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Publié par la cgtr

Bulletin de l'URE CGTR du 21 juin 2016

Ercane (groupe TEREOS) : LES SALAIRES OUVRIERS SCANDALEUSEMENT BAS

À eRcane, filiale de Tereos, les discussions préliminaires des NAO ont commencé. Notre représentant en DUP est intervenu pour réclamer que les salaires des ouvriers soient augmentés de 100 euros. Jeunes ou anciens, tous sont payés au SMIC ou peu au-dessus. Cela ne fait pas le compte. Il a aussi revendiqué la catégorie 4 de la grille pour ces travailleurs qui, au fil des ans, deviennent de plus en plus polyvalents, exercent des responsabilités bien au-delà de leur fiche de fonction, mais ne sont pas payés en conséquence. Il a aussi demandé à la direction d'eRcane que sa participation au financement des tickets restaurant passe de 50 à 60 % et que les plus anciens bénéficient d'un rappel de prime d'ancienneté. Il a aussi demandé qu'un audit financier soit fait pour déterminer le montant des royalties perçues par Tereos pour le travail effectué par les ouvriers et techniciens d'eRcane à la demande de pays étrangers.

La direction, pour l'instant n'a donné son accord que pour le rappel de la prime d'ancienneté et n'envisage d'augmenter les salaires que de 0,7 % pour 2016. On est donc loin du compte. Les réunions NAO vont continuer, mais si la direction continue à refuser de rendre justice aux salariés d'eRcane, ceux-ci n'auront d'autre recours que de passer à l'action pour obtenir gain de cause.

RETRAITES : LE GEL DES PENSIONS VA SE POURSUIVRE

La commission des comptes de la Sécurité sociale, sous le contrôle du gouvernement, vient de rendre son avis : les retraites versées par celle-ci ne seront pas revalorisées au 1er octobre prochain. Pour la troisième année consécutive, les plus de 13 millions de retraités du pays subiront donc le gel des pensions de retraites versées par la CNAV, la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. La dernière revalorisation, de 1,3 %, remonte à 2013.

Dans le même temps les retraites complémentaires, autre partie de la pension de retraite des salariés du privé, ont subi le même sort et ont été bloquées depuis 2014. Et cela devrait durer, à la suite de l’accord que le patronat a fait valider sans difficulté en octobre 2015 par la CFDT et les quelques autres signataires habituels, où il est décrété que les revalorisations des pensions seront inférieures d’un point à l’inflation jusqu’en 2019. À cela s’ajoute, pour les salariés prenant leur retraite à 62 ans (l’âge légal de départ à la retraite aujourd’hui), une décote de 10 % de leur complémentaire.

Cette attaque contre les retraités et les futurs retraités est la continuation d’une offensive initiée il y a plus de vingt ans, tant par la droite que par la gauche, pour répondre aux vœux du patronat. Depuis 1993 et l’adoption de la réforme Balladur, les conditions de départ n’ont fait que se durcir et le montant des pensions n’a fait que baisser. Jamais la gauche n’a remis en cause les reculs imposés par la droite, ni l’inverse.

On assiste donc depuis plusieurs années à un retournement de la situation précédente, marquée par l’amélioration du sort de ce qu’on appelait les vieux travailleurs. Le nombre de retraités vivant en dessous du seuil de pauvreté augmente maintenant constamment. La dégradation du sort des anciens travailleurs suit celle des travailleurs encore en activité et lui est directement liée. Seule une contre-offensive d’ensemble du monde du travail pourra y mettre fin.

PARTAGE DES MARCHÉS MONDIAUX ET EXPLOITATION DES TRAVAILLEURS

Le 11 mai 2016, raconte le Monde du 15 juin, Rodolphe Saadé a reçu à Paris plusieurs centaines d'invités triés sur le volet au Grand Palais pour l'exposition Monumenta, en présence de François Hollande et de son ministre du commerce, Alain Vidalies. Rodolphe Saadé est le propriétaire du groupe CMA-CGM, il s'apprête à mettre 4,7 milliards d'euros sur la table pour racheter le groupe NOL-APL, leader du transport maritime dans le sud-est asiatique dans la perspective de hisser son groupe parmi les 4 premiers armateurs mondiaux. Il est conseillé dans ces tractations par Jean-Marie Messier, ex banquier chez Lazard, et qui a fait plonger Vivendi en 1999 et en est reparti avec la modique somme de 18,5 millions d'euros...

