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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

LA GRÈVE À CLINIQUE LA PAIX CONTINUE !

Entamée le 12 décembre dernier, la grève du personnel soignant et technique de cette clinique privée de Saint Benoît a été reconduite pour le lundi 26 décembre. Deux semaines sont passées, mais la direction campe sur ses positions et ne veut toujours rien lâcher que ce soit en matière de retour à l'indemnisation conventionnelle des jours fériés ou d'augmentation de salaires (les 250 € revendiqués).

C'est ce qui est ressorti de la lettre ouverte du PDG, Deleflie, lue vendredi 23 par le directeur de la clinique, accompagné du DRH du groupe Clinifutur. Le patron de Clinifutur, leur dit dans sa déclaration, mielleux, « partager vos préoccupations devant la vie qui ne cesse d'augmenter » (tiens, tiens !), mais pour tout de suite après les sommer de reprendre le travail les mains vides et accuser « la CGTR et ses représentants (d'avoir) déclenché une grève brutale, sans concertation, en remettant en cause les accords signés en 2015 » et pour demander « une reprise immédiate du travail sans conditions préalables ».

La direction ment effrontément. La grève a été décidée par les travailleurs eux-mêmes. La CGTR de la clinique a déposé un préavis (laissant la possibilité à la direction de rouvrir les négociations, ce qu'elle s'est bien gardée de faire) et si les travailleurs ont accepté de nouveaux horaires en 2015, ils n'ont pas signé pour la remise en cause de leurs indemnisations des jours fériés.

Clinifutur brasse des millions et a les moyens de répondre aux revendications des grévistes de la Clinique de La Paix. Ces derniers ne sont pas restés les bras croisés cette semaine. Ils sont partis à la rencontre de leurs collègues de Sainte Clotilde et de Saint Joseph qui leur ont réservé un accueil favorable. Normal puisque eux aussi subissent les bas salaires et l'insuffisance d'effectifs dans les services.

La direction, en voulant faire rentrer les grévistes dans le rang montre qu'elle craint que les travailleurs des autres sites rejoignent leurs camarades de la Clinique de La Paix dans la grève. Nous ne savons pas si cela se réalisera, mais ce que nous savons, c'est que face à leurs exploiteurs, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur le rapport de force le plus large pour obtenir satisfaction !

 

CANNE : ENCORE 38 MILLIONS POUR LES PATRONS !

ET LES OUVRIERS ?

L’Europe vient de donner son accord pour l’octroi d’une aide annuelle de 38 millions d’euros par l’État français à la filière canne afin de « garantir l’avenir de la production sucrière dans les DOM, impactée par la fin des quotas sucriers en octobre 2017 et les 20 000 emplois directs de la filière canne ». Sur ces 38 millions 28 devraient revenir à la Réunion.

Cette somme n’est pas sortie d’un chapeau, mais est le fruit de calculs des dirigeants de Tereos qui, à l’annonce de la fin des quotas et des prix garantis à partir de 2017, avaient estimé à 38 millions le soi-disant manque à gagner pour la filière. Les parlementaires des Dom se sont faits les porte-voix de ces capitalistes et ont plaidé auprès de l’État pour « sauver » la filière canne. Leur vœu vient donc d’être exhaussé par l’Europe.

Cette subvention qui va se rajouter à d’autres aides étatiques existantes serait mise à la disposition des usiniers, en l’occurrence Tereos.

Aujourd’hui, la question que se posent les planteurs de cannes est de savoir combien Tereos va leur reverser. Ils espèrent que les prochaines négociations de la « convention canne » entre représentants des planteurs et des usiniers apporteront une réponse.

Mais ce qui est remarquable dans cette histoire de quotas, c’est que toutes les discussions se font sans tenir compte des intérêts des ouvriers agricoles, d’usines et des techniciens agricoles. À croire que la production sucrière se résumerait aux seuls planteurs et usiniers.

Pourtant ces sont les travailleurs qui produisent les richesses issues de la canne à sucre et de ses dérivés. Pas les capitalistes !

La CGTR revendique qu’une partie de cet argent serve à augmenter les salaires, à améliorer les conditions de travail ou à embaucher.

 

RESTAURATION : C'EST PAS LA FÊTE POUR LES SALARIÉS !

En cette période de fêtes de fin d'année, les travailleurs de la restauration ne sont pas à la fête. Ils doivent mettre « les bouchées doubles » dans leur travail, car les clients se pressent en nombre dans les soirées organisées par les restaurateurs et autres traiteurs. C'est donc la course permanente pour les satisfaire et parfois jusqu'à plus d'heure.

Normalement, après une journée de travail éreintante, on a le droit à ses onze heures de repos. Chez certains patrons, ce temps de récupération est ramené à quatre. Service fini à trois heures du matin, reprise à sept heures. Le repas pris sur place à la va-vite par les salariés leur est facturé et ponctionné sur leurs fiches de paie déjà pas bien épaisses.

Avec de telles conditions de travail, il nous viendrait bien l'envie de laisser ces exploiteurs en plan pour leur rappeler qu'on n'est pas des robots et qu'on n'est plus d'accord pour travailler pour la « po patate » !

 

NON A LA RÉPRESSION SYNDICALE À MAYOTTE !

Parce qu'il avait dénoncé les menaces de suppressions d'emplois chez les dockers du port de Longoni de Mayotte et les pratiques douteuses entourant les négociations de la Délégation de Service Public entre les représentants du départements et des compagnies aconières, un dirigeant de la CGTMa, Salim Mahouda, vient de se voir condamné à 27 000 euros d'amende pour « diffamation » contre la société délégataire de service public du port de Longoni, Mayotte Chanel Gateway.

Ce jugement vise en fait à faire taire la contestation syndicale sur les docks mahorais et à fragiliser la CGTMa en la frappant au porte-monnaie. Le syndicat envisage de porter l'affaire devant la cour de Cassation.

L'URE-CGTR dénonce l’ agression patronale contre cette organisation sœur, exige l'abrogation de cette décision inique et se dit totalement solidaire de l'action menée par Salim, la CGTMa et les dockers de Longoni.

 

POUR UNE RIPOSTE GÉNÉRALE DES TRAVAILLEURS EN 2017

Dernière mauvaise nouvelle de l'année : la préfecture a donné son aval à une nouvelle augmentation des carburants au 1er janvier 2017 : plus 6 centimes sur le gazole et plus 7 centimes sur le sans plomb.

Cette augmentation des prix de produits de première nécessité annule à elle seule la minable augmentation du SMIC accordée par le gouvernement.

La lutte pour l'augmentation des salaires est plus que jamais une question d'actualité pour les travailleurs, les chômeurs et les retraités. Le souhait que les militants de l'URE CGTR formulent en cette fin d'année, c'est que 2017 soit marquée par le retour en force des luttes ouvrières, de leur généralisation contre le pouvoir des patrons et de leur gouvernement, quel qu'il soit !

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