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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 16 février 2016

ENCORE UNE VICTIME DE L'EXPLOITATION

Deux ouvriers travaillant sur un chantier d' évacuation des eaux usées se sont retrouvés piégés lundi 15 février sous un éboulis chemin la Grotte à la Bretagne alors qu'ils travaillaient au fond d'une tranchée. Celle-ci profonde de 4 mètres n'était pas étayée. Or toute tranchée d'une profondeur supérieure à 1mètre trente doit l'être.

L'un des deux travailleurs accidentés est mort étouffé sous l'amoncellement de terre, son camarade qui travaillait à ses côtés a pu être extrait grâce aux secours venus sur place.

Le patron de l'entreprise qui connaissait ces règles de sécurité les a sciemment ignorées quitte à mettre la vie de ses salariés en danger. Il porte donc l'entière responsabilité de la mort de ce travailleur de 36 ans.

Une fois de plus, ce sont les économies criminelles des patrons, la course au profit qui a mené à ce drame humain. Une fois de plus, à cause de cette logique infernale, un travailleur a perdu sa vie en essayant de la gagner.

EDF : LA CGT APPELLE À LA GRÈVE LE 17 FÉVRIER

EDF, entreprise publique de production d'électricité, voit sa stabilité et son fonctionnement menacés depuis une vingtaine d'années par la réintroduction de la concurrence dans le secteur de l'énergie.

À la demande des lobbies privés qui lorgnent sur ce secteur juteux, les gouvernements de droite et de gauche ont petit à petit remplacé la planification de la production d'électricité par l'anarchie. EDF et GDF qui formaient une seule entreprise ont été séparés. GDF est passé sous la coupe du groupe capitaliste Suez ce qui s'est traduit par la suppression de milliers d'emplois et l'explosion des tarifs du gaz pour les consommateurs.

Puis les attaques se sont concentrées sur EDF que gouvernements et sa propre direction ont poussé à participer à des opérations risquées d'achats et de ventes d'entreprises concurrentes, avec à la clé des pertes s'élevant à des milliards d'euros. EDF a aussi été obligée de vendre une partie de sa production à perte à des groupes capitalistes concurrents pour permettre à ceux-ci de réaliser des profits, parfois sans produire un seul kilowatt !

L'obligation récente qui lui a été faite dernièrement par le gouvernement de racheter Areva (entreprise spécialisée dans la production de combustible nucléaire), victime d'opérations financières frauduleuses (dette évaluée à 18 milliards), menace l'équilibre financier d'EDF ces prochaines années.

Afin de compenser ces charges supplémentaires indues, son PDG, Lévy, vient d'annoncer la suppression de plusieurs milliers d'emplois à EDF dans les trois années à venir. Mesure qui s'ajoute à celles déjà prises contre les salariés et pensionnés de l'entreprise dont les salaires et pensions sont quasiment bloqués depuis des années.

La direction d'EDF a aussi décidé de faire des économies dans le domaine de la sécurité nucléaire (opération « Grand Carénage » étalée de 2014 à 2025) en décidant de prolonger la vie de ses centrales de 40 à 60 ans... Mais pour mener à bien l'entretien de ces centrales, EDF aurait besoin d'embaucher d'ici 2020, en France et dans ses filiales étrangères... 110 000 salariés, dont 70 000 Bac + 3 à l'heure où elle annonce la suppression de milliers d'emplois. Cherchez l'erreur !

Les usagers seront aussi touchés, car EDF a prévu de fermer de nouveaux points d'accueil ou d'en réduire les plages horaires, et ses tarifs continueront à augmenter bien au-dessus du rythme moyen de l'inflation (encore + 2% en janvier 2016) alors que le service rendu à la population se dégrade de jour en jour.

C'est pour s'opposer à cette politique néfaste que la CGT Energie appelle tous les agents EDF à cesser le travail le mercredi 17 février. Elle exige la revalorisation des salaires et des pensions et le maintien des effectifs.

La production et la distribution d'électricité, comme celle de l'eau, doit être gérée dans le cadre de services publics. Les intérêts privés, qui ne visent qu'à faire du profit, n' y ont pas leur place.

BIG MAC... MAIS SURTOUT SUPER PROFITS !

Au moment où les employés de Mac Donald aux Etats-Unis (500 000 salariés !) mènent une grève pour obtenir que leur salaire horaire soit porté à 15 dollars (11,30 euros) au lieu des 7,5 dollars actuels, une étude vient d'être publiée montrant que si les grévistes obtenaient satisfaction, le prix du Big Mac augmenterait seulement de 68 cents, soit 0,50 euros.

Cette étude révèle aussi que la part des salaires directs et indirects dans les revenus de cette chaîne capitaliste est seulement de 17 %. Tout le reste passe dans l'entretien des locaux et du matériel, au demeurant fort peu, mais surtout sur le compte des actionnaires et des patrons de la chaîne que le travail de leurs salariés sous-payés gave de profits.

Les grévistes s'attaquent peut-être à un colosse... mais il est pété de thunes ! Il a donc les moyens de payer.

DES COMPAGNIES DE HAUT VOL

Fin janvier, trois des compagnies aériennes desservant régulièrement la Réunion (Air France, Air Austral et Corsair) ont annoncé simultanément l'augmentation de leur tarifs de plusieurs dizaines d'euros pour les seules classes économiques !

Il s'agit là évidemment d'une décision concertée et d'autant plus scandaleuse que le prix du baril de pétrole brut a baissé de moitié ces derniers mois. Scandaleuse aussi parce que les collectivités régionales (département et région) et la CCIR sont les principaux actionnaires d'Air Austral.

Tandis que le gouvernement se gargarise de lutte contre la vie chère, d' « égalité réelle » et prétend défendre le droit des plus démunis à pouvoir voyager, il agit en complicité avec les compagnies aériennes pour taxer encore plus la population.

GHER : LE DIRECTEUR S’EN VA, LES PROBLÈMES DEMEURENT

Quelques semaines avant son départ du GHER (et du CHU), pour devenir délégué général de la Fédération hospitalière de France, le directeur, David Gruson, a fait son bilan. Selon lui, le GHER serait aujourd’hui en bonne santé : renégociation des prêts toxiques, réduction du déficit par deux, augmentation de l’activité, résorption des heures supplémentaires, etc.

Pourtant, d’après le syndicat CGTR de l’hôpital, en ce début d’année de nombreux services sont toujours en souffrance. Les heures s'accumulent avec peu de chance que le personnel puisse les récupérer, beaucoup de salariés sont au bord du burnout, dont des contractuels travaillant sous pression cependant que l’effectif se réduit toujours plus.

Le directeur n’aurait-il pas oublié de prendre le pouls du personnel avant de crier victoire ?

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