Saadé pour cette opération a besoin de réaliser des économies qu'il a l'intention de faire payer aux travailleurs de son groupe à hauteur de 500 millions d'euros. Des augmentations de cadence sur les bateaux, des suppressions d'emplois en perspective donc. Rappelons pour mémoire que Saadé avait inauguré en janvier dernier le port Réunion, déjà en présence de Hollande, du préfet et du maire du Port, comme sa « desserte renforcée pour son hub maritime dans l'océan indien ». Ce capitaliste annonce clairement la couleur : il espère ainsi faire exploser le chiffre d'affaire de son groupe et ses profits en surexploitant marins et dockers.

Cela a au moins le mérite d'être clair ! Pour la CGTR, s'il y a augmentation du volume de travail, salaires et effectifs doivent suivre. La plus-value, c'est nous et elle nous appartient !

LE GOUVERNEMENT VEUT NOUS FAIRE TAIRE

Prenant prétexte des déprédations commises par ceux qu'on appelle les casseurs, le gouvernement a annoncé que les manifestations de rue annoncées les jeudi 23 juin et mardi 28 juin pourraient être interdites instillant ainsi l'idée que syndicats et casseurs sont de mèche et portent l'entière responsabilité des bris de magasins ou de matériel urbain. Hier le ministre de l'Intérieur a précisé les intentions du gouvernement en annonçant qu'il ne tolèrerait qu'une « manifestation statique » dans la capitale, autant dire un rassemblement, mais sans défilé.

Le gouvernement montre ainsi qu'il veut s'en prendre aux seuls moyens dont dispose la classe ouvrière pour se défendre en cas d'attaque du patronat et du gouvernement, à savoir, la grève et les manifestations de rue.

La grève, ce gouvernement comme ses prédécesseurs de droite s'y est déjà attaqué de multiples façons en instaurant le service minimum dans un certain nombre de secteurs (Santé, Transport, Énergie, Éducation nationale, etc.), en envoyant ses forces de répression contre les grévistes pour les déloger des usines occupées, en envoyant ses huissiers pour pouvoir faire condamner les grévistes pour « entrave à la liberté du travail ».

Mais voilà qu'il s'attaque aujourd'hui au droit de manifester. C'est un degré supplémentaire franchi par lui dans l'agression contre tous les travailleurs, contre les droits démocratiques élémentaires.

La seule réponse à lui donner, c'est d'être des milliers dans la rue les 23 et 28 juin pour montrer que la rue peut défaire ce que les larbins du patronat ont concocté dans les salons feutrés de Matignon et de l'Elysée !

COMMUNIQUÉ DE L'INTERSYNDICALE DU 15 JUIN 2016

L’intersyndicale CGTR, FO, FSU, Solidaires et UNEF se félicite de la mobilisation du 14 juin des salariés du privé, du public, des jeunes, des chômeurs et des retraités contre la loi El-Khomri. Après trois mois de mobilisation, la détermination est intacte pour obtenir le retrait de la loi travail malgré l’entêtement du gouvernement à ne pas entendre les revendications. Le président du Medef Réunion a traité la CGT de voyou. Ces propos sont inacceptables. L’intersyndicale les condamne fermement et appelle à la mobilisation le jeudi 23 juin à partir de 10 h devant le MEDEF à Ste Marie (Zac la Mare)

Fait à St Denis, le 15 juin 2016, pour l’intersyndicale, Ivan Hoareau

L'Union Régionale Est de la CGTR se joint bien sûr à cet appel et invite tous ses militants à participer à ce rassemblement et à y amener avec eux le maximum de travailleurs. La lutte continue !

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