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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTwuR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTwuR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

EDF : CONSÉQUENCES DU NON REMPLACEMENT DES DÉPARTS À LA RETRAITE

EDF Réunion se targue d'embaucher chaque année un certain nombre de travailleurs correspondant aux besoins de ses services administratifs et techniques.

Mais à l'Exploitation de Moufia, service technique chargé du réseau électrique, c'est l'inverse qui se passe. Des trois chefs d'équipe que comptait ce secteur, il n'en reste plus que deux suite au non remplacement d'un départ à la retraite. Les deux maîtrises restantes doivent donc faire le travail de trois, s'occuper des raccordements des entreprises au réseau, de la programmation des travaux pour l'entretien du réseau et des postes de transformations et du travail administratif qui en découle.

Mais dans les faits, et cela n'a rien d'étonnant, c'est impossible. Le seul résultat obtenu a été d'épuiser ces travailleurs qui ne peuvent plus respecter les délais de réalisation des raccordements sur lesquels s'était d'ailleurs engagée la direction.

Celle-ci a en effet signé un accord avec le groupement des entreprises du BTP pour que les raccordements se fassent sous maximum 45 jours. Ce délai n'est pas respecté, ce qui a pour autre conséquence pour les deux maîtrises de Moufia de devoir encaisser les récriminations et les pressions incessantes des patrons du bâtiment.

À force de vouloir économiser sur le personnel, EDF, comme les autres patrons, ne parvient qu'à détériorer les conditions de travail de ses travailleurs et le service qui devrait être rendu aux usagers.

EDF doit remplacer ceux et celles qui partent à la retraite ou sont mutés dans d'autres services ou centres. Telle est la solution.

GRÈVES DE MÉDECINS HOSPITALIERS

Lundi 26 septembre les médecins hospitaliers de l’île ont répondu massivement à un appel à la grève local et national pour dénoncer notamment le manque de reconnaissance de leur temps de travail, les activités non cliniques qui ne sont plus effectuées par manque de médecin, des rémunérations non équitables entre le secteur privé et public.

Alors qu’un texte européen limite le temps de travail des médecins hospitaliers à 48 heures hebdomadaires, ceux-ci approchent dans la réalité les 60 heures. Les anesthésistes par exemple, dont le temps de travail est compté en demi-journée effectuent 10 demi-journées par semaine, ce qui fait environ 50 heures par semaine. Les médecins de gardes travaillent entre 18h et 8H, soit une journée de travail de 14h.

Le manque de médecins empêche également les hospitaliers de dégager du temps pour faire des activités non cliniques comme la recherche alors que 20% de leurs temps devraient être consacrés à ces activités autres que les soins.

Les restrictions budgétaires que les gouvernements successifs opèrent dans les hôpitaux ont des conséquences catastrophiques pour le personnel soignant et non soignant, quelque soit leur fonction, et bien sûr pour les malades.

Au lieu de subventionner à tire-larigot les capitalistes, l’État devrait consacrer ces milliards à créer des emplois dans les hôpitaux afin que les salariés, en l’occurrence les médecins, puissent travailler dans de bonnes conditions. Il y va de leur santé et de celle des malades.

IFCASS DIEPPE : LE GOUVERNEMENT RECULE

Après 5 ans de mobilisation pour la sauvegarde de l'Institut de Formation aux Carrières Sanitaires et Sociales (IFCASS), le gouvernement a accepté de lui fournir une contribution d'équilibre de 900 000 euros par an pendant 5 ans.

Cet institut qui forme des centaines de jeunes, pour la plupart originaires des DOM, principalement de la Réunion, désirant se former aux métiers de la santé, était menacé de fermeture pour cause de manque de financements publics. Cette situation était d'autant plus choquante que ses performances en matière de réussite aux examens et d'insertion professionnelle des étudiants (70 %) étaient plus qu'honorables.

Mais si l'IFCASS est aujourd'hui sauvé, du moins pendant quelques années, ce n'est pas dû au gouvernement, mais aux actions répétées des stagiaires et de leurs professeurs : grèves et manifestations devant le ministère des DOM en particulier qui l'ont obligé à lâcher le financement nécessaire.

LE CHÔMAGE : UNE PLAIE POUR LES TRAVAILLEURS

Comme en France, le chômage est reparti à la hausse à la Réunion.

Les aides de toutes sortes allouées au patronat par le gouvernement ne font rien à l'affaire. Les patrons n'embauchent que ceux dont ils ont strictement besoin. Dans les entreprises, ils n'arrêtent pas de tirer sur la corde en imposant des horaires déments à leurs salariés dans de nombreux secteurs (BTP, commerce, transport de personnes et marchandises, santé, etc.). Faire faire le double de travail à un seul travailleur, c'est tout bénef pour l'exploiteur !

À cela s'ajoutent l'utilisation abusive des contrats de formation en alternance, des apprentis, des multiples emplois précaires sans perspectives d'embauche ferme, etc. qui ne font que cacher la misère et diminuer artificiellement les chiffres du chômage.

Depuis que le gouvernement a fait voter ses lois Travail, Macron, son Pacte de Responsabilité, les patrons se sentent pousser des ailes. Mais tout cela se fait sur le dos des travailleurs et des chômeurs, au détriment de leur équilibre personnel, de leur vie familiale et de leur santé.

Il est plus que temps que la classe ouvrière reprenne le chemin du combat contre l'exploitation patronale en imposant la diminution du temps de travail (les 32 heures revendiquées par la CGT), la répartition du travail entre tous (c'est-à-dire l'embauche de tous les chômeurs), sans diminution de salaire, en prenant sur les profits.

LES AVANCÉES « SOCIALES » DE MONIQUE ORPHÉ

La députée PS Monique Orphé propose des amendements au projet de loi pour « l’égalité réelle » pour dit-elle « parachever l’égalité sociale » entre la Réunion et la métropole. Elle demande en particulier à son gouvernement de prolonger le complément familiale jusqu’à la 21ème année (actuellement limité à la cinquième année de l’enfant) aux familles de plus de trois enfants et le relèvement du seuil de remboursement du minimum vieillesse sur une succession.

Des mesurettes qu’elle craint tout de même être torpillées par sa camarade et ministre de l’Outremer Ericka Bareigts.

Monique Orphé ne se fait pas d’illusions…la CGTR non plus !

De la part du gouvernement qui annonce zéro euro d’augmentation pour les retraites, qui a décidé d’une baisse des allocations logement, etc. et qui entend continuer faire des cadeaux par milliards au patronat les travailleurs n’ont rien à attendre.

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