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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 23 février 2016

NOTRE SÉCURITÉ AVANT LEURS PROFITS !

Même pas une semaine après l'accident mortel survenu à la Bretagne chez FEN TP, ce sont deux ouvriers travaillant à proximité d'un chantier de montage d'une grue de l'entreprise STEMH GLI à Cambaie Saint Paul qui étaient percutés et gravement blessés par la chute d'une lourde pièce métallique.

Cet accident n'est en rien dû à la « malchance ». Il est le résultat de la politique d'économie de personnel et de recherche forcenée du profit menée les dirigeants de cette entreprise.

Et ce qui est insupportable, c'est que ce sont les salariés qui en paient les conséquences dans leur chair et parfois de leur vie.

ACCIDENTS DE TRAVAIL À LA CHAMBRE D’AGRICULTURE : LA DIRECTION REFUSE DE PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES !

Fin janvier un salarié travaillant au service Elevage a été victime d’un accident de travail alors qu’il effectuait des opérations de pesée des bovins. Alors qu’il les rassemblait pour cette opération, il a reçu un coup de sabot d’un taureau en pleine poitrine. Le salarié a eu deux jours d’arrêt de travail. Mais la direction de la Chambre s’est bien gardée de signaler cet accident aux délégués du personnel. Ce jeune nouvellement embauché a-t-il bénéficié de toutes les mesures d’accompagnement et de formation indispensables pour exercer ce métier à risque ? Comment se fait-il en l’occurrence que les animaux n’étaient pas rassemblés dans un parc de contention ? Ce n’est pourtant pas la première fois que ce type d’accident se produit, mais la direction ne prend toujours pas les mesures de prévention nécessaire pour protéger les salariés (pas de Document Unique qui devrait justement recenser tous les postes à risques et préconiser les moyens d’y faire face).

Nos délégués comptent bien demander des comptes à la direction dès la prochaine commission paritaire.

LES RUSES DE SIOU POUR CASSER LES RÉCALCITRANTS

L'entreprise saint andréenne de BTP Siou compte plus d'une centaine de salariés et intervient toujours sur de nombreux chantiers dans toute l'île. Cependant ses dirigeants prétendent qu'ils n'ont plus assez de commandes pour donner du travail à tous leurs ouvriers et qu'ils sont obligés de se séparer d'un certain nombre d’entre eux... qu'ils poussent à signer des ruptures conventionnelles !

Et gare à ceux qui refusent ! Un mécanicien chargé de l'entretien du parc automobile de l'entreprise depuis sept ans, s'est vu ainsi interdire d'exercer son métier et retirer sa boite à outils du jour au lendemain. Il se retrouve cantonné à passer le balai depuis le 18 janvier dernier dans la cour de l'atelier soudure de l'entreprise dans le but de le faire craquer.

REMANIEMENT MINISTÉRIEL ET ATTAQUES REDOUBLÉES CONTRE LES TRAVAILLEURS

Le gouvernement continue son offensive contre les droits des travailleurs.

La nouvelle ministre du Travail Myriam El Khomri vient de rendre public son projet de loi sur la réforme du droit du travail préconisant un assouplissement des 35 heures, la possibilité pour les entreprises de faire travailler leurs salariés jusqu'à 60 heures par semaine (48 heures actuellement) sans autorisation de l'inspection du Travail), de porter la semaine de travail des apprentis de 35 à 40 heures, et pour permettre aux patrons de passer en force au cas où les syndicats s'opposeraient à ces projets, elle voudrait permettre à ces derniers de pouvoir recourir à des référendums auprès des salariés (préalablement mis sous pression par leur hiérarchie avec menaces de licenciement en guise d'argument massue comme à la Smart !).

Décidément ce gouvernement ne chôme pas quand il s'agit de s'en prendre aux travailleurs. Le patronat ne s'y est d'ailleurs pas trompé en le félicitant chaudement pour ces dernières initiatives.

L'ESCLAVAGE SALARIÉ AU JOUR LE JOUR

Si ce projet de loi inique devait passer, il ne ferait que couvrir les agissements aujourd'hui illégaux d'un certain nombre de patrons pour qui l'exploitation des travailleurs ne doit pas avoir de limites.

Pour illustrer ce propos, nous citerons ce salarié que nous avons rencontré récemment et qui, conducteur d'ambulances, a été embauché sur un contrat de 35 heures hebdomadaires, mais effectue en moyenne 68 heures par semaine, à raison souvent de 12 heures par jour, sans être payé d'aucune heure supplémentaire. Son travail ne lui rapporte que le SMIC, mais permet à son employeur d'empocher près de 170 000 euros annuellement.

Alors comment ne pas être révolté de voir le gouvernement se préparer à légaliser de telles pratiques contre lesquelles la CGTR se bat vent debout ?

BAISSE DES PRIX ? UN FOUTAN !

Après l'annonce de l'augmentation de leurs tarifs en classe « économique » par trois compagnies aériennes, la presse vient de rappeler qu'entre 2008 et 2015, le prix de l'eau à la Réunion a augmenté de 42 %, soit 6 % par an.

Quel salaire d'ouvrier ou d'employé, quelle pension de retraité, quelle indemnité chômage, a augmenté dans ces proportions pendant la même période ? Aucun !

Cela n'empêche pas l'INSEE de déclarer doctement que les prix ont baissé de 0,2 % en 2015 à la Réunion, offrant un prétexte supplémentaire au patronat pour ne pas augmenter nos salaires, nos retraites ou nos indemnités Assédic !

Il y a quelques dizaines d'années, la CGT établissait elle-même, avec l'aide de ses militants et de ses syndiqués, son propre indice des prix et c'est sur la base de celui-ci qu'elle bataillait pour la revalorisation des salaires. Il serait bon de revenir à cette méthode.

ARRÈTE ROUL A NOU !

Joël Mongin, patron transporteur et porte parole avec Caroupaye de la FNTR, qui s'était fait connaître pour avoir mené un combat pour soi-disant faire bénéficier toute la population d'une baisse du prix des carburants dont bénéficièrent seuls les transporteurs, vient de se faire rappeler à l'ordre par la Sécu et la caisse de retraite auxquelles il doit une somme de l'ordre de 300 000 euros, « l'équivalent de deux camions » a-t-il tenu à préciser...

Bien que disposant d'un« carnet de commandes bien plein avec le chantier de la nouvelle route du littoral », il ose encore demander qu'un plan de sauvegarde lui soit accordé sur 4 à 5 ans, donc d'un échelonnement de sa dette d'autant

Il réalise en ce moment de copieux bénéfices avec la NRL après avoir bénéficié des largesses de l'Etat et des commandes publiques, il doit donc régler ses dettes immédiatement.

LE 8 MARS, RÉUNION À L'UNION SUR LA JOURNÉE DE LA FEMME

À l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, notre union a décidé d'inviter une enseignante qui nous fera un exposé sur l'historique de cette journée.

La lutte pour le respect et le droit des femmes a toujours fait partie du combat de la CGT et de la CGTR. Ce sont d'ailleurs les militants syndicaux et politiques de la classe ouvrière qui ont été les premiers à combattre les discriminations et l'exploitation renforcée dont sont victimes les femmes, plus particulièrement les femmes travailleuses, dans la société capitaliste.

Cette intervention se fera le mardi 8 mars à 18 heures au siège de notre union.

Nous vous convions à y venir nombreu(x)ses.

Le topo sera suivi d'un débat avec les personnes présentes.

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