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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

AUX URGENCES DE SAINT PIERRE IL EST URGENT D’EMBAUCHER

Au service d’urgences du CHU de Saint Pierre le personnel n’arrive plus à faire face à l’afflux quotidien de patients.

Dimensionné pour accueillir 90 patients ce service voit débarquer chaque jour 135 malades avec des pics pouvant aller jusqu’à 165 certains jours.

Avec la pénurie de personnel, en particulier les infirmiers et les aides soignants les files d’attente s’étirent au point que les patients doivent patienter une heure avant un premier diagnostic.

Quant aux agents hospitaliers, ils sont mis à rude épreuve et cumulent des heures supplémentaires qui ne sont pas sans effet sur leur état physique.

Actuellement une seule équipe de nuit est mobilisée pour couvrir un périmètre allant de Saint Leu à Saint Philippe en passant par Cilaos.

Dans ces conditions de travail, la pression mise ainsi sur les salariés est de plus en plus insupportable.

La solution pour sortir de cette situation, autant néfaste pour les malades que pour le personnel, serait que l’établissement hospitalier augmente les effectifs dans ce service. Mais les directions qui se succèdent ont davantage le souci de faires des économies budgétaires que de répondre aux attentes des patients et du personnel.

Le CHU de Saint Pierre tout comme le GHER et Bellepierre sont victimes des coupes réglées dans les dotations financières de l’Etat qui asphyxient petit à petit les hôpitaux.

Au lieu de consacrer des milliards au patronat, les gouvernements qui se succèdent feraient bien mieux d’injecter l’argent nécessaire dans les budgets des hôpitaux pour améliorer les conditions de travail des salariés et la prise en charge des malades.

DES AIDES AUX PATRONS, MAIS PAS DE BAISSE DU CHÔMAGE

En 2014, le nombre de contrats aidés et d’Initiatives Emploi des Jeunes (IEJ) était de 33 700, ce chiffre est passé à 43 414 en 2015. Là-dessus, l’Etat a mis à disposition des employeurs de la Réunion 32 740 emplois et une aide globale de 287 millions d’euros (soit 8766 euros par contrat aidé !).

L’Etat aide officiellement les patrons pour faire reculer (momentanément) le nombre des chômeurs, mais en un an le chômage n’a baissé que de 0,9 %. Un système qui manque sacrément d’efficacité, car à ce rythme-là il faudrait plus d’un siècle pour en finir avec le chômage dans l’île !

SUR UN PETIT AIR DE CALOMNIE…

La campagne contre la CGT et la CGTR continue. Après que les militants de la CGT mobilisés contre la loi Travail se sont vus traiter de voyous par les dirigeants du Médef et du gouvernement, c’est au tour du JIR, journal en perte de vitesse, d’essayer de rameuter son lectorat le plus hostile aux syndicats de travailleurs de faire sa une sur de prétendues malversations des juges prud’homaux de la CGTR.

L’article consacré à ce sujet ne révèle en fait rien, en tout cas rien qui permettrait de penser que nos représentants au tribunal des Prud’hommes se comportent de façon déshonorante.

Bien au contraire puisque la seule chose que son auteur trouve anormale est que les sommes allouées aux salariés, spoliés par leurs employeurs, seraient trop élevées. Or ces réparations sont accordées de façon paritaire, c’est-à-dire avec l’accord des représentants patronaux dans cette instance.

Le journaliste du JIR ferait mieux de se poser la question pourquoi des salariés n’obtiennent pas gain de cause quand leurs droits sont établis (salaires non versés depuis des mois, idem pour les heures supplémentaires, licenciements abusifs, harcèlement sur leurs lieux de travail, etc.). Il lui est conseillé d’assister aux séances prud’homales, ouvertes au public, pour se faire une plus juste opinion de ce que subissent les travailleurs à la Réunion.

Quant au soutien financier versé par les salariés défendus par la CGTR, mais aussi par les autres syndicats, il existe depuis tout temps. Il est de toute façon bien moindre que les sommes demandées par les avocats.

Pour conclure, cet article vise à salir la CGTR, mais aussi à déconsidérer l’institution prud’homale, dont le patronat et le gouvernement aimeraient tant se débarrasser, car c’est la seule où des travailleurs peuvent être défendus par d’autres travailleurs qui savent ce qu’être exploité veut dire !

BONNET D’ÂNE POUR DIDIER ROBERT

En pleine campagne d’inscription des élèves dans les établissements scolaires la Région Réunion a pris la décision de ne plus remettre aux parents d’élèves le « chèque livre » d’un montant de 50 euros pour la location des manuels scolaires des lycéens.

Dépourvus de cette aide, les familles n’ont pas d’autres choix que de faire l’avance de cette somme qui représente 50% du montant de la location, voire plus, avant de se faire rembourser par la suite avec factures et autres justificatifs à l’appui.

La décision de la Région qui a donné comme explication le délai trop court pour entamer les procédures pour garder le dispositif « chèque livre » comme l’an dernier, met les familles dans l’embarras financier surtout celles les plus modestes qui n’ont pas forcément les moyens de sortir des sommes non négligeables d’autant que certaines ont parfois plus d’un enfant au lycée, sans compter les autres dépenses de rentrée à venir.

Les associations de parents d’élèves dénoncent, à juste titre, la décision inacceptable de la Région pour les familles des travailleurs.

LA NUIT, C’EST FAIT POUR DORMIR

Cancers, hypertension, insomnie, troubles mentaux, vie sociale... Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire et du travail (Anses), tous ces domaines sont affectés par le travail en horaires décalés, et particulièrement de nuit.

Cela confirme ce que tous les travailleurs vivent et savent.

En fait, il ne devrait y avoir de travail de nuit que là où il est indispensable à la vie sociale. Pourtant, il a presque doublé en vingt ans. Les employeurs doivent juger cela indispensable... à leurs profits.

RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL !

Contrairement aux attentes du gouvernement, la mobilisation contre sa loi Travail continue. Jeudi 23 juin, il a dû reculer devant sa tentative d’interdire la manif parisienne et des milliers de travailleurs sont à nouveau descendus dans les rues de la capitale pour exiger le retrait de son projet. A la Réunion, à l’appel de l’Intersyndicale, nous nous sommes à nouveau retrouvés à deux cents devant le siège du Médef pour montrer que nous ne voulons pas d’une loi qui nous ferait revenir cinquante ans en arrière et mettrait encore plus les travailleurs à la merci de leurs exploiteurs.

Rendez-vous a été donné aux manifestants pour ce retrouver à nouveau mardi 23 juin cette fois à Saint Denis.

Ne lâchons pas tant que le gouvernement n’aura pas retiré son projet de loi !

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