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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 9 février 2016

MAYOTTE, L'ÎLE AU PARFUM DE PROFITS

À Mayotte, la population se débat dans de grandes difficultés liées au chômage, à l'insuffisance de logements, d'hôpitaux, d'écoles, de prise en charge des enfants des rues et de transports collectifs.

Mais la situation du patronat est aux antipodes de celle des pauvres, car il réalise des affaires en or grâce aux commandes de l'État, des communes, du département et des financements européens dans le secteur du BTP et du commerce.

Profitant des transferts sociaux de l'État français dans ce nouveau département français, il siphonne dans ses grandes surfaces les poches des consommateurs en vendant ses marchandises à des prix exorbitants tandis qu'il paie les salariés au plus bas. Il réalise ainsi de substantielles marges bénéficiaires, d'en moyenne 43 %, soit le double de celles réalisées par le patronat en France métropolitaine !

À Mayotte la population est dans la galère, mais les patrons sont aux anges !

LAMENTABLES ATTAQUES CONTRE LES CHÔMEURS

Après que les ministres du Travail et de l'Économie aient envisagé de réintroduire la dégressivité des allocations chômage, ce sont des conseillers départements du Haut Rhin qui suggèrent à présent d'imposer aux allocataires du RSA de fournir 7 heures hebdomadaires de bénévolat pour continuer à bénéficier de cette aumône gouvernementale.

À défaut de s'en prendre aux patrons qui licencient, ces politiciens font la morale aux chômeurs, ils essaient de les présenter comme responsables de leur situation et les accusent à mots couverts de ne pas faire d'efforts pour retrouver du travail. Mais du travail, il n'y en a pas. Au contraire les grandes entreprises licencient ou suppriment aujourd'hui des milliers d'emplois.

Ce sont les dirigeants de ces entreprises qu'il faudrait mettre au pas et obliger à embaucher, il n'y aurait alors plus besoin d'autant d'allocations chômage, ni de RSA !

PATEL, L'AVOCAT PATRONAL

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie, Ibrahim Patel et le bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Saint-Pierre viennent de signer une convention pour « faciliter l'accompagnement juridique des entreprises ».

Le représentant patronal veut-il s'assurer que ses amis patrons profitent bien dans toutes leurs étendues des outils juridiques contenus dans l'Ani, les lois Macron ; Rebsamen et autres qui permettent de licencier les travailleurs plus facilement, de limiter leurs indemnités aux prud'hommes, etc ?

Ibrahim Patel plaide pour la cause patronale. Il est dans son rôle.

Et nous salariés ? Nous aussi nous devrions mieux nous organiser pour nous faire entendre et résister aux attaques du patronat et du gouvernement à son service.

BOUCLIER PERCÉ

Hier a débuté les négociations sur le nouveau « bouclier qualité-prix » en préfecture. Ce sera la quatrième version depuis son existence.

D'ores et déjà les capitalistes de l'industrie et des grandes surfaces annoncent que les négociations « seront difficiles » et que ce ne sera « pas possible d'aller plus loin ».

C'est à croire qu'on leur demande de se saigner alors que le fameux « bouclier qualité-prix » ne concerne pas plus de 107 produits (sur des milliers dans les rayons de grandes surfaces) pour une « baisse » qui n'excède pas 292 euros que ces patrons de la grande distribution ne se gênent pas pour rattraper par ailleurs.

Ces patrons qui brassent des millions de profits en bénéficiant de cadeaux de la part des gouvernements se lamentent que les prix des matières premières ne cessent de flamber et la masse salariale des entreprises de grimper !

La souris qu'accouchera cette montagne de blabla à propos du « bouclier qualité-prix » ne permettra pas aux travailleurs de lutter contre la vie chère dont sont responsables les patrons.

Pour augmenter notre pouvoir d'achat la revendication de la CGTR c'est : hausse générale des salaires et leur indexation sur les prix !

EAUX TROUBLES, BÉNÉFICES NETS !

À cause des fortes pluies de ces derniers jours, les sociétés de distribution d'eau potable comme la CISE, la CGE et autres Véolia eau multiplient les communiqués pour avertir les consommateurs de coupures d'eau ou plus souvent pour leur demander de ne pas consommer l'eau du robinet qui est de mauvaise qualité.

Chaque année les abonnés ont droit à plusieurs dizaines de ces recommandations peu enthousiasmantes, notamment dans l'est, qui ne sont pas sans conséquences pour leurs porte monnaie car outre le fait de dépenser pour l'achat de bouteilles d'eau et pour faire bouillir l'eau courante, ils doivent s'acquitter de leurs factures en totalité même pour une eau impropre à la consommation ! Pas question de ristournes sur la note à payer !

Les compagnies d'eau se lavent les mains des préjudices subis par la population et veulent surtout pas réduire leur débit... de profits !

Pour la CGTR la moindre des choses ce serait qu'elles remboursent aux consommateurs l'argent qu'elles ont encaissé improprement !

LES REGRETS DE SARKOZY : NE PAS AVOIR ASSEZ ATTAQUÉ LES TRAVAILLEURS !

Dans son livre « la France pour la vie », Sarkozy, le recalé des élections présidentielles de 2012, émet des regrets à propos de son quinquennat. Il s'excuse ainsi s'être un peu lâché contre ses opposants en les traitant de « racaille » ou de « pauv'con », mais l'essentiel de ses regrets ne concernent pas ses écarts de langage, non, ce qu'il regrette le plus c'est de ne pas avoir supprimé les 35 heures, de ne pas avoir instauré la TVA « sociale » ainsi que la dégressivité des indemnités chômage et le report de l'âge de la retraite à 63, puis à 64 ans. Et cela, Sarkozy s'engage à l'appliquer s'il reprend les commandes du pays. Son programme a le mérite de la clarté.

Décidément Sarkozy reste égal à lui-même, un ennemi déclaré des travailleurs et des chômeurs, et dont le programme ressemble à s'y méprendre au programme de Hollande !

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