Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

LE PROJET DE LOI POUR L'ÉGALITÉ RÉELLE :

DE NOUVELLES ATTAQUES EN PERSPECTIVE CONTRE LES TRAVAILLEURS

Ce projet de loi, portée par Ericka Bareigt, ex-députée du Parti socialiste de la Réunion, promue secrétaire d' « État à l'égalité réelle » et la ministre des Outre Mers, George Pau Langevin, a été présenté au conseil des ministres du 3 août dernier.

L'objectif affiché par le gouvernement est « La réduction des écarts de développement que connaissent les populations d’outre-mer au sein du peuple français dans un objectif d'égalité réelle ». Mais dans la bouche des politiciens le sens des mots est détourné.

Ainsi en 2001, le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, sous prétexte d' « égalité hommes/femmes » ré-autorisait, après 109 ans d'interdiction, le travail de nuit pour les femmes.

En 2016, les successeurs de Jospin au gouvernement, sous prétexte d'égalité avec la métropole, ... se proposent d'instaurer un « Smic régional » et de réduire fortement la prime des fonctionnaires.

Rappelons que la revendication d'un Smic local est celle du patronat de la Réunion qui milite depuis des années pour un Smic minoré par rapport à la métropole pour soi-disant lutter contre la concurrence des pays de la zone océan indien où le salaire minimum est effectivement bien inférieur à celui de France (quand il existe !), mais profite aussi aux patrons réunionnais et français y possédant des entreprises !

Si cette menace était mise à exécution, cela se traduirait par une baisse importante du pouvoir d'achat des travailleurs les moins bien payés à la Réunion. Cela nous ramènerait 20 ans en arrière et constituerait une injure pour toutes celles et tous ceux qui ont lutté pour avoir les mêmes droits sociaux qu'en métropole.

L'autre menace vise les fonctionnaires : le gouvernement propose ni plus ni moins que de ramener le taux de cette prime à 20 % au lieu de 40 % aux Antilles et 52 % à la Réunion et de la diviser par deux dans les TOM. Lurel, ex-ministre socialiste des DOM, a fait ses comptes : cette décision générerait 300 millions d'économie pour l'État la première année et 70 à 80 millions les années suivantes. Là aussi il s'agit de s'en prendre à une certaine catégorie de travailleurs en les désignant comme responsables de la vie chère alors que les patrons en sont seuls responsables.

Comme on peut le constater une fois de plus, le gouvernement continue à s'en prendre aux travailleurs pour mieux arroser les patrons.

La CGTR avertit donc ses militants et les travailleurs des nouveaux mauvais coups qui se trament contre eux dans les cabinets ministériels. Cela ne peut que renforcer notre détermination à organiser la riposte, à commencer par la journée de grève et de manifestation du 15 septembre !

13 MILLIONS DE RETRAITÉS PRIS EN OTAGE DEPUIS 3 ANS

La commission des comptes de la Sécurité sociale, sous le contrôle du gouvernement, vient de rendre son avis : les retraites versées par celle-ci ne seront pas revalorisées au 1er octobre prochain. Pour la troisième année consécutive, les plus de 13 millions de retraités du pays subiront donc le gel des pensions de retraites versées par la CNAV, la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. La dernière revalorisation, de 1,3 %, remonte à 2013.

Les retraites complémentaires, autre partie de la pension de retraite des salariés du privé, subissent le même sort puisqu'elles sont bloquées depuis 2014. Et cela devrait durer, à la suite de l’accord que le patronat a fait valider sans difficulté en octobre 2015 par la CFDT et les quelques autres signataires habituels, où il est décrété que les revalorisations des pensions seront inférieures d’un point à l’inflation jusqu’en 2019. À cela s’ajoute, pour les salariés prenant leur retraite à 62 ans (l’âge légal de départ à la retraite aujourd’hui), une décote de 10 % de leur complémentaire.

Merci qui ?

NON, NON, RIEN N'A CHANGÉ, TOUT, TOUT A CONTINUÉ...

Suite à l'appel à la grève à la Poste des syndicats CGTR et Sud pour exiger plus de moyens humains pour assurer leurs tâches, la direction de la Poste s'est fendu d'un communiqué se félicitant du peu de participation du personnel à ce mouvement et affirmant que la distribution du courrier est assurée et que ses service fonctionnent normalement.

Effectivement, le courrier arrive toujours à destination... avec parfois 2 ou 3 semaines de retard, les files d'attente aux guichets s'étirent en début de mois et de paiement des allocations sur plusieurs dizaines de mètres et les guichets à billets sont toujours fréquemment en panne ou en manque de coupures.

En effet rien n'a changé, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

POUR UN RATTRAPAGE DE SALAIRES IMMÉDIAT DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Le gouvernement annonce une revalorisation salariale importante des personnels de l’Éducation nationale pour la rentrée 2016-2017.

La CGTR prend acte positivement de cette future revalorisation qui vient compléter l’augmentation du point d’indice de 0,6 % en juillet 2016 et de 0,6 % en février 2017 annoncée il y a quelques semaines. Ces annonces étaient attendues avec impatience par les travailleurs de l’éducation nationale qui ont subi le gel du point d’indice depuis 5 ans et qui ont perdu 14 % de pouvoir d’achat depuis l’année 2000.

Malgré tout, cette augmentation est loin de compenser cette perte de pouvoir d’achat, d’autant qu’une partie de cette augmentation se fera sous la forme d’une intégration partielle des indemnités et primes dans le salaire. Rien n’est prévu pour garantir l’indexation de l’augmentation indiciaire en fonction de l’augmentation du coût de la vie.

Par ailleurs dans ces annonces, il n’est en aucun cas question des personnels non-titulaires, de plus en plus présents dans la fonction publique d’Etat, notamment dans l’éducation nationale. Ces derniers sont toujours en attente d’une circulaire de cadrage sur les rémunérations.

La CGTR exige une augmentation immédiate de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale de 400 euros en rattrapage du pouvoir d’achat perdu.

EL KHOMRI AU SECOURS DES PATRONS D'AIR FRANCE

Suite à la manifestation des travailleurs d'Air France d'octobre 2015 contre l'annonce de 2900 suppressions supplémentaires d'emplois à Air France lors de laquelle deux cadres de direction avaient vu leur chemise arrachée, quatre agents avaient été licenciés. La direction avait demandé le licenciement d'un cinquième salarié, délégué du personnel CGT, mais cette demande avait été refusée par l'Inspection du Travail. Le 5 août dernier, en conseil des ministres, la ministre du Travail, Myriam El Khomri a autorisé son licenciement.

Pour la CGT et la CGTR, il s'agit dans les deux cas d'une vengeance de classe contre ces travailleurs qui défendaient leurs emplois. La violence, c'est Air France qui l'exerce depuis des années contre ses salariés.

La CGT et la CGTR exigent la réintégration sans conditions de ces cinq travailleurs !

Commenter cet article