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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

RÉSULTAT DE L' ÉLECTION DE DP AU GARAGE POINAMA DE SAINT ANDRÉ

Les élections au garage Poïnama se sont déroulées le vendredi 29 juillet 2016.

Sur 18 inscrits, il y a eu 11 votants, la CGTR a présenté une liste et a obtenu 9 voix.

Nous avons donc un élu titulaire et un élu suppléant.

La CGTR qui a mené en janvier 2016 la première grève victorieuse, pour l'augmentation des salaires et la reconnaissance des qualifications des ouvriers, depuis la création de cette entreprise, conforte sa position et reste la seule organisation présente dans cette entreprise.

LA POSTE : LES PRIX S'ENVOLENT, LA QUALITÉ DU PRODUIT DÉGRINGOLE. RAS-LE -BOL !

Le prix du timbre postal qui était de 0,46 € au 31 décembre 2001, lors du passage du franc à l'euro, est passé au 1er janvier 2016, à 0,80 € soit une augmentation de 74 % en l'espace de 14 ans. Pendant la même période le Smic horaire est passé de 6,83 € à 9,67 €, soit une augmentation de 41,5 %. Cherchez l'erreur !

Mais ce n'est pas fini. Le gouvernement vient d'annoncer que le timbre passera à 0,85 € au 1er janvier 2017, soit une nouvelle augmentation de 6 % alors que le service postal ne cesse de se dégrader à cause des effectifs insuffisants au tri et à la distribution et des fermetures d'agences postales, définitives ou temporaires, qui en découlent.

Les travailleurs de la Poste ont à plusieurs reprises cessé le travail pour protester contre ces économies de personnel. Les usagers aussi n'acceptent pas cette situation sans bouger. La mobilisation des habitants de Dos d'Âne mercredi 27 juillet contre la fermeture du bureau de poste de leur village pendant les vacances est là pour l'attester !

MENACE SUR UN TIERS DES EFFECTIFS DE SFR

Deux ans et demi après avoir mis la main sur SFR grâce à son fonds d'investissement Altice, le capitaliste spéculateur Patrick Drahi vient de confirmer son intention de supprimer 5000 emplois sur les 14 300 que compte cette société. Dès le rachat de SFR, cet individu avait annoncé la couleur en déclarant que SFR était en « sureffectif ».

En fait Drahi s'est fortement endetté auprès des banques pour racheter SFR, mais aussi d'innombrables autres entreprises. Aujourd'hui il cumule 50 milliards de dettes qu'il va lui falloir rembourser. Et comme tout capitaliste soucieux de préserver sa source d'enrichissement (les salariés), il n'a pas trouvé de meilleur moyen que d'augmenter l'exploitation des travailleurs de SFR. Sous la pression de la direction, 1200 d'entre eux ont démissionné en l'espace de deux ans alors que Drahi s'était « engagé » à ne pas diminuer les effectifs pendant trois ans. On voit ce que vaut la parole de cet exploiteur.

La menace se rapproche donc pour le personnel de SFR en France, mais aussi à la Réunion où les agences SFR emploient 390 personnes.

Riche à milliards, Drahi et les actionnaires de SFR encaissent à ce jour les factures de 17 millions d'abonnés. Ils ont donc largement de quoi maintenir les emplois. Mais seule la lutte et la mobilisation des travailleurs de SFR les y obligeront.

À PROPOS DU PERSONNAGE

Dans l'organigramme de l'empire Drahi, on retrouve la holding personnelle de Patrick Drahi, Next LP, puis un enchaînement de filiales situées dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou la Panama. Son nom apparaît ainsi dans les Panama Papers par l'intermédiaire d'une société qui a été actionnaire « de passage » d'Altice IV en décembre 2008 (d'après les journaux les Echos et le Canard Enchaîné).

Patrick Drahi est connu aussi pour ses prises de position ouvertement hostiles aux travailleurs. Auditionné en mai 2015 devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, il a déclaré être « pour la réduction des semaines de congés et une augmentation du temps de travail au nom de la compétitivité ».

Au moins cela a le mérite d'être clair, il s'agit d'un adversaire de classe déclaré des travailleurs qui ne doivent surtout pas baisser la garde devant lui s'il veulent sauver leur peau !

ÉTAT D'URGENCE... CONTRE LES TRAVAILLEURS

Le 21 juillet dernier, au lendemain de l'attentat terroriste commis à Nice, le gouvernement a pris prétexte de ce drame pour prolonger l'état d'urgence de six mois, c'est-à-dire jusqu'en janvier 2017, se réservant même la possibilité de le prolonger jusqu'aux élections présidentielles d'avril.

Il en a profité pour y glisser un alinéa supplémentaire qui dit en substance que « Les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent être interdits dès lors que l’autorité administrative justifie ne pas être en mesure d’en assurer la sécurité, compte tenu des moyens dont elle dispose ». Comment ne pas y voir une attaque directe contre les travailleurs et les syndicats qui ont annoncé leur volonté de manifester à nouveau le 15 septembre contre la loi Travail ?

Le gouvernement socialiste avait déjà tenté d'interdire les dernières manifestations sous prétexte de déprédations commis par les casseurs en juin dernier. Il se dote cette fois-ci d'un arsenal législatif pour nous empêcher d'exprimer notre opposition à sa politique de casse du droit du travail.

Incapable de mener avec succès la lutte contre le terrorisme alimenté par ses interventions guerrières au Moyen Orient ou en Afrique, il voudrait que les travailleurs se mettent au garde à vous dans les territoires français. Il peut toujours rêver !

AVEC LE CICE, LE GOUVERNEMENT ENCOURAGE LE PARASITISME PATRONAL

Depuis la mise en place du CICE (Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi) en 2013 par le gouvernement Valls, l'État a fait un cadeau de 48 milliards d'euros au patronat, soit 16 milliards d'euros par an.

16 milliards, c'est l'équivalent de 842 105 emplois payés au SMIC, cotisations sociales patronales comprises, pendant un an.

Le CICE devait permettre aux entreprises, entre autres, de recruter de nouveaux salariés. Or depuis 2013, le chômage n'a cessé d'augmenter. Il est passé de 4,627700 millions à 5,457400 millions toutes catégories confondues, soit une augmentation de 830 000 chômeurs en 3 ans. Ces milliards qui devait créer de l'emploi ont été empochés par le patronat avec l'effet inverse du but affiché.

Eh bien le gouvernement a décidé non seulement de ne pas mettre fin à ce dispositif, mais au contraire de le renforcer en faisant passer le taux du CICE métropolitain de 6 % cette année à 7 % en 2017 (à la Réunion, il est déjà à 9 % !).Voilà comment l'argent public est dilapidé et permet aux capitalistes de continuer à se remplir les poches avec moins de travailleurs.

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