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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 12 avril 2016
Chantier à l’arrêt à Bagatelle Sainte Suzanne

Chantier à l’arrêt à Bagatelle Sainte Suzanne

BTP : LA GRÈVE POUR LES SALAIRES CONTINUE

Après 7 jours de grève, les travailleurs du BTP ont décidé de continuer leur grève. En effet, les syndicats patronaux FRBTP et CAPEB ont refusé de leur accorder les 3% qu'ils revendiquent.

Lors des dernières négociations salariales, les employeurs avaient déclaré être dans l'impossibilité d'augmenter les salaires cette année. Pour eux, il n'y avait plus rien à négocier. Ce serait zéro pour cent en 2016 et ils prétendaient qu'accéder à la revendication de 3 % des organisations syndicales de travailleurs entrainerait la fermeture des entreprises et qu'il n'en était pas question.

En fin de semaine dernière, ils déclaraient cependant être prêts à concéder 0,8 % au 1er avril soit 0,6 % en moyenne annuelle. Résultat malgré tout de la mobilisation des ouvriers du BTP. Et Syriex, président de la FRBTP et président local d'Holcim, ajoutait que si les grévistes n'acceptaient pas cette proposition, il donnerait l'ordre aux patrons d'appliquer une augmentation encore moindre de 0,4 %.

Les grévistes et leurs organisations syndicales CGTR, FO, CFDT et CFTC ont jugé à juste titre que ces propositions patronales étaient non seulement insuffisantes, mais constituaient une provocation de la part du patronat.

Syriex, représentant des grandes entreprises, refuse les 3 % utilisant le paravent des petites entreprises qui ne pourraient soi-disant pas payer cette augmentation et mettrait en danger leur existence. 3 % d'augmentation sur un SMIC représente 35 euros net à payer en plus. Cet argument ne tient pas la route déjà pour une petite entreprise, et bien sûr encore moins pour les grandes comme Holcim, SBTPC, Eiffage ou GTOI. Les patrons du BTP font de l'argent, mais ils veulent le garder pour eux et pour leurs actionnaires. Le CICE leur rapporte par ailleurs des millions d'euros qui devaient servir justement à augmenter les salaires et à embaucher. Où sont-ils passés ?

Ce sont toutes ces questions que les camarades du BTP posent avec raison. Pour l'instant ils n'ont pas réussi à faire plier leurs patrons, c'est pourquoi la grève continue.

Dans leur combat, ils doivent trouver le soutien de tous les autres travailleurs qui, comme eux, sont confrontés aux bas salaires, aux contrats précaires et au refus des patrons d'embaucher;

L'URE-CGTR apporte son entier soutien aux travailleurs du bâtiment en lutte. Les patrons doivent et peuvent payer !

CAF : LA CGTR AFFICHE SES REVENDICATIONS

La semaine dernière, nos camarades de la CGTR de la CAF ont décidé de dénoncer par voie de tract la précarité de l'emploi dans leur entreprise, ainsi que l'augmentation de la charge de travail et ont revendiqué aussi une augmentation de salaires.

En effet, le nombre des CDD est passé de 12 en 2009 à 39 en 2015 et ces travailleurs en contrats précaires sont de plus en plus affectés à des tâches pérennes. Comme la charge de travail augmente régulièrement avec la mise en place par exemple de la Prime d'Activité, traitée par internet, il serait nécessaire d'augmenter substantiellement les effectifs en contrat CDI. C'est pourquoi la CGTR a demandé la titularisation des 39 CDD.

Les travailleurs de la CAF s'étaient déjà mis en grève pour demander des effectifs supplémentaires. La direction avait bien recruté vingt postes de titulaires, mais ces derniers sont loin de compenser le nombre des départs à la retraite qui s'élève à 41 en an.

Dans leurs revendications, nos camarades exigent aussi que leurs salaires soient revalorisés d'au moins 410 euros mensuels, une augmentation que la CAF a octroyé à ses dix plus gros salaires.

