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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

AIDE À LA PERSONNE : DES SALARIÉES EXPLOITÉES

S'il y a un secteur d'activités florissant à la Réunion, c'est bien celui de l'Aide à la Personne. De nombreuses entreprises (Proxim Service, Korbey d'Or, JML SAP , etc.) se sont développées en occupant ce créneau délaissé par l'Etat, mais en bénéficiant de ses financements. Des millions d'euros sont en jeu que se partagent les entreprises privées. Ces entreprises utilisent des centaines de travailleuses souvent payées au Smic ou peu au-dessus et à temps partiel.

Non contentes d'exploiter ces salariées pour un salaire de misère, leurs patrons leur imposent des conditions de travail infernales. Une salariée venue se renseigner sur ses droits à l'union nous a présenté son dernier planning de janvier présentant des journées de 11 heures 30 de travail continu. Ses nombreuses interventions se succédaient entrecoupées de laps de temps à peine suffisants pour se rendre d'un bénéficiaire à l'autre.

À cela s'ajoute l'obligation d'assurer et d'utiliser son propre véhicule pour se déplacer avec une indemnité qui ne couvre pas, loin de là, l'intégralité des frais de transports et d'entretien de la voiture !

En cas de panne, pas de prêt de voitures de fonction... qui sont réservées à la direction et à ses chefs.

Il n'est pas rare non plus que des auxiliaires de vie se voient attribuer des tâches qui dépassent leur propre qualification ou en tout cas qui devraient être assumées en échange de salaires supérieurs.

Et bien sûr tout cela s'accompagne, en cas de contestation de pressions hiérarchiques suivies de convocation à la direction, de sanctions de toutes sortes, voire de licenciements pour « fautes ».

Voilà la dure réalité vécue par les auxiliaires de vie au-delà de l'affichage satisfait des entreprises et du Conseil général : journées épuisantes, salaires insuffisants pour vivre, maltraitance. Pour que cette situation change, il n'y pas trente six solutions. Il faut que ces travailleuses se regroupent, se syndiquent à la CGTR, s'organisent pour faire valoir leurs droits !

 

HCE, INOVEST : MÊME EXPLOITATION, MÊME COMBAT !

Depuis leur reprise par la société Ho Chong Environnement (HCE), les travailleurs d'INOVEST vont de désillusions en désillusions. Des horaires à rallonge qui peuvent aller de 3 heures du matin à 14 heures, un flicage des travailleurs pendant leur temps de travail grâce à l'installation de GPS sur les camions, le travail sur les camions 26 tonnes avec seulement un conducteur et un manoeuvre au lieu de deux, sans compter les conditions de travail souvent insoutenables avec la saleté repoussante, la présence massive de vers due à la suppression d'un ramassage hebdomadairedes ordures sur deux.

Avec de telles conditions de travail, rien d'étonnant à ce que le mois dernier on ait compté 8 arrêts maladie dans l'est sur une quarantaine de salariés.

Comme à INOVEST, les travailleurs n'auront d'autre choix que de se mobiliser pour se faire respecter. Il y va de leur santé et de leur intégrité physique.

 

CHAMBRE D'AGRICULTURE : FORMATIONS VAE, LA DIRECTION RECALÉE

L'an passé, la Chambre d'Agriculture avait proposé à ses salariés qui le souhaitaient de faire une licence professionnelle par le biais de la validation des acquis. Les salariés intéressés ont commencé à monter leurs dossiers, mais ont dû eux-mêmes aller à la recherche d'informations, car la direction ne s'est plus préoccupée depuis lors des démarches à effectuer. En effet, la chambre ne dispose plus de Direction administrative et financière, ni de DRH. Le service Formation ne s'occupe pas de la formation des salariés, mais uniquement de la formation des agriculteurs.

Ces salariés ne savent pas aujourd'hui où ils en sont. Sont-ils bien inscrits ? Quelles démarches supplémentaires