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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 24 mai 2016

CLINIQUE DE LA PAIX : LES SALARIÉS PAS D’ACCORD AVEC L’ACCORD !

À la clinique de la Paix à Saint Benoît, les salariés se plaignent d’un accord signé entre la direction et les syndicats modifiant leurs horaires hebdomadaires. Avant cet accord, ils travaillaient 33 heures 15 hebdo, avec l’accord ils sont passés à 35 heures, mais avec le même salaire, ce qui veut dire que leur taux horaire a diminué.

Autre conséquence de cet accord, les récupérations auxquelles ils avaient droit lorsqu’ils travaillaient plus de 33 h 15 sont supprimées, ainsi qu’un certain nombre de jours fériés payés.

Ils ont fait passer une pétition signée par la majorité du personnel réclamant à la direction qu’elle revienne à l’ancien horaire et qu’elle leur restitue leurs avantages. Ils attendent sa réponse de pied ferme.

À BAS LA LOI TRAVAIL !

Jeudi 19 mai, à l’appel de la CGTR, de FO, de la FSU et de Solidaires, nous nous sommes retrouvés à deux cents manifestants devant le siège du Médef à la Mare Sainte Marie pour dénoncer le projet de loi Travail du gouvernement Valls.

Cette manifestation devant les locaux du syndicat patronal était entièrement justifiée, car ce texte est un copier-coller des exigences patronales en matière de liberté de licenciement, de baisse des salaires et de flexibilité des horaires. Comme dit le slogan : « Le Médef commande, le gouvernement exécute ! ». Et bien sûr si ce texte de loi passe, c’est à une exploitation renforcée dans les entreprises à laquelle il faut s’attendre, à une pression patronale de tous les instants. Le but du patronat et du gouvernement est de faire sauter tous les verrous qui limitaient un peu leur pouvoir dans les entreprises.

C’est pourquoi il faut continuer la lutte pour le retrait de ce projet de loi néfaste pour les travailleurs.

LA DÉMOCRATIE À LA MODE P.S. : APRÈS LE 49-3, LA MATRAQUE !

En France, la rage du gouvernement contre les grévistes manifestant contre la loi Travail s’exprime de plus en plus ouvertement. Hollande et Valls ont ainsi déclaré que, quelque soit le niveau de mobilisation des travailleurs et des syndicats, ils feraient passer la loi. C’est ce qu’ils ont commencée à faire en utilisant l’article 49-3 face à la fronde de certains députés. Ils sont prêts à le réutiliser si le Sénat s’avisait de voter contre.

Et puis ces derniers jours avec le blocage des raffineries pétrolières, ils ont menacé d’utiliser la manière forte contre les grévistes. C’est d’ailleurs ce qu’ils viennent de faire sur les sites de Fos, près de Marseille, mais aussi à Rouen, Dunkerque et Lorient, en y envoyant les CRS pour tenter de réalimenter les centaines de stations essence privées de carburant. Las pour ces larbins du patronat, les militants CGT ont bloqué le site de la Compagnie d’importation des produits pétroliers du Havre qui importe 40 % du pétrole en France.

On voit ainsi que ce gouvernement est non seulement déterminé à passer en force au parlement, mais qu’il est prêt à faire donner de la matraque contre les grévistes pour briser la résistance des travailleurs. La seule réponse à la violence patronale et gouvernementale ne peut être qu’une extension du mouvement de grève à l’ensemble des travailleurs.

ENCORE DES GAGES POUR LE PATRONAT

De retour de Paris où il était parti quémander auprès de Macron, le ministre de l’Economie, une nouvelle baisse des cotisations patronales de 2% (quelques 8 millions d’euros !) et le passage du BTP dans les « secteurs exposés de la Lodeom », le patron de la FRBTP, Bernard Siriex, a rendu compte de son déplacement le 20 mai lors d’une assemblée générale de son syndicat. Entouré du préfet et de trois députés socialistes (Naillet, Vlody et Orphé), il a déclaré qu’il était revenu avec de « belles nouvelles ».

Une fois de plus, on peut constater que ce gouvernement, ses élus et les représentants de l’Etat sont tout ouïe quand il s’agit des patrons, exactement à l’opposé de l’attitude méprisante qu’ils opposent aux travailleurs, aux chômeurs et petits retraités réclamant que justice leur soit rendue.

EXPLOITATION ET HUMILIATION DES TRAVAILLEURS DES ETATS UNIS

Aux États-Unis, la plupart des 250 000 travailleurs du secteur avicole se voient refuser des pauses pour aller aux toilettes. Ce secteur est déjà connu pour ses bas salaires, ses accidents nombreux ou encore le harcèlement au travail. Les cadences sur les chaînes d’abattage sont extrêmement élevées, jusqu’à 140 poulets par minute, les entreprises de la filière réclamant que les seuils soient relevés à 175 par minute.

La maîtrise exerce une pression constante contre les pauses, par des moqueries et des menaces de sanction. Quand une pause est accordée, les salariés doivent alors courir vers les toilettes, tout en enlevant leur combinaison, sur des sols glissants. Résultat : de nombreux salariés portent des couches pour faire leurs besoins tout en travaillant !

Ces brimades peuvent également avoir des conséquences médicales, en particulier pour les femmes enceintes, ou encore parce que les travailleurs évitent de boire.

Comme le montre ce rapport, les pays pauvres n’ont pas le monopole de l’exploitation féroce : elle est également présente au cœur des pays les plus riches, y compris des États-Unis, ce temple de la modernité.

LE 7 JUIN : PROJECTION D’UN FILM SUR LA GRÈVE GÉNÉRALE DE MAI JUIN 1936

Il y a 80 ans, en 1936, les travailleurs de France se levaient en masse contre le fascisme, mais aussi pour imposer au patronat les 40 heures, les conventions collectives, les délégués du personnel et les premiers congés payés. Avec des millions de travailleurs en grève, la classe ouvrière montrait sa force face à un patronat dictatorial et déterminé à faire payer la crise de son système aux travailleurs (comme aujourd’hui !).

Comment les travailleurs se sont-ils organisés contre les maitres de la société de l’époque, leur mobilisation de masse pouvait-elle déboucher sur un changement de société ? Pourquoi cela n’a-t-il pas été possible à l’heure où de l’autre côté des Pyrénées les travailleurs espagnols combattaient aussi les armes à la main les troupes fascistes de Franco et la dictature des grands propriétaires fonciers et d’usine ?

C’est de tout cela que notre union entend discuter en projetant le film « 36, le Grand tournant » le mardi 7 juin à 18 heures 30 en son local.

Nous convions tous nos syndiqués et militants à y assister.

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