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Publié par la cgtr

SIOU : DES DIZAINES DE TRAVAILLEURS MENACÉS DE LICENCIEMENT

L'entreprise Siou (BTP – Saint André) a été mise en redressement judiciaire au regard de sa situation financière. Si les collectivités lui doivent de l'argent, le patron en doit aussi beaucoup aux fournisseurs et aux caisses (Sécu, caisse congés payés BTP).

Ce dernier, afin d'alléger sa masse salariale, fait actuellement pression sur les ouvriers pour qu'ils acceptent de partir en “départs volontaires”. Il a de toute façon annoncé 37 licenciements sur près de 90 salariés que compte l'entreprise.

Mais il n'est pas dit qu'en mars 2017, quand la période de redressement judiciaire prendra fin, l'équilibre financier de l'entreprise soit rétabli. Aussi ce ne sont pas 37, mais peut-être bien la totalité des salariés de cette entreprise qui risquent de perdre leur emploi.

Pendant des années ceux-ci ont donné leur courage et leur sueur aux dirigeants de Siou et ont souvent été traités avec mépris par les patrons qui en ont pris à leur aise avec la reconnaissance des qualifications et le paiement des heures supplémentaires par exemple. Leur travail a permis aux dirigeants de s'enrichir sur leur dos. À présent que les affaires tournent moins bien, ils veulent se débarrasser au moindre coût de ces travailleurs qui ne sont pas assurés de retrouver un travail dans l'immédiat.

Les travailleurs n'ont pas à payer à la place des patrons. Il faut prendre sur leurs profits accumulés pour maintenir les emplois. Non aux licenciements !

 

MALAISE À LA CHAMBRE D'AGRICULTURE

Constatant que le nombre d'arrêt maladie et d'accidents de travail ont tendance à augmenter à la Chambre d'Agriculture, mais également les tensions palpables dans certains services, les délégués de la CGTR ont tiré la sonnette d'alarme et ont demandé l'intervention d'experts en risques psycho-sociaux. Ces experts entendront le personnel, puis rendront leur rapport au bout de 4 à 6 mois d'enquête au sein de cet établissement public.

Pour la CGTR, l'expertise n'a pas pour but de déterminer les causes du mal être des agents de la Chambre et de la dégradation de leurs conditions de travail, car elles sont déjà connues : baisse d'effectifs avec pour conséquence l'augmentation de la charge de travail des agents, manque de moyens matériels et surtout incertitude sur la pérennité des emplois à la Chambre d'Agriculture.

Cette expertise, espérons-le, sera une pression supplémentaire sur la direction qui fait fi de la santé du personnel.

 

USINE BOIS ROUGE : LES SYNDICATS FONT RECULER LA DIRECTION

Dans un courrier adressé à la direction de Tereos, les syndicats (CGTR, FO et la CFDT) de l'usine de Bois Rouge ont demandé le retrait de l' “écart technique” de la semaine 38 dans le calcul de la prime d'intéressement des -ouvriers. Cet écart technique qui évalue la perte de richesse des cannes stockées sur les plateformes était particulièrement élevée à cause du temps d'attente trop long consécutif au blocage des usines et des centres de réception par les planteurs fin septembre. La prise en compte de cet indice aurait fait baisser la prime d'intéressement des ouvriers versée après la campagne sucrière. Les syndicats et les salariés ont considéré à juste titre qu'ils n'étaient pas responsables de cette perte.

Après un premier entretien, la direction de l'usine n'a pas voulu entendre raison, suite à quoi les syndicats ont menacé de faire grève ce lundi ... avec d'autres revendications.

Finalement, vendredi dernier, la direction a accepté la revendication des syndicats qui peuvent se prévaloir de ce recul de la direction.

 

JUSTICE POUR LES OUVRIERS DE GOODYEAR !

Confrontés à une direction qui avait décidé de fermer leur usine en 2014, les ouvriers de Goodyear Amiens se sont mobilisés pour sauvegarder leurs emplois. Beaucoup travaillaient dans cette entreprise de production de pneus depuis de longues années, et dans un département particulièrement frappé par le chômage, n'avaient quasiment aucune chance d'y retrouver un autre emploi.

Goodyear est une grande entreprise américaine de production de pneus, la troisième plus importante dans le monde, après Brigestone et Michelin. Elle a vendu pour 20 milliards d'euros de produits en 2012. Elle exploite 75 000 travailleurs dans de nombreux pays. Mais sa direction a décidé de la restructurer pour la rentabiliser et assurer les profits attendus par les actionnaires.

Ces coupes claires dans les effectifs ne se sont pas réalisées sans réaction des travailleurs. Ainsi en 2006 les travailleurs d'une usine du Kansas aux Etats-Unis ont fait grève contre les projets de Goodyear pendant plusieurs semaines lui faisant perdre des centaines de millions de dollars.

Les travailleurs de l'usine d'Amiens Nord ne sont pas non plus restés les bras croisés et ont entamé la lutte depuis plusieurs années. Ils ont tenté de monter une coopérative ouvrière pour reprendre l'entreprise, mais les pouvoirs publics français s'y sont opposés, puis ils se sont battus pour obtenir le triplement des indemnités de licenciement (20 000 €). C'est dans le cadre de cette lutte qu'en janvier 2014 deux cadres (un responsable de production et le directeur des RH) durent rester 30 heures à négocier avec les grévistes.

La direction de Goodyear déclara qu'ils avaient été séquestrés et toute la classe politique s'en prit alors aux travailleurs de Goodyear montrant sa haine pour les exploités qui relèvent la tête.

Alors même que les prétendues victimes, les deux cadres de direction, avaient retiré leur plainte, c'est le parquet, c'est à dire le ministère de la Justice, donc le gouvernement, qui réclama pour ces camarades de longues peines d'emprisonnement. Le tribunal condamna 8 d'entre eux à 20 mois de prison dont 9 fermes et le reste avec sursis.

Le 19 octobre dernier, l'affaire repassait devant le tribunal d'Amiens. Plusieurs milliers de travailleurs et de militants de la CGT les ont accompagnés pour leur montrer leur solidarité.

Au sortir du procès, les mois de prison fermes furent transformés en prison avec sursis.

Ce recul est à mettre sur le compte de la combativité des ouvriers de Goodyear, mais aussi des militants de toute la CGT. Un nouveau procès doit avoir lieu en janvier. La CGT appelle à nouveau à la mobilisation pour obtenir leur relaxe.

La CGTR est entièrement solidaire de leur combat.


 

GHOSN SAUVEUR DE MITSUBISHI ? MAIS PAS DE SES TRAVAILLEURS !

Le rachat de Mitsubishi par Renault-Nissan, pour 2 milliards d'euros, a eu lieu suite aux difficultés de l'entreprise japonaise, prise comme Volkswagen la main dans le sac à trafiquer ses chiffres. Le groupe Renault-Nissan vient de placer son PDG Carlos Ghosn à la tête de sa nouvelle propriété, provoquant un bond de 8 % de l'action Mitsubishi.

Mais pour les travailleurs de Mitsubishi, ce n'est pas la fête qui les attend. Renault a supprimé plus de 20 000 emplois en France ces dix dernières années et Ghosn a « redressé » Nissan à partir de 2005 en fermant cinq usines et en durcissant l'exploitation dans les autres.

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