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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 17 mai 2016

MANIFESTONS CONTRE LA LOI TRAVAIL LES 17 ET 19 MAI !

Depuis fin mars, les grèves et les manifestations se sont succédées contre la loi Travail du gouvernement mobilisant jusqu’à un million de travailleurs et de jeunes. Une majorité de travailleurs considèrent ce projet comme une régression sociale qui les ferait revenir des dizaines d’années en arrière avec la possibilité pour les patrons de réduire les salaires, les majorations pour heures supplémentaires, d’augmenter le temps de travail, de licencier plus facilement, de plafonner les indemnités de licenciement, d’inverser la « hiérarchie des normes » en favorisant les accords d’entreprises face aux accords de branche ou au Code du Travail.

Malgré le rejet de cette loi par le monde du travail, le gouvernement Valls/Hollande a décidé de passer en force en utilisant l’article 49-3 de la constitution.

Pour autant la lutte contre cette loi n’est pas terminée. Contrairement à ce que pensent les tenants du pouvoir, la rue peut défaire ce que le gouvernement a instauré par la loi.

L’exemple de la lutte des étudiants contre le Contrat Première Embauche instauré par le gouvernement de Dominique de Villepin en 2006 est là pour en attester. La loi sur le CPE était déjà promulguée, mais n’a jamais pu être appliquée.

C’est pourquoi la CGTR, avec FO, FSU, UNEF et Solidaires, appellent les travailleurs à se mobiliser nombreux les mardi 17 et jeudi 19 mai à Saint Denis et à Saint Pierre pour le retrait de la loi. Seule une mobilisation de masse pourra faire reculer le gouvernement et le patronat.

Tous et toutes dans la rue ! Rendez-vous le 17 mai à 9 h 30 au Petit Marché de Saint Denis.

AMBIANCE MALSAINE AU GDS

Jeudi 12 mai, les 40 employés du Groupement de défense sanitaire du bétail de la Réunion (GDSBR) ont débrayé pour dénoncer le climat délétère qui règne au sein de cette entreprise basée à la Plaine des Cafres et qui effectue notamment l’équarrissage des animaux des élevages.

Depuis le mois de février les salariés ont commencé à tirer la sonnette d’alarme pour faire part aux membres du conseil d’administration de « leur mal être important » provoqué par le comportement irrespectueux, en particulier envers « la gent féminine », du président Jérôme Huet qui se permet des « passe droits », etc.

Excédés, surtout après le retard de la paye du mois d’avril, les salariés ont voulu trouver une médiation avec les membres du conseil d’administration à qui ils ont demandé la démission du bureau et celle du président.

La réponse leur est venue de la bouche de ce dernier qui leur a déclaré qu’il ne démissionnera pas, mais a proposé en revanche… la mise en place d’une boîte à idées pour que les salariés puissent s’exprimer !

Mercredi 11 un courrier reçu d’un huissier signifiant au directeur sa mise à pied en vue d’un licenciement pour faute grave a mis le feu aux poudres.

À présent les salariés, en plus de la démission du président, demandent également la réintégration du directeur. Depuis le débrayage, les chauffeurs du service d’équarrissage subissent des pressions pour qu’ils se désolidarisent du reste de leurs collègues et pour les dissuader de se mettre en grève le 19 mai, le jour de l’entretien préalable au licenciement du directeur.

Les salariés qui ont pris le mors aux dents, ne veulent pas lâcher prise et sont décidés à se faire respecter et empêcher « la casse de leur outil de travail ».

DES SOLUTIONS INACCEPTABLES

À Saint André, le maire, Jean Paul Virapoulé, a renoncé à augmenter les impôts cette année « pour ne pas rajouter de la crise à la crise », a-t-il déclaré. Mais dans la foulée il a annoncé qu'il ne remplacerait pas entre 50 et 75 % des départs à la retraite à la mairie.

Même scénario à Sainte Rose, ville dirigée par le PS où le maire Michel Vergoz a décidé de ne pas augmenter la ponction des contribuables, mais ne reconduira pas les CDD de la mairie.

Augmenter les impôts locaux ou réduire les effectifs des agents communaux, c'est toujours s'en prendre aux travailleurs et leur faire supporter les conséquences de la crise du système capitaliste. Pour la CGTR, les travailleurs n'ont pas à payer la gestion calamiteuse de la société par les patrons et les politiciens à leur service.

C'est aux capitalistes qu'il faut présenter la note !

UNE CONDAMNATION QUI PRÉSERVE LE SYSTÈME

Plusieurs entreprises réunionnaises fournissant les chantiers du BTP en armatures et treillis métalliques viennent de se faire épingler par la loi pour s'être entendus sur les prix facturés aux grandes entreprises du bâtiment de 2006 à 2008. Ceci a eu pour conséquence d'enchérir le prix de revient des constructions, telles que la Route des Tamarins.

Pour ces agissements anti-concurrentiels, les capitalistes Ravate, KDI Davum et Sermétal ont été condamnés à payer une amende globale de 5 millions d'euros à l'Etat. Mais combien de millions supplémentaires se sont-ils attribués par ces combines ? L'Etat se garde bien de nous le dire. Quant aux 5 millions d'amende, une bonne partie leur reviendra sous forme de subventions et d'aides de toutes sortes accordées généreusement par le gouvernement. Ces millions seraient bien mieux utilisées à augmenter les salaires ouvriers de ces entreprises !

QUAND LES RICHES JUGENT LES PAUVRES

Un SDF de 18 ans s'est fait interpeller alors qu'il avait pris du riz, des pâtes et une boîte de sardines dans une maison de Figeac (département du Lot dans le sud de la France). Aux policiers venus l'arrêter il a déclaré qu'il avait « volé pour manger, car il avait faim ». Le propriétaire de l'habitation n'a pas porté plainte.

Cela n'a pas empêché le tribunal de la ville de le condamner à deux mois de prison ferme.

Les capitalistes affameurs peuvent continuer à voler les travailleurs et les réduire à la misère et à la mendicité, la justice de classe ne les condamne pas et les laisse libres de continuer à agir en toute liberté.

Elle veille surtout à rappeler aux exploités que toucher à la propriété (des riches, des patrons) est un crime... même quand on a rien à manger.

CONCURRENCE AU SOMMET POUR S'ATTAQUER AUX TRAVAILLEURS

À un an des prochaines élections présidentielles, Sarkozy tente d'attirer l'attention des médias sur lui pour se présenter comme le recours contre le gouvernement du Parti socialiste. Difficile avec ce gouvernement qui fait tant pour les patrons !

Faisant feu de tout bois, il a déclaré que, s'il revenait aux affaires, il déciderait d'augmenter le budget de l'armée de 32 milliards pendant son quinquennat, qu'il supprimerait « progressivement » la prime des fonctionnaires dans les DOM, qu'il abolirait les 35 heures et réduirait le temps d'indemnisation des chômeurs.

Il avait déjà montré sa haine farouche des travailleurs lorsqu'il était aux affaires entre 2007 et 2012, on ne peut pas dire qu'il ait changé son « fusil » d'épaule aujourd'hui. Son programme reste le même, tailler dans les droits des travailleurs et permettre aux capitalistes (ici les marchands de canons) de s'enrichir. On est prévenu !

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