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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs.  Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

SDHP : SALAIRES DE JUILLET IMPAYÉS

À la SDHP de Bras Panon, l'avenir des salarié(e)s est incertain. L'entreprise a été mise en redressement judiciaire début août, mais les salaires ne sont toujours pas versés alors que la soixantaine de travailleurs et de travailleuses, souvent employés à temps partiel, donc avec des salaires extrêmement bas, a continué à travailler jusqu'à présent.

L'AGS contactée par nos syndiquées vient de leur répondre que les virements seraient faits en fin de semaine. Une situation insupportable qui ne pourra pas durer indéfiniment.

Tout travail mérite salaire, dit-on, mais pour les travailleurs les plus mal payés, il y a loin de la coupe aux lèvres !

NAO SESSA SA (SUPER U - SAINT ANDRÉ)

Lors des dernières NAO, notre représentant syndical revendiquait une augmentation de 150 euros pour tous, l'augmentation de la participation du patron aux tickets restaurant, l'amélioration des conditions de travail, l'égalité homme femme dans le travail.

La direction n'a pour autant dire rien voulu lâcher sur les salaires et n'a concédé que 0,6 % d'augmentation (bien loin derrière l'augmentation des prix de ses marchandises !), rien aussi sur les tickets restaurant, des bons mots sur l'égalité homme femme qui ne lui coûtent rien. Le seul point positif étant l'achat d'un transpalettes qui évitera aux travailleurs de se casser les reins en chargeant les marchandises.

On est loin du compte. Mais pour que la situation change, il faudra à un moment ou un autre que les travailleurs du magasin interviennent eux-mêmes dans le débat !

À LA CHAMBRE D'AGRICULTURE, IL FAUT EMBAUCHER !

À la Chambre d'Agriculture, les inséminateurs rencontrent des difficultés à récupérer des week-ends et des jours fériés travaillés et enchaînent de fait six à quinze jours de travail sans repos dominical, ni compensateur. Cette situation est due au sous-effectif de ce service, accentué par les arrêts pour cause de maladie ou accidents de travail assez fréquents dans ce seul service où les agents travaillent régulièrement les jours fériés et les week-ends.

Les agents qui ont acquitté leur semaine de travail sont donc obligés de remplacer leurs collègues arrêtés et dépassent la durée règlementaire du travail sans pouvoir prendre les jours de repos qui leur sont dus.

Pour faire face à ce problème récurrent, la direction avait déjà demandé aux inséminateurs de renoncer à leurs jours de RTT et de passer aux 35 heures hebdomadaires. Bien que la majorité ait accepté cette proposition, le problème reste entier montrant que l'effectif du service est insuffisant pour répondre à la tâche et qu'il faut donc embaucher des inséminateurs pour que le service fonctionne normalement.

PESTICIDES LA SANTÉ ET LA VIE DES TRAVAILLEURS DE LA TERRE EN DANGER

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses) a publié un rapport intitulé "Expositions professionnelles aux pesticides en agriculture" au mois de juillet dernier mettant en garde contre l'utilisation « intensive et parfois clandestine » de pesticides dans l'agriculture réunionnaise.

Ces produits sont dangereux et sont la cause de plusieurs maladies graves au nombre desquelles le cancer, la stérilité et les maladies neurologiques et de la peau.

Les plus exposés sont les 7700 agriculteurs de la Réunion, mais aussi les ouvriers agricoles. Les premiers sont depuis plusieurs années informés des risques et formés à la manipulations de ces produits toxiques, mais les seconds, malgré leurs demandes en dotation EPI (masques et combinaisons, locaux aménagés pour se laver, etc.), continuent souvent à travailler sans protection, car leurs employeurs, pour des raisons d'économies et par cynisme, refusent de les leur attribuer.

Il n'y a donc aucune fatalité dans les maladies dont peuvent être atteint ces travailleurs qui doivent mener le combat jusqu'au bout pour obtenir les protections et dispositifs nécessaires à la préservation de leur santé et y compris refuser de travailler si ces conditions ne sont pas réunies.

AFRIQUE DU SUD : QUATRE ANS APRÈS MARIKANA, LES MINEURS TOUJOURS AUSSI EXPLOITÉS ET MÉPRISÉS

Il y a quatre ans avait lieu le massacre de Marikana en Afrique du Sud. Des milliers de mineurs travaillant pour le groupe capitaliste Lonmin se mettaient en grève pour obtenir le triplement de leurs salaires qui ne leur permettaient pas de vivre. Ils exigeaient que ceux-ci passent de 4000 à 12400 rands (soit de 270 à 840 euros par mois).

La réponse de Lonmin, soutenue à fond par l'ANC au pouvoir, ne se fit pas attendre. La police envoyée sur place déloger les piquets de grève tira dans le tas et fit 34 morts et des dizaines de blessés.

Aujourd'hui, les mineurs n'ont eu droit qu'à des augmentations minables et leurs salaires sont loin des 12 400 rands réclamés alors que le coût de la vie n'a cessé d'augmenter depuis 2012. Par ailleurs, la promesse faite aux mineurs par Lonmin de leur fournir des logements décents n'est toujours pas respectée. Beaucoup continuent à vivre dans des taudis sans eau et sans électricité. Le gouvernement a seulement répondu qu'il indemniserait les familles des mineurs assassinés par les forces de l'ordre, mais pour l'instant celles-ci, privées de ressources depuis 4 ans, n'ont rien touché.

Le régime de l'apartheid social règne toujours en Afrique du Sud et il faudra beaucoup d'autres luttes de la classe ouvrière pour que justice lui soit enfin rendue.

RAPPEL DES RÉUNIONS DE MILITANTS

Le samedi 3 septembre à heures à la confédération : Conseil confédéral (responsables des UR, des syndicats et des fédérations)

Le samedi 10 septembre à 8 heures 30 : assemblée générale des militants de l'Est pour préparer la grève du 15 septembre et plus généralement la rentrée sociale, la campagne pour les élections TPE de décembre.

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