Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 26 avril 2016

LE GOUVERNEMENT À PLAT VENTRE DEVANT LA FRBTP

Le syndicat patronal FRBTP dit avoir fait ses comptes et affirme que « le CICE (9 % de remboursement de la masse salariale par l'Etat à partir du 1er janvier 2016) a été attribué au détriment d'autres exonérations de cotisations patronales et aurait coûté 8,3 millions d'euros au patronat réunionnais ». Ce qu'oublie de dire les patrons des grandes entreprises du bâtiment, c'est qu'ils reçoivent toujours au final des millions d'aides de l'Etat.

Ce n'est pas le cas des ouvriers du BTP dont les salaires ne suivent plus la hausse du coût de la vie et qui ont dû faire grève 9 jours, non payés, pour obtenir 1,9 % d'augmentation de leurs salaires.

La semaine passée, le président de la FRBTP, Syriex, a été reçu avec ses homologues des Antilles par la ministre de l'Outre Mer, George Pau Langevin, pour obtenir du gouvernement qu'il rétablisse les exonérations de cotisations patronales au niveau d'avant. Leur message a été reçu cinq sur cinq par la représentante du gouvernement qui les a assurés qu'elle ferait tout « pour que le BTP soit intégré dans les secteurs exposés à la concurrence ».

On se demande de quelle concurrence elle veut bien parler puisque les majors du BTP se partagent la totalité des plus grands chantiers ! Mais tous les prétextes sont bons pour permettre à ces capitalistes de maintenir, voire d'augmenter leurs profits malgré le nombre soi-disant insuffisant de commandes publiques.

Le gouvernement n'a pas ces attentions pour les ouvriers du BTP ou des autres corps de métiers. En début d'année il n'a augmenté le SMIC que de 7 euros net par mois !

LE 28 AVRIL MANIFESTONS NOTRE OPPOSITION À LA LOI TRAVAIL !

Les manifestations de salariés et de jeunes contre la loi Travail ont mobilisés des centaines de milliers de participants. Les grèves des 9 et 31 mars ont été des succès, surtout en France. Elles ont été suivies de multiples actions et initiatives dans les lycées et les facultés, mais aussi parmi une fraction de la population (Nuits debout) par des milliers de personnes jusqu'à aujourd'hui.

Malgré cette mobilisation importante qu'on avait pas vue depuis des années, le gouvernement n'a rien cédé sur le fond et compte bien présenter et faire voter son projet de loi à l'Assemblée nationale au mois de mai où il est assuré de compter sur une majorité de députés et de sénateurs.

C'est pourquoi il est indispensable de ne pas relâcher notre effort pour qu'il retire son projet qui n'est ni discutable, ni amendable comme tentent de nous en convaincre les alliés du gouvernement et du Médef dans le mouvement syndical des salariés, à savoir la CFDT, la CFTC et la CGC.

Un nouveau rassemblement est prévu à Saint Denis le 28 avril à 9h30 devant la Préfecture et une manifestation à Saint Pierre, à l'appel de la CGTR, de FO, de la FSU, de Solidaires, du Saiper et de l'UNEF. Il faut y entraîner le maximum de travailleurs, leurs familles, les jeunes, pour montrer au gouvernement et au patronat que la majorité des travailleurs, actuels et futurs, rejettent leur sale projet.

LE 1ER MAI MANIFESTONS NOTRE OPPOSITION À LA LOI DU PROFIT AVEC NOS CAMARADES DU MONDE ENTIER !

Partout dans le monde, les patrons imposent aux travailleurs leur régime basé sur la recherche effrénée du profit. Ils nous expliquent, aidé par les politiciens à leur service, les soi-disant spécialistes, intellectuels de commande et journalistes serviles, qu'il n'y a pas d'autre organisation sociale meilleure que le capitalisme. Selon eux, les travailleurs, victimes de l'exploitation devraient donc baisser la tête et se faire une « raison ».

