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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

COMPTE PÉNIBILITÉ : PAS SI PÉNIBLE POUR LES PATRONS !

            Selon un rapport de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (Cnav), un peu plus de  500 000 comptes pénibilité ont été ouverts en 2015, ce qui représente seulement 2,2 % des salariés cotisant à cette caisse.

            En 2014, alors qu’il imposait l’allongement de la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite à taux plein, le gouvernement présentait la création du compte pénibilité comme une mesure de justice pour les travailleurs. Il devait permettre à ceux dont les employeurs déclaraient des conditions de travail « pénibles » de cumuler des points donnant droit à des formations ou à quelques trimestres de cotisation en moins pour pouvoir partir à la retraite.

            Toujours aux petits soins avec le patronat, le gouvernement avait prévu une entrée en vigueur progressive des critères de pénibilité, eux-mêmes déjà très limités : en 2015, seuls quatre des dix critères étaient pris en compte. Mais en plus, pour cette première année d’existence, moins de 2 % des entreprises ont ouvert des comptes pour leurs salariés. Les déclarations sont quasiment inexistantes dans les petites entreprises. À croire que le travail pénible n’existe pas en France !

            Le patronat rechigne ainsi à mettre en œuvre une mesure pourtant extrêmement modérée et qui ne lui coûterait pas grand-chose. Une partie des patrons espère peut-être aussi que la mesure sera abrogée par le prochain gouvernement et, en attendant, se dispense d’appliquer la loi.

            Quant au gouvernement, il ne se donne évidemment pas les moyens d’appliquer ce dispositif, dont il n’a pourtant cessé de vanter les mérites. L’allongement de la durée de cotisation pour tous, lui, est bien entré en vigueur sans tarder.

         Dur avec les travailleurs, conciliant avec les patrons : du début à la fin du quinquennat, la ligne de conduite du gouvernement Hollande n’aura pas dévié.

GRÈVE À LA CLINIQUE DE LA PAIX

            Après de nombreuses discussions en NAO, le directeur de cet établissement de santé installé sur le site du GHER à Saint Benoît a opposé une fin de non recevoir aux deux principales revendications des travailleurs : le retour à l'ancien système de rémunération des jours fériés et une augmentation salariale mensuelle de 250 € pour tous, des revendications soutenues par la section CGTR de la clinique et l'URE-CGTR.

            Dans cette clinique appartenant au groupe Clinifutur et employant une cinquantaine de personnels soignants, administratifs et techniques, le directeur a décidé de faire passer la durée de la semaine de travail de 33 heures 15 à 35 heures. Problème : à cette occasion, il en a profité pour remettre en cause le système de rémunération des jours fériés travaillés et non travaillés. Cette décision unilatérale et contraire aux dispositions de la convention collective nationale de l'hospitalisation privée a entrainé des pertes annuelles de salaires qui se chiffrent à plusieurs centaines d'euros pour les salariés.

            Par ailleurs, cet établissement reçoit des patients aux pathologies lourdes, mais la direction se refuse à embaucher comme il le faudrait. Il n'est pas rare de voir une infirmière devoir s'occuper de 70 malades la nuit sur deux étages. Beaucoup de travailleurs sont donc épuisés. Ce n'est pas pour autant qu'ils sont bien rémunérés. Les aide soignantes sont à peine au-dessus du SMIC. À la revendication salariale, le directeur venu sur le piquet de grève, a déclaré aux travailleurs présents qu'il n'était pas question pour lui d'augmenter les salaires, qu'il n'en avait pas les moyens. Pourtant la clinique a bénéficié pendant 5 ans, de 2012 à 2016 des avantages de la zone franche et depuis trois ans du CICE. Clinifutur n'a pas d'argent pour les salaires ? Alors comment se fait-il qu'elle a augmenté son parc d'établissements dans l'île, mais aussi à Mayotte, au Tchad et France métropolitaine ? Avec quel argent ? Ne serait-ce pas avec l'argent qui devait revenir au personnel ?

            En tout cas les grévistes ne se sont pas laissés démonter par cette argumentation spécieuse et ils ont décidé de continuer leur grève !

COMMENT LA CLINIQUE DE LA PAIX « SOIGNE » SES SALARIÉES

Dans cette clinique, les conditions de travail sont loin d'être bonnes . Il y a quelques mois, une auxilliaire de vie a été victime d'un accident de travail en soulevant seule et sans lève-malade un patient de 89 kg alors qu'elle n'en pesait qu'une quarantaine !

Elle s'est déchirée le tendon à l'épaule et la médecine du travail l'a déclarée inapte à son poste. Responsable à plus d'un titre de l'accident de cette salariée, la direction de la clinique n'a même pas cherché à la reclasser alors que le groupe Clinifutur emploie des centaines de salariés dans l'île. Et, comble de la goujaterie, a décidé de la sanctionner une deuxième fois en la licençiant.

LICENCIEMENTS CHEZ ELECTRA

            7 travailleurs (sur 14) de cette entreprise d'électricité étaient convoqués en entretien préalable à licenciement vendredi 9 décembre au siège de l'entreprise à la Marine Sainte Suzanne.

Employés à la réalisation de branchements électriques pour le compte d'EDF pour certains depuis plus de dix ans, le patron vient de leur annoncer qu'il n'y aurait plus assez de travail pour les garder, sinon à faire fermer l'entreprise...

            D'après ses dires, EDF aurait saucissonné ses marchés et Electra se retrouverait en 2017 avec la portion congrue. « Il n'y a plus de travail, vous êtes en surnombre ! » a-t-il déclaré aux travailleurs qu'il avait convoqués. Pas de travail vraiment ? Baratin ! De  nouvelles constructions sortent de terre par milliers et EDF a décidé de changer tous ses compteurs par des compteurs dits « intelligents » et donc de très nombreux branchements neufs.

            Les travailleurs n'ont pas à payer les pots cassés de la gestion calamiteuse de la société et de l'économie par le patronat. C'est en tout cas ce qu'a affirmé un représentant de la CGTR venu les accompagner.

            Le patron d'Electra lors des entretiens a déclaré qu'il avait pris contact avec d'autres entreprises exerçant dans le même secteur d'activité que lui. Mais il n'a cité que de petites entreprises sous-traitantes d'EDF comme lui et qui disposent déjà de leurs propres salariés. Il est fort douteux que les salariés licenciés d'Electra trouvent à s'y faire embaucher.

            Comme par « hasard », il n'a pas pensé à solliciter justement le donneur d'ordre, le vrai responsable de la situation actuelle, EDF. Serait-ce pour ménager ses relations et ses intérêts avec l'entreprise nationale ?

            La CGTR a donc demandé qu'EDF soit sollicitée pour intégrer dans ses rangs les travailleurs qui vont perdre leur emploi.     Il ne serait en effet que justice que cette entreprise qui abuse de la politique de sous-traitance en assume les conséquences sociales !

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