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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

CONTRE LA DÉMAGOGIE ANTI-IMMIGRÉS, L'UNION DE TOUS LES TRAVAILLEURS !

            La candidate d'extrême-droite Marine Lepen en visite à la Réunion a une fois de plus affiché ses idées xénophobes en désignant les travailleurs étrangers comme les responsables du chômage et du désordre régnant dans la société.

            Elle s'est bien gardée de s'en prendre aux patrons qui exploitent sans vergogne les travailleurs de quelque origine qu'ils soient, les patrons responsables de l'explosion du chômage, de la précarité et de la vie chère.

            Cette démagogue joue sur les préjugés anti-immigrés, mais prône aussi le repli national au prétexte qu'il faut protéger l'économie française « contre la concurrence déloyale des pays à bas coûts salariaux » oubliant sciemment que les capitalistes français et réunionnais sont les premiers à profiter sans vergogne des travailleurs des pays pauvres.

            Ce n'est donc pas un hasard si la candidate du Front national a été reçue à bras ouvert par le patronat et tout ce que la Réunion compte de réactionnaires.

            Le Pen comme tant d'autres prêche la division des travailleurs. C'est un piège mortel auxquels ces derniers doivent tourner le dos.

            Pour ne pas subir la loi des patrons, les travailleurs doivent au contraire s'unir pour être en position de se faire respecter et d'imposer au pouvoir des riches la satisfaction de leurs revendications.

 

DERICHEBOURG (NETTOYAGE) : LES SALARIÉES S'ORGANISENT

            Les employées de l'ex-SDHP continuent à subir les conséquences de la liquidation de leur entreprise qui a eu lieu fin octobre. L'Assurance Générale des Salaires (AGS) n'a toujours pas réglé leurs salaires d'octobre laissés impayés par leur ex-patron, et celles qui ont été licenciées par le liquidateur n'ont pas reçu aussi leurs indemnités de licenciement, de préavis et les formulaires légaux pour bénéficier des Assedic. Elles se retrouvent donc aujourd'hui dans des situations financières particulièrement difficiles.

            Quant à celles qui devaient être reprises par l'entreprise entrante, Derichebourg, elles subissent actuellement un chantage à l'emploi de la part de leur directeur qui leur demande de signer des CDD en lieu et place de leurs CDI. L'une d'entre elles vient d'être convoquée à un entretien pour licenciement pour faute au motif d'avoir été « déloyale » vis-à-vis de son nouvel employeur, en fait pour avoir refusé ses conditions inacceptables.

            Une nouvelle réunion de salariées décidées à se faire respecter a eu lieu ce lundi au local de  notre union pour préparer la riposte face aux prétentions de Derichebourg et aux attermoiements de l'AGS.

 

SAINTE SUZANNE : GRÈVE AU FOYER DE L'ENFANCE

            Les travailleurs du foyer de l'enfance de Sainte Suzanne ont fait deux jours de grève la semaine dernière, les 24 et 25 novembre, dans le cadre d'un mobilisation nationale contre les coupes claires prévus par le gouvernement dans les domaines de la Santé et de la protection sociale mais aussi pour dénoncer le manque d'effectifs et de  moyens matériels mis à leur disposition par la  direction du foyer de Sainte Suzanne  dont la gestion est caractérisée par l'autoritarisme et le refus du débat en organismes paritaire (pas de CHSCT par exemple ; rares réunions en comité technique d'établissement).

            Cette structure financée par le Conseil général s'occupe d'enfants et adolescents rencontrant de grandes difficultés sociales. Il serait logique que la société mettent tous les moyens nécessaires à sa disposition pour les aider à s'en sortir. Ce n'est pas le cas. Les effectifs sont notoirement insuffisants et un tiers sont des contractuels. C'est pourquoi les grévistes revendiquaient des embauches et la titularisation des contractuels. Les enfants perturbés par les problèmes qu'ils rencontrent et dont ils ont la charge ont besoin d'un personnel stable en face d'eux.

            Ils exigent aussi le respect et l'écoute de leur direction, une dotation en matériel suffisante car aujourd'hui ils sont obligés d'en acheter de leur poche...

                Leur combat est tout à fait justifié et la CGTR en est totalement solidaire.

 

SMIC EN MODE RASE MOTTE

            Un groupe dit d'experts recommande au gouvernement de ne pas aller au-delà de la dérisoire revalorisation automatique du Smic, le 1er janvier 2017. Il n'y aurait donc même pas de « coup de pouce », un refus constant depuis cinq ans.

            Ces experts mettent en avant « la situation économique encore fragile du pays ». Pourtant, cette situation qu'ils disent fragile n'empêche pas l'État de trouver, chaque année, des dizaines de milliards à donner en cadeaux au patronat qui fait lui-même des dizaines de milliards de bénéfices.

            Est-il encore besoin de prouver que ce gouvernement est au service des exploiteurs de la classe ouvrière ?

 

SAINT-BENOÎT : LA RESTAURATION COLLECTIVE AIGUISE LES APPÉTITS DES CAPITALISTES

            Le conseil municipal de Saint-Benoît a voté l’attribution, à partir du 1er décembre, du marché de restauration scolaire à Dupont Restauration, cinquième groupe français du secteur. Cette décision que le maire qualifie de « petit exploit » a été prise dans l’urgence, car l’entreprise Sogeccir qui assurait cette prestation jusqu’alors aurait décidé tout simplement de plier bagage.

Depuis quelques temps déjà le torchon brûlait entre cette entreprise implantée dans la zone de Bras-Fusil à Saint-Benoit et la municipalité avec qui elle avait passé un contrat de délégation de service public (DSP), maintes fois renouvelé depuis 17 ans. Un jugement du tribunal administratif de Saint-Denis qui fait suite à une plainte portée en octobre 2015 par un concurrent malheureux, Sarl Régal des Îles, a obligé la mairie de Saint-Benoît à requalifier dans un premier temps la DSP en contrat de marché public, puis à le résilier.

La Sogeccir employait 120 salariés. À ce jour, seuls 63 d’entre eux ont été repris par Dupont Restauration. L’avenir des autres travailleurs, affectés principalement à la restauration de l’hôpital GHER, est toujours incertain et ces derniers ne savent pas s’ils vont garder leur emploi.

Pour ce nouveau marché de convention provisoire avec Dupont Restauration, la mairie de Saint-Benoît a dû débourser une centaine de milliers d’euros, selon le maire Jean-Claude Fruteau. Mais la municipalité demandera-t-elle des comptes à la Sogeccir, filiale du groupe français Elior, dont elle a contribué à gaver les actionnaires avec l’argent public ?

 

IDÉE DE SORTIE

            Du 3 au 10 décembre 2016, le cinéma Ritz de Saint Denis (53, rue Juliette Dodu) projette une série de films sur les « Révolutions de l'histoire » (mexicaine, cubaine, espagnole, russe, haïtienne, etc.). Des évènements qui ont marqué les 19ème et 20ème siècle et où des peuples opprimés ont montré leur capacité à s'opposer aux  puissances  coloniales et impérialistes allant même jusqu'à renverser le pouvoir de la bourgeoisie comme en Russie.

            Pour toute information supplémentaire et réservation, appeler le n° de téléphone 0693 11 92 23.

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