C'est oublier que depuis que la classe ouvrière existe, il y a toujours eu en son sein des hommes et des femmes pour expliquer justement que l'exploitation capitaliste n'est pas une fatalité, mais qu'elle se combat ! Et c'est pour mener ce combat devant mener à l'abolition du salariat que la CGT s'est créée il a 121 ans. Le combat que nous menons aujourd'hui contre ceux qui veulent nous asservir pour faire du profit doit se situer dans le droit fil de ceux qui ont créé la CGT à ses débuts.

Ce combat ne se limite pas à un pays, il concerne les travailleurs du monde entier. C'est pourquoi en 1889 le premier congrès de l'Internationale socialiste a décrété le 1er mai journée internationale de lutte des travailleurs.

Manifester le 1er mai, c'est dénoncer l'exploitation dans notre propre pays, mais c'est aussi affirmer notre solidarité avec les combats menés par les travailleurs du monde entier.

Le 1er mai, manifestons pour faire entendre la voix des travailleurs !

DE L'ARGENT IL Y EN A DANS LES POCHES DU PATRONAT !

Dans le top 500 des entreprises de l'Océan indien établi cette année par le magasine Eco austral, on trouve en première place le groupe Hayot (près d'un milliard d'euros de chiffre d'affaire), le deuxième est le groupe Vindémia avec 850 millions, vient ensuite le groupe mauricien GML avec 720 millions d'euros. Mais dans le groupe des dix premières il y a aussi le groupe Excellence (Leclerc), Caillé, Air Austral. Viennent ensuite Orange (310 M€), Ravate (310 M€), Tereos Océan Indien (278 M d'€), l'URCOOPA (275 M€) et EDF (274 M€), la SRPP (250 M€ de CA et 22M€ de bénéfices), la GTOI (200 M€), SBTPC (197 M€), Albioma (centrales thermiques du Gol et de Bois Rouge – 215 M€) et Clinifutur (200 M€).

Comme on le voit, ces groupes brassent des centaines de millions d'euros et font des dizaines de millions de bénéfices dont se gavent uniquement leurs actionnaires. Bien souvent, ces entreprises capitalistes sont les premières à pratiquer les bas salaires, les contrats précaires et à temps partiels, la chasse aux militants syndicaux.

Les travailleurs peuvent, s'ils s'organisent collectivement, faire en sorte que cette situation change, que les salaires augmentent, que les contrats précaires deviennent pérennes, que les temps partiels passent à temps plein.

Ces patrons peuvent et doivent payer !

CONTRATS (SANS) AVENIR

Il y a trois le gouvernement avait instauré les Contrats d’Avenir afin, disait-il, de permettre aux jeunes éloignés de l’emploi de s’insérer dans la vie active. Plusieurs milliers ont été signés à la Réunion dans les communes, mais aussi dans le secteur privé.

Les contrats arrivent bientôt à terme et se pose le problème du devenir de ces jeunes travailleurs. Certaines communes proposent de transformer quelques contrats en CDI, mais le préfet s’y oppose prétendant que l’entrée dans la fonction publique doit se faire sur concours. Les uns comme les autres se renvoient la balle. Cela montre de leur part le peu de cas qu’ils font de ces jeunes. Pendant trois ans ces derniers ont été employés dans les écoles, les services techniques et les bureaux et y ont effectué un travail utile à la société. Il serait juste que leurs emplois soient pérennisés par l’Etat et les patrons.

En fait les Emplois d’Avenir, comme tous les contrats aidés, ont été créés par le gouvernement non pas pour permettre aux chômeurs de sortir de la précarité, mais pour maquiller les chiffres du chômage. Ces types de contrats permettent aussi au patronat de bénéficier d’une main d’œuvre quasiment gratuite et corvéable à merci et cette politique va s’amplifier, car gouvernement et patronat voudraient appliquer ce régime à l’ensemble des travailleurs avec la loi Travail. L’avenir, les jeunes et les moins jeunes en mal d’emploi régulier ne peuvent espérer le trouver auprès du patronat et du gouvernement à son service. C’est par la lutte qu’ils parviendront à contraindre gouvernement et patronat à créer les emplois dont ils ont besoin pour vivre !

Commenter cet article