En un mot nos camarades refusent d'être mis à la diète et ils ont bien raison !

EDF : LA DIRECTION VEUT AUGMENTER LES HORAIRES

À EDF Réunion la direction, à défaut d'embaucher, met la pression sur les agents travaillant 32 heures par semaine pour qu'ils acceptent de revenir aux 35 heures, elle veut aussi faire passer les agents ayant choisi il y a plus de dix ans de travailler à “32 heures collectifs” aux “32 heures individuels” ce qui se traduirait pour les intéressés par une perte non négligeable de salaire. Elle voudrait en outre remettre en cause la prise de RTT sur une semaine et imposer aux agents concernés de prendre ces RTT à la journée et à des dates qui lui conviennent.

Elle voudrait en particulier que les agents prennent ces RTT les lundis ou les vendredis, jours de pics téléphoniques et d'affluence importante aux caisses et à l'accueil physique. Ce qui semble complètement absurde et contradictoire avec ses objectifs affichés de satisfaction des usagers et alors même que l'organisation actuelle du travail a permis d'atteindre un taux de satisfaction des abonnés de 80 % !

Enfin, elle sollicite les agents pour travailler sur plusieurs sites et à se transformer en “globe trotter” pour masquer le manque d'effectifs, elle ne remplace pas les départs à la retraite.

À EDF aussi la politique de la direction est de faire le maximum (d'argent) avec le minimum de travailleurs, peu importe que cela se traduise par une détérioration des conditions de travail et de vie personnelle pour ses employés et une dégradation de service pour les usagers.

LOI TRAVAIL, ON N’EN VEUT PAS ! TOUS EN GREVE ET DANS LA RUE LE 28 AVRIL !

Samedi 9 avril, le rassemblement intersyndical devant la Préfecture de Saint Denis a rassemblé deux cents militants et à Saint Pierre à peu près autant. Il faisait suite à la manifestation réussie du 31 mars qui avait vu des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes défiler partout en France et dans les DOM.

Le gouvernement Valls n’a pas pour autant remisé son sale projet de loi. La loi Travail va à présent être discutée à l’Assemblée nationale et a toute les chances de recueillir une majorité de suffrage parmi les élus PS, Ecologistes et de droite. Si cette loi est votée, elle permettra au patronat d’imposer encore plus violemment sa loi dans les entreprises, en particulier les plus petites, dans les domaines du temps de travail, des salaires, des majorations d’heures supplémentaires, des licenciements, etc.

Une nouvelle mobilisation est prévue pour le jeudi 28 avril à Saint Denis. L’URE-CGTR appelle l’ensemble de ses militants et des travailleurs de l’Est à s’y préparer dès maintenant. Il faut que cette journée de grève soit un succès. Le gouvernement doit retirer son projet de loi !

L'UNION RÉGIONALE EST FAIT SON CINÉMA !

Mardi 19 avril à 18 heures, en lieu et place de votre réunion habituelle, l'URE-CGTR vous propose de visionner le film “Comme des Lions” de Françoise Davisse sur la lutte menée par les salariés de PSA Aulnay contre la fermeture de leur usine en 2013.

Pour rappel, la CGT de PSA avait rendu public le projet de la direction de PSA de fermer l'usine d'Aulnay pour augmenter ses profits et donc de licencier les milliers de travailleurs de site de production. La CGT de l'entreprise a alors mené une bagarre avec les ouvriers pendant plus de deux ans au terme de laquelle, même si PSA est parvenu à ferme l'usine, ils ont contraint celle-ci à lâcher des indemnités de licenciement bien supérieures à celles prévues par la direction.

Cette grève prolongée a aussi constitué une école d'organisation pour la lutte pour les travailleurs de PSA.

C'est tout cela que relate ce film.

Nous incitons donc tous nos militants à participer à sa projection qui sera suivie d'un débat.

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