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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

CHAMBRE D’AGRICULTURE : SALAIRES EN BERNE

Depuis 2012 la valeur du point salarial n’a pas augmenté à la Chambre d’agriculture de la Réunion. À l’exception de quelques agents qui ont bénéficié des valorisations de salaires par le biais de promotions, la grande majorité des salariés ont vu leur paye marquer le pas, voire baisser à cause des hausses des cotisations sociales et de la mutuelle.

Comme nombre de travailleurs, les agents de la Chambre peinent à boucler les fins de mois, certains sont même à découvert bancaire. L’inquiétude est palpable parmi le personnel et le mécontentement commence à se faire sentir.

Samedi 2 juillet à l’initiative de la CGTR et de la CFDT plus d’une vingtaine de salariés se sont réunis pour exposer leur point de vue sur la situation de la Chambre. La question des salaires a été évidemment au centre des discussions et tous étaient d’accord pour réclamer à leur direction une augmentation générale des salaires, mais également des indemnités de repas et des déplacements.

Informé de la revendication de salariés par les représentants du personnel, le président de la Chambre a suggéré que les agents « trouvent les 10% » de leur salaire, autrement dit fassent plus de travail, plus de prestations payantes pour espérer gagner plus !

Ce langage patronal a de plus en plus de mal à passer auprès des salariés de la Chambre qui n’ont pas d’autre choix que de lutter pour obtenir des augmentations de salaire.

LE PORT : DES JEUNES TRAVAILLEURS SANS FOYER

Les 15 résidents du foyer jeunes travailleurs de la ville du Port ont été priés par la municipalité de quitter les lieux sous prétexte que l’association qui gère ce foyer n’est plus en capacité de le faire.

Depuis quelques mois déjà il n’y avait plus de personnel de gardiennage et d’entretien dans ce foyer et les résidents assuraient eux-mêmes l’entretien des locaux. La fermeture du foyer est le coup de grâce porté à cet établissement qui avait incontestablement son utilité.

La Mairie a promis de reloger les locataires, mais sans préciser quand et où. De fait, certains jeunes ont déjà plié bagage et sont retournés habiter chez leurs parents ou ont cherché un autre logement qu’ils payent plus cher évidemment.

Ce foyer rénové il y a environ trois ans en remplacement de l’ancien foyer devenu vétuste, était un soulagement pour les dizaines de travailleurs qui y résidaient ou y ont résidé à cause du prix du loyer modéré (moins de trois cents euros) adapté aux faibles revenus des jeunes travailleurs et des étudiants de la ville souvent en situation de précarité.

La décision de la municipalité de fermer (provisoirement ?) ce foyer porte donc un coup dur au porte-monnaie des travailleurs qui pourraient désormais se retrouver dans une situation financière catastrophique. La municipalité du Port ne pouvait-elle pas assurer la gestion et le maintien de ce foyer ? Jusqu’alors cinq salariés au total s’occupaient du nettoyage et du gardiennage des lieux. Maintenir ces salariés à ces postes était hors de portée de la Mairie du Port ?

Pour la CGTR ces logements nécessaires aux jeunes travailleurs doivent être maintenus sur ce site ou ailleurs.

LOI TRAVAIL : UNE PAUSE DANS LA MOBILISATION, PAS LA FIN !

La dernière manifestation contre la loi Travail a encore rassemblé plusieurs dizaines de travailleurs devant la préfecture de Saint Denis et plusieurs dizaines de milliers en France montrant ainsi au gouvernement que la fraction la plus déterminée des salariés contre son projet de loi n'a pas baissé la garde.

Face à cette opposition, le gouvernement, Valls et El Khomri en tête, mais aussi ses relais locaux en la personne des députés socialistes réunionnais, affichent une détermination intacte. Lors du rassemblement socialiste à la Trinité, la députée Monique Orphé a déclaré « Certains ont dit que ça va faciliter les licenciements, qu’il n’y aura plus de CDI. Mais c’est écrit ou ? Ceux qui disent ça n’ont pas mis le nez dans le contenu de la loi », alors que tout le projet de loi consiste précisément à fragiliser la situation des salariés par rapport à leurs employeurs. Travestir la réalité, mentir aux travailleurs, voilà tout ce qui reste à ces politiciens entièrement acquis aux thèses patronales.

Le texte repasse à présent devant les députés, pour refaire encore un tour devant les sénateurs et être finalement voté ou promulgué d'office à l'aide du 49-3 par le gouvernement au plus tard en août.

Le gouvernement espère ainsi parvenir à ses fins et mettre ainsi un terme à la contestation. Ce que, par contre, nous souhaitons à la CGTR, c'est que la période dans laquelle nous sommes entrés, celle des vacances (pas pour tous !), permette à nos militants et aux travailleurs de faire le point et de se préparer à reprendre le combat à la rentrée. Une journée de mobilisation est d'ores et déjà annoncée le 15 septembre.

FRANCE TÉLÉCOM : LES DÉGÂTS HUMAINS DU SYSTÈME CAPITALISTE

La privatisation de France Télécom a été décidée en janvier 1998 par le gouvernement Jospin, sous la présidence de Chirac.

Afin d'assurer de juteux profits aux nouveaux actionnaires et financer les opérations d'achat d'autres entreprises, la direction de cette entreprise a alors impulsé une politique de réduction des coûts salariaux draconienne prévoyant de réduire les effectifs de 22 000. Ces derniers passeront ainsi entre 2005 et 2009 de 196 000 à 167 000.

La privatisation s'accompagnera aussi de nouvelles techniques de managements, méthodes consistant à dégrader les conditions de travail, afin de pousser psychologiquement une partie des employés au départ volontaire, réduisant ainsi les indemnités à payer.

Ces pressions énormes et constantes sur les employés auront pour conséquence une vague de suicides chez les salariés de France Télécom de janvier 2008 à mars 2010. En septembre 2010, le nombre de suicides depuis le lancement du plan NExT (Nouvelle expérience des Télécommunications) s’élevait à cinquante-huit. Le 26 avril 2011, un cadre de France Télécom, Rémy Louvradoux, se suicidait en s'immolant par le feu.

Aujourd'hui le procès des responsables de cette politique de compétitivité à tout va et de ses effets sur le personnel est relancé. Le président de l'époque, Didier Lombard, est directement visé (il avait déclaré en 2007 : « Je ferai les départs d'une façon ou d'une autre, par la fenêtre ou par la porte »), ainsi que son numéro 2 et le responsable des RH de l'époque. Ils sont en effet directement responsables de la mort de dizaines de salariés, mais aussi de l'effondrement psychologique de centaines d'autres. 10 ans après les faits, les ex dirigeants de France Télécom courent toujours, car leur politique n'est autre que celle du système capitaliste, un système barbare qui vise à réaliser le maximum de profits avec le minimum de travailleurs quitte à broyer la vie des individus.

RETRAITES

La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, vient de faire savoir que « le régime des retraites est à nouveau équilibré et qu'il n'y aurait pas besoin de reculer encore l'âge de départ à la retraite ». Quelle hypocrisie de la part de ce gouvernement qui n'est jamais revenu sur les décisions de la droite en la matière qui fait qu'aujourd'hui beaucoup de travailleurs âgés ne disposent pas du nombre de trimestres suffisants pour bénéficier d'un repos bien mérité et sont obligés de travailler jusqu'à 62 ans minimum, y compris dans les métiers les plus durs, quand ils ne sont pas relégués au chômage avec des indemnisations insuffisantes pour vivre.

Quelle hypocrisie de la part de ce gouvernement qui a gelé les retraites depuis avril 2013 et a décidé de prolonger cette mesure jusqu'en octobre 2016 !

La suite de sa déclaration n'est pas pour nous rassurer, car la ministre a évoqué la nécessité d' « harmoniser les différents régimes », en clair de s'en prendre à nouveau aux droits des salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP, fonctionnaires, etc).

C'est pourquoi les revendications de la CGTR sont toujours d'actualité : retraite pour tous à 60 ans après 37,5 années de cotisation et retraite minimum portée à 1800 €, comme le Smic.

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