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Publié par la cgtr

Bulletin URE CGTR du 2 février 2016

UNE JOURNÉE DE GRÈVE AU GARAGE POÏNAMA DE SAINT ANDRÉ

En plus de cinquante ans d'existence, ce garage de réparation automobile n'avait jamais connu de grève. Mais les mauvais causements des gérants à l'égard des ouvriers, ajouté au refus de négocier sur le 13ème mois, la prime de salissure, la reconnaissance des qualifications et l'augmentation des salaires font qu'une dizaine de salariés sur douze ont décidé de cesser le travail mardi 26 janvier. À 'heure où ces derniers prennent normalement le travail, ils se sont arrêtés à la porte de l'entreprise, ont installé chaises et tables, déployés les drapeaux et pancartes de la CGTR, avec le soutien de militants de l'URE-CGTR et de la fédération Auto-Moto de la CGTR.
On a assisté alors à des allers venues incessantes d'un des deux gérants invitant fébrilement les grévistes à négocier après les avoir lanternés pendant des mois, voire des années. Les grévistes n'ont accepté sa proposition qu'en fin de journée après s'être bien faits remarquer par les automobilistes qui les encourageaient au passage !
À l'issue de la réunion de négociation, les grévistes obtenaient une augmentation de 50 euros net à compter du 1er février, la prime de salissure, l'engagement des patrons à les recevoir individuellement début février pour établir leur niveau de qualification et donc le niveau de leurs salaires, mais aussi à les respecter sur leur lieu de travail. Enfin leur journée de grève leur était payée. Là-dessus, ils décidaient de reprendre le travail le lendemain.
Une victoire indiscutable pour nos camarades qui est à mettre sur le compte de leur détermination et de leur capacité à s'organiser collectivement face à leurs employeurs.

CAMPUS PRO SAINT PIERRE : LES APPRENTIS SE REBELLENT

Une soixantaine d'apprentis en mécanique auto ont manifesté leur mécontentement dans les rues de Saint Pierre mardi 26 janvier. Le bâtiment qui leur servait d'atelier présentant de graves malfaçons et mettant en cause leur sécurité a été jugé inutilisable. Ils se retrouvent de ce fait privés de cours pratiques depuis septembre 2015. La Région qui est propriétaire des lieux a demandé à la GTOI, qui construit cette bâtisse, d'y effectuer les réparations, mais celles-ci n'avaient toujours pas commencé en ce début d'année.
La protestation étant venue sur la place publique, des représentant de la Région et de la CCIR se sont déplacés auprès des manifestants les assurant qu'ils feraient le maximum pour que l'atelier leur soit rendu en mars prochain... alors que leur examen a lieu en mai !
Entre le mépris des pouvoirs publics et celui des patrons, ces jeunes ont déjà un avant goût de ce que leur réserve la société capitaliste !

CANE DE SAINT ANDRÉ : CHSCT ? CONNAÎT PLUS !

À la CANE, le CHSCT n’est vraiment pas important aux yeux de la direction de l’entreprise. Existant et fonctionnel depuis 2005 ans au sein du groupe, il n'a pas été renouvelé depuis la réinstallation du Comité d’Entreprise en juillet 2015. Rien n’a été entrepris pour la mise en place d’un nouveau CHSCT.
La direction de la CANE considère-t-elle que l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail du personnel sont au top pour qu’elle puisse se permettre de se passer de l’avis et des préconisations des représentants du personnel au CHCST ?
Pas besoin d’être un fin observateur pour s’apercevoir que tel n’est pas le cas. En cette période de chaleur, il suffirait, par exemple, de mettre les pieds dans un container, de manipuler un chariot élévateur ou bien encore de travailler dans des dépôts de stockage où les aérations sont minimisées, pour se rendre compte des conditions de travail éprouvantes des ouvriers qui courent le risque d’avoir des accidents ou de faire des malaises.
De la santé et de la sécurité des travailleurs, la direction de la CANE installée dans ses fauteuils confortables dans des bureaux climatisés n'a cure.

PATEL VEUT FAIRE MAIN BASSE SUR LES ALLOCATIONS ASSEDIC ET LE RSA POUR FOURNIR AUX PATRONS DE LA MAIN D'OEUVRE GRATUITE !

Ibrahim Patel le président de la CCIR a jugé le dernier discours de François Hollande sur la promotion de l'apprentissage « merveilleux ». Il a expliqué que si les 29 000 entreprises de la Réunion prenaient chacune un apprenti, le chômage diminuerait d'autant, mais à condition que cela se fasse à coût nul pour le patronat.
Pour cela, il propose que les jeunes chômeurs deviennent apprentis et que l'argent de leurs allocations chômage ou les fonds publics utilisés à payer leur RSA soient versés aux patrons qui n'auraient plus rien à payer aux jeunes en apprentissage pendant 24 mois. Disposer d'une main d'oeuvre gratuite et corvéable à merci, voilà ce dont rêve le patronat !
Et Patel de déclarer péremptoirement : « Notre modèle social est à bout de souffle ». En voilà un en tout cas qui ne manque pas d'air ! Or si les caisses des Assedic ne sont plus suffisantes pour indemniser les chômeurs et si les chômeurs ne trouvent pas de travail, ce n'est pas la faute du « modèle social » français, mais bien à cause des licenciements massifs pratiqués par les patrons, à cause aussi de ce gouvernement qui les exonère de cotisations sociales avec pour conséquence l'assèchement des caisses d'indemnisations sociales que sont la Sécu, les Assédic ou les caisses de retraite.
Souhaitons seulement que les travailleurs et les chômeurs en fassent rabattre à tous ces exploiteurs et à leurs serviteurs et leur imposent l'embauche de tous les chômeurs en répartissant le travail entre tous sans baisse de salaire.

LES PATRONS LICENCIENT, LE GOUVERNEMENT S'EN PREND AUX CHÔMEURS

Le nombre des chômeurs s'élève aujourd'hui en France (métropole + DOM) officiellement à 3,85 millions de chômeurs. Cela signe l'échec total de la politique menée par Hollande et son gouvernement en matière de lutte contre le chômage depuis 2012. Cette montée en flèche du chômage s'accompagne bien sûr d'une dégradation des comptes de l'Assurance chômage qui, nous dit-on, serait en déficit de 4 milliards d'euros par an, avec une dette cumulée de 29 milliards d'euros.
C'est dans ce contexte que toute une campagne est développée actuellement dans les médias contre les chômeurs qui refuseraient les places de travail qui leur sont proposées (?) et qui vivraient aux crochets de la société. Hommes politiques aidés de soi-disant experts en économie et de journalistes aux ordres se relaient sur les plateaux télé pour dénoncer le fait que la France serait parmi les pays les plus généreux pour indemniser les chômeurs et préconiser qu'une indemnisation dégressive soit instaurée pour pousser les chômeurs à chercher du travail.
De leur côté, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le ministre de l'Economie, Michel Sapin, ont averti que si lors des prochaines négociations de février, les « partenaires sociaux » (patrons et syndicats de salariés) ne se mettaient pas d'accord sur des mesures financières pour combler le déficit des Assédic, en d'autres termes sur une augmentation des cotisations chômage, le gouvernement serait obligé d'instaurer la dégressivité des indemnités chômage.
Une autre solution existe, c'est de prendre sur les profits du patronat pour donner un travail à tous. Mais cette solution ne peut être obtenue que par la lutte.

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