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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs.  Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

TAXER LES RETRAITÉS ET LES SALARIÉS POUR MIEUX ARROSER LE PATRONAT, TELLE EST LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT 
    

À six mois de l'élection présidentielle, le gouvernement a annoncé mardi 18 octobre le relèvement du seuil du revenu fiscal de référence applicable (de 1206 € à 1255 €)  pour la détermination de l'éligibilité d'un retraité au taux nul de la CSG. Cette mesure qui bénéficiera à   480 000 ménages leur apportera un gain mensuel de 45 €. 
    Le gouvernement affirme avoir pris cette décision par esprit de justice alors que cette mesure découle d'un amendement réclamé par une trentaine de députés, adopté par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Première mise au point.
    Deuxième point, le gouvernement en faisant cette annonce tente de faire oublier qu'il est à l'origine de la suppression de la demi-part fiscale pour les retraités et de l'incorporation de la majoration pour trois enfants dans le revenu imposable, raisons pour lesquelles, à revenu égal les retraités ont subi des pertes de pouvoir d'achat conséquentes par le passage du taux zéro de la CSG à celui de 3,8 %, voir au taux maximum de 6,6 %.
    Ces décisions ont  fait perdre 1 milliard d'euros aux retraités. Le gouvernement se garde bien de le rappeler. 
    Il préfère mettre en avant le coût du passage d'une nouvelle tranche des basses retraites au taux zéro de la CSG (260 millions d'euros) comme s'il s'agissait d'un geste extraordinaire... alors qu'il consacre chaque année 60 milliards de son budget pour aider les entreprises !
 

QUAND LES PRIX AUGMENTENT, LES SALAIRES DOIVENT SUIVRE !
  

 Depuis des mois représentants de l'État et l'Insee se gaussent d'une soi-disant inflation zéro, voire même d'une baisse des prix à la Réunion.
    Il leur sera difficile d'être aussi péremptoires ce mois de novembre puisque la préfecture vient d'annoncer pour le 1er de ce mois une augmentation de 5 centimes du gazole (1 € le litre), de 4 centimes du sans plomb (1,33 le litre) et de 62 centimes de la bouteille de gaz (16,71 €). 
    Or les carburants pèsent d'un poids non négligeable dans les dépenses de base des salariés pour effectuer leurs déplacements courants, se rendre à leur travail en particulier, dépense qui dans la majorité des cas n'est compensée par aucune indemnité venant du patronat.
    Inutile de dire que ces augmentations seront répercutées aussi sur le prix des marchandises par les commerçants et rogneront à leur tour le pouvoir d'achat des travailleurs et des chômeurs. 
    Quand les prix augmentent, les salaires, les indemnités chômage, les minima sociaux  devraient faire de même pour que, a minima, le niveau de vie de la classe ouvrière soit préservé.
 

AUTOSATISFACTION MINISTÉRIELLE ET RÉALITÉ
    

En visite officielle dans l'île, la ministre de  l'Outre-Mer, Ericka Bareigts, s'est déclarée très heureuse et très satisfaite des résultats de la politique de son gouvernement à la Réunion. « Les évolutions vont dans le bon sens » a-t-elle déclaré à propos du chômage qui aurait diminué.
    Eh oui la mise à disposition du patronat privé et des collectivités de milliers d'emplois précaires a permis d'escamoter une partie du chômage des jeunes pendant quelques mois... qui resurgira dès que les contrats prendront fin. C'est le cas des 1500 contrats d'avenir dont l'échéance tombe le 31 décembre prochain. C'est pourquoi le gouvernement par la voix de sa ministre annonce à présent la mise à disposition de quelques 2000 contrats supplémentaires aidés, des CIE, à destination du privé faisant mine de croire qu'ils seront transformés à terme en CDI par le patronat.
    Depuis 2012, le gouvernement socialiste ne cesse d'arroser le patronat de millions d'euros, mais le chômage continue à croître, car le patronat n'a pas l'intention d'embaucher. À défaut de résultats, Hollande, Valls et Bareigts utilisent la méthode Quoué. En vain !
 

TOUPÉ Y MANQUE A NOU ?
   

  Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire national du Parti Socialiste, a eu le toupet à la veille de sa visite à la Réunion  d'inviter tous les syndicats de salariés à un déjeuner le jeudi 03 novembre 2016 dans un grand hôtel de Saint-Denis.
   Depuis cinq ans le gouvernement, soutenu par les députés du Parti socialiste, n'a pas cessé de s'attaquer aux droits des travailleurs tout en multipliant les cadeaux au patronat.
     De  nombreux militants syndicaux sont régulièrement poursuivis en justice, certains ont même été licenciés comme à Air France, menacés d'emprisonnement comme à Goodyear et  dans bien d'autres entreprises, avec l'appui du gouvernement socialiste. Et parmi les dirigeants du Parti socialiste, Cambadelis s'est illustré par son hostilité aux manifestants opposés à la loi Travail, alimentant la campagne contre les militants CGT taxés d'être responsables des violences lors des manifestations contre la loi El Khomri.
     Ici même à la Réunion, plusieurs militants du BTP  sont convoqués devant les tribunaux  pour avoir participé à des actions militantes lors de la grève générale du BTP pour l'augmentation des salaires en avril dernier. Ils encourent des dizaines de milliers d'euros d'amende et là aussi ils peuvent être assurés que les dirigeants du Parti socialiste ne lèveront pas le petit doigt pour venir à leur secours tant ces derniers sont entièrement acquis aux thèses patronales.
     Devant ces faits qui démontrent la complicité du gouvernement socialiste, du Parti socialiste et du sieur Cambadelis avec le patronat et leurs hostilité aux organisations syndicales des travailleurs, les dirigeants de la CGTR et de FO ont refusé de participer à ce repas d'hypocrites. Ils ont bien fait !
 

LA FÉDÉRATION CGTR DE LA POSTE ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS SE RÉORGANISE

     Vendredi 28 octobre, la fédération CGTR de la Poste s'est transformée en Fédération des Activités Postales et des Télécommunications afin de regrouper dans une même organisation  les travailleurs chargés du tri et de la distribution du courrier et des colis avec les salariés travaillant dans la téléphonie et chez les fournisseurs d'internet. 
     Le nouveau syndicat compte d'ores et déjà 800 adhérents et compte s'implanter plus largement afin dit son nouveau secrétaire, Loïc Désirée, que  "Les agents se sentent à l’aise quand ils ont des représentants qui travaillent dans leur bureau, et peuvent trouver des solutions à leurs problèmes".  Les conditions de travail se sont en effet dégradées à la Poste avec les suppressions d'agences et d'effectifs, les contrats de travail privés qui ont remplacé le statut de fonctionnaires des postiers conséquence d'une politique de la direction de la Poste délibéremment tournée vers les résultats financiers. Dans les entreprises privées de la téléphonie, les rachats d'entreprises par les grands opérateurs internationnaux se sont traduits par des milliers de licenciements en France et à la Réunion.
     Présent lors de ce congrès le secrétaire de la fédération nationale CGT de la FAPT a déclaré  "On a au moins une lutte par mois", montrant ainsi combien  la politique patronale créé de mécontentement dans la filière mais aussi que les travailleurs ne sont pas prêts de se laisser faire sans réagir. 

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