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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18 heures à 19 heures 30, l'Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d'information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Chaque mardi, de 18 heures à 19 heures 30, l'Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d'information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

eRcane CONDAMNÉ À GARDER LE DÉLÉGUÉ CGTR

En janvier 2015, la direction d'eRcane (groupe Tereos) adressait une demande d'autorisation de licenciement contre le délégué CGTR de l'entreprise, ouvrier agricole de son état, travaillant sur le site de recherche expérimentale de la Mare à Sainte Marie. Notre camarade était accusé de harcèlement contre un chef d'équipe alors que le harcèlement était le fait de ce dernier. eRcane essuyait un premier refus de l'Inspection du Travail.

N'étant pas parvenue à ses fins, elle déposait un recours devant le ministère du Travail qui confirma la réponse de l'Inspection.

Tenue de reclasser ce camarade à proximité de son ancien poste du travail (maximum 5 km), elle décidait de manoeuvrer pendant des mois préférant tenir notre camarade hors de l'entreprise plutôt que de lui permettre, en continuant à exercer son métier, d'avoir des contacts réguliers avec ses camarades de travail. Elle lui proposa dans un premier temps des postes d'ouvrier agricole dans l'ouest de l'île à plus de 50 km de son ancien lieu de travail. Notre camarade ayant demandé des compensations, eRcane les lui refusa et lui proposa alors des reclassements... dans l'est de la France et jusqu'en Espagne !

En septembre 2016, eRcane déposait à nouveau une demande de licenciement « pour raison économique », prétendant être dans l'impossibilité de reclasser ce délégué alors que plusieurs postes d'ouvriers agricoles s'étaient libérés suite à de longs arrêts maladie par exemple.

Les calculs d'eRcane ont cependant une fois de plus été déjoués puisque deux mois après sa troisième demande de licenciement, l'inspection la rejetait qualifiant les propositions de reclassement de la direction de non loyales et non pertinentes et estimant que les demandes de contrepartie du salarié n'avaient pas été prises en compte.

eRcane est donc à présent obligé de reclasser notre camarade dans les conditions spécifiées par l'inspection et la médecine du Travail... et de répondre enfin aux revendications fondées des ouvriers portées par notre militant.

 

NETTOYAGE : LES MÉTHODES  MUSCLÉES DE DERICHEBOURG

L'ex entreprise de nettoyage de Bras Panon, la SDHP/Action Pro, a été liquidée en date du 26 octobre dernier. La vingtaine de salariés a donc été convoquée par le mandataire désigné par le Tribunal de Commerce pour décider de leur sort. Ces derniers n'ont pas été licenciés, car un repreneur a été retenu pour une période transitoire allant jusqu'au 2 février 2017. Il s'agit du groupe Derichebourg. Un groupe français puissant réalisant quelques 2,356 milliards d'euros de chiffre d'affaire dans 14 pays et distribuant 28 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires en 2015.

Implanté dans le sud de l'île où il a obtenu le marché de collecte des ordures au Tampon il y a un peu plus d'un an, il s'est porté candidat sur les marchés laissés par la SDHP.

Mais au lieu de respecter les dispositions de la convention collective du nettoyage (reprise de 100 % de l'effectif et continuité des contrats en cours), la direction nationale de Derichebourg a décidé de dépêcher son « Directeur d'activité » local auprès des salariés de l'ex-SDHP pour les obliger à signer de nouveau contrats substantiellement modifiés par rapport aux contrats initiaux (CDD à la place des CDI, réduction d'horaires, changement de lieu de travail), refusant même de reprendre certaines employées et transférant la charge de travail sur celles qui restent.

Si ces méthodes violentes ont eu pour résultat de déstabiliser certaines salariées qui, paniquées, ont accepté de signer sous la contrainte, plusieurs autres ont décidé de résister collectivement en sollicitant le soutien de l'union régionale est de la CGTR.

La riposte s'organise. Des réunions ont déjà eu lieu. Des lettres de protestation ont été envoyées à Derichebourg et à l'Inspection du Travail. L'affaire n'en restera pas là. Et il faudra bien que toutes les salariées de la SDHP recouvrent au plus vite leurs droits, les mêmes contrats qu'avant leur reprise par Derichebourg !

 

ENTREPRISES DE COLLECTE DES DÉCHETS :

TOUS LES EMPLOIS DOIVENT ÊTRE MAINTENUS !

Après la perte du marché de la collecte des déchets dans l'Est par l'entreprise Inovest, une dizaine de ses travailleurs se retrouvent chez Citeva. Leur nouveau patron, Carpaye, leur a déjà fait savoir qu'ils étaient « en surnombre », faisant d'ores et déjà planer sur eux la menace de futurs licenciements.

Les quarante autres travailleurs d'Inovest ont été repris par Ho Chong Environnement. Leur avenir, du moins dans l'immédiat, se présente sous aspect un peu plus serein.

Cependant, on ne peut jurer de rien, car trois collectivités de communes sur quatre (Civis, Cirest, TCO) ont successivement décidé de passer de deux à un ramassage hebdomadaire des ordures pour des raisons d' « économies budgétaires ».

Les travailleurs ne sont jamais à l'abri d'un mauvais coup dans cette société et doivent constamment rester sur leurs gardes. Leur meilleur atout est d'être organisés... dans la CGTR pour être en capacité de réagir comme il faut en temps et en heure !

 

COLLECTES DE DÉCHETS ESPACÉES = CONDITIONS DE TRAVAIL ET D'HYGIÈNE DÉGRADÉES

La décision des collectivités d'espacer les ramassages d'ordures ménagères n'est pas sans conséquences sur les conditions de travailleurs chargés de leur collecte. Bien souvent les bacs débordent tant ils sont pleins. Ils sont souvent renversés par les chiens errants générant un travail supplémentaire. Ceci a aussi pour conséquence la prolifération des vers, surtout en cette période de grandes chaleurs à tel point qu'il faut asperger les bacs avant d'y mettre les mains, mêmes avec les gants.

La CGTR dénonce ces économies faites sur le dos de la population et des travailleurs des entreprises de collecte des déchets. Si l'État et les collectivités ont besoin d'argent, qu'ils aillent le prendre sur les bénéfices des capitalistes, pas des classes laborieuses !

 

CLINIQUE DE LA PAIX À SAINT BENOÎT : ÉCHEC DES NAO

            Dès la première réunion NAO organisée dans cette clinique, la direction a opposé une fin de recevoir aux revendications de la CGTR qui réclamait l’application de la convention collective concernant les jours fériés, le paiement des trois jours de carence en cas d’arrêt maladie, la mise en place d’une prime d’assiduité, l’augmentation de la prime du travail du dimanche, le maintien de la prime de nuit, une augmentation de salaire de 250 € et l’augmentation du pourcentage dédié au comité d’entreprise.

            Ce jour a lieu une troisième réunion qui a toutes les chances de se terminer de la même façon que les deux premières. En tout cas ce refus de la direction de la clinique de la Paix (groupe Clinifutur) de lâcher quoi que ce soit a créé un fort mécontentement dans le personnel qui a décidé de déposer un préavis de grève.

 

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