'indemnités, car ils prétendent en plus limiter celles-ci en les plafonnant. Leur but avoué est d'en finir avec les indemnités supérieures auxquelles pouvaient prétendre les salariés licenciés abusivement ou en cas de forte ancienneté.

Ils voudraient aussi être exonérés de toute cotisations sociales pendant deux ans pour les nouveaux embauchés.

Faisant mine, comme lors de la négociation sur le Pacte de Responsabilité, d'instaurer le “dialogue social entre les partenaires sociaux”, le gouvernement s'apprête à nouveau à donner la primeur au patronat et aux syndicats d'accompagnement tels la CFDT.

Le secrétaire général de cette organisation s' insurge contre la volonté du patronat de remettre en cause le CDI et deux ans après avoir signé avec le Médef et le gouvernement le Pacte de Responsabilité qui accordait 40 milliards d'aides au patronat fait semblant de s'indigner en questionnant : “Les 40 milliards d'euros d'aides aux entreprises pour l'investissement, pour l'emploi des jeunes, pour l'alternance, pour la formation des salariés, qu'en ont-ils fait ?”. Lamentable larmoiement de la part d'un de ceux qui ont cautionné ce colossal détournement d'agent public !

Il n'y a rien à attendre de tous ces complices du patronat qui lui permettent depuis des années de s'enrichir comme jamais sur le dos de la société, sur le dos des travailleurs qui voient leur part et leurs droits se réduire comme peau de chagrin.

Pour les salaires et pour l'emploi, il y a tout ce qu'il faut. Il suffit d'aller le chercher dans les caisses du patronat. Mais pour cela, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs luttes. En ce début d'année, c'est de cette perspective que nous devons discuter entre militants de la CGTR et au-delà avec tous les travailleurs que nous rencontrons et que nous influençons !

RTS : LA MALTRAITANCE AU QUOTIDIEN

Nos camarades de la CGTR Région Sud ont dénoncé par tract le déplacement abusif d'une salariée de l'entreprise de nettoyage Réunion Tous Services de Saint Joseph à Saint Pierre. Cette travailleuse employée au nettoyage des bureaux de la Poste avait fait remonter à sa direction des problèmes d'insécurité dans le travail. La réponse de Clair , le patron, ne s'est pas faite attendre : la répression.

Il faut dire que ce patron qui travaille en sous-traitance avec certaines des plus grosses entreprises de l'île (qui ont fait sa fortune) n'en est pas à son coup d'essai. On peut même dire que ses attaques contre les travailleurs et leur exploitation éhontée est sa marque de fabrique.

Ainsi il y a plusieurs années, il avait imposé à une autre salariée travaillant au nettoyage de l'agence EDF du Moufia une diminution de ses horaires de travail de moitié (2 heures 30 au lieu de 5) pour des locaux faisant le double de surface à son début de contrat. Il prétendait vouloir la licencier pour faute grave parce qu'elle n'acceptait pas de voir ses conditions de travail se dégrader encore plus (gants de travail troués et pas remplacés, produits d'entretien non renouvelés, etc), mais dut y renoncer. Il s'était en plus permis de plus de venir menacer physiquement le délégué CGTR du CHSCT EDF qui dénonçait ses agissements sur son lieu de travail.

On peut constater aujourd'hui que cet individu n'a pas changé de comportement... mais qu'il trouve, heureusement, toujours face à lui des travailleurs pour ne pas se laisser faire et la CGTR !

CENTRE HOSPITALIER DE MAYOTTE : DES ÉCONOMIES CRIMINELLES

Depuis plusieurs mois des incidents, mais aussi des drames ont eu lieu au centre hospitalier de Mayotte.

Ce début janvier un nourrisson n’ayant a priori pas de problème de santé est mort quelques jours après sa naissance ; plusieurs décès inexpliqués sont survenus également quelques temps auparavant.

Des patients ou leur famille dénoncent l’insalubrité du CHM qui doit en plus faire face à une saturation de l’accueil des patients. De l’aveu même de la Cour régionale des comptes il y aurait au CHM « une altération de la qualité des soins » qui serait due à un problème de gestion de l’hôpital et à un manque criant de moyens.

Déjà le plus mal loti des départements français en établissements de soins et de santé, Mayotte et ses habitants font les frais de la politique de restriction budgétaire de l’État qui préfère consacrer des milliards à l’armement et aux engins de guerre au lieu d’équiper comme il se doit les hôpitaux et d’en construire de nouveaux.

La santé et la vie des gens, en l’occurrence des plus pauvres, ne sont pas la priorité du gouvernement qui se préoccupe bien par contre de la bonne santé financière des capitalistes.

PREMIÈRE RÉUNION 2016 DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE DE L'UNION RÉGIONALE EST

Samedi 16 janvier à partir de 8 heures 30, les membres de la commission exécutive de notre Union tiendrons leur première réunion de cette année.

Au programme : le bilan militant de l'année 2015 (actions – adhésions – état financier de l'union – prud'hommes – permanences, etc.), l'analyse de la situation politique et sociale et l'organisation de notre travail en 2016.

La présence des camarades concernés est indispensable au bon fonctionnement de notre syndicat. Un compte-rendu de cette assemblée et des décisions qui y ont été prises sera faite ultérieurement à tous les militants.

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