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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

VISITE MINISTÉRIELLE, RIEN À ATTENDRE

 En visite à la Réunion lundi 7 novembre la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a voulu « connaître le quotidien » du personnel des urgences de l’hôpital Gabriel Martin de Saint-Paul.

Le personnel lui a fait une piqure de rappel sur le besoin d’augmenter les effectifs d’infirmiers et d’aides-soignants pour avoir des binômes adaptés à la fréquentation et pour pourvoir travailler dans des conditions de sécurité et de qualité de soin.

Piquée au vif, la ministre a rétorqué qu’elle n’était pas ministre de la Santé et que l’heure est à l’économie budgétaire et la compression de la masse salariale.

Girardin n’est pas Touraine, mais leur langage se ressemble ! 

 

ON N’A PAS LA MÉMOIRE COURTE !

            Invité à participer à une rencontre avec la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, la CGTR de la Fonction publique de l’Etat a répondu par la bouche de son secrétaire général, Pierrick Ollivier :

            « L’intention pourrait être louable, mais c’est trop tard ! Pendant tout le quinquennat qui s’achève, le gouvernement a multiplié les attaques contre les salariés à travers les régressions sociales comme l’ANI, la loi Macron, la loi Rebsamen, la loi El Khomri. Il a aussi multiplié les cadeaux au patronat par dizaines de milliards d’argent public et en pure perte » considérant que cette invitation n’était qu’un « Simulacre de dialogue social, proposé par un gouvernement aux abois qui tente désespérément de renouer des liens avec le mouvement social qu’il a ignoré, méprisé, voire vilipendé pendant cinq années. »    C’est clair !

 

GRÈVE DANS LES HÔPITAUX

Dix-huit organisations et syndicats infirmiers, associant les professionnels du privé et du public, appellent à la grève et à une manifestation ce mardi pour protester contre leurs conditions de travail. Les syndicats invitent même les citoyens à défiler à leurs côtés.

 C'est la deuxième mobilisation en trois mois. À Paris, une manifestation se rendra du parvis de la gare Montparnasse au ministère de la Santé. À la Réunion, une manifestation est prévue le même jour devant les locaux de l’ARS-OI à Saint Denis.

Manque dramatique de personnel, utilisation massive de contrats précaires, baisse de dotations budgétaires, loi Santé de la ministre Touraine (3 milliards d’économies réalisés sur le dos des hospitaliers ces trois dernières années), tous les ingrédients sont présents pour que la colère du personnel hospitalier s’exprime.

La participation à cette journée de grève s’annonce importante. Espérons que celle-ci en appellera d’autres jusqu’à ce que le gouvernement donne enfin au personnel hospitalier les moyens nécessaires  pour mettre fin au mal-être et à la souffrance profonde de la profession (plusieurs suicides récemment dans les hôpitaux métropolitains) dans son ensemble, associée dans les établissements à une gestion des ressources humaines déplorable, sans aucun respect des soignants.

 

QUAND EDF EXTERNALISE SES TÂCHES…

70 000, c’est le nombre  d’heures d’intérim qu’EDF-Réunion a utilisé chaque année en 2013, 2014 et 2015 pour réaliser nombre de travaux faisant partie de ses attributions, ont dénoncé les syndicats de l’entreprise.

70 000 heures représentent quelques 43 embauches qu’EDF a renoncé à faire exécuter par ses propres salariés. EDF présentait récemment à la presse son plan d’embauches pour les années à venir. Il compense à peine les départs à la retraite. Nombre de tâches traditionnelles telles que les branchements individuels ou d’entreprises, la relève des compteurs ou les études branchement sont traités par le privé où les travailleurs travaillent sans sécurité d’emploi, sous la pression permanente des patrons sur les chantiers et dans des conditions d’exécution dégradées (dépassement d’horaires non payés, manque d’outillage de sécurité, primes inférieures à EDF, etc).

Pas de quoi se vanter !

 

TRAVAILLER SANS ÊTRE PAYÉ

Une association féministe a proposé que les femmes salariées s'arrêtent de travailler le lundi 7 novembre à 16 h 34. À partir de là, elles travaillent gratuitement et même jusqu'à la fin de l'année si on compare leur salaire au salaire masculin correspondant au même travail. Il existe un écart considérable entre les deux salariats, de 15 à 22 % en moins pour les femmes.

Mais c'est l'ensemble des travailleurs, femmes et hommes qui, dès le mois de juillet voire avant, ne travaillent plus que pour les seuls profits des patrons.

 

RENAULT FRANCE : LA COMPÉTITIVITÉ AU SERVICE DES PATRONS

Renault a annoncé 3000 embauches de 2017 à 2019 après que l’entreprise de construction automobile a organisé une vaste opération de départs de 9800 salariés jusqu’en 2015.

Renault compte donc au final 6800 travailleurs de moins, mais produit 240 000 véhicules de plus qu’en 2012, avant la « crise ».

Voilà comment les capitalistes font plus de profits avec moins d’ouvriers.

 

LES PAROLES ET LES ACTES

Le président du Cercle de l'industrie, qui regroupe 35 grands groupes du secteur privé comme du public, vient de déclarer au Figaro qu'« une France sans usines serait une catastrophe ». Certes.

Le hic c'est qu'il s'agit de Philippe Varin qui a fermé l'usine Peugeot d'Aulnay et jeté à la rue des milliers de travailleurs quand il présidait le groupe PSA. Il y a ce qu'on dit et ce qu'on a fait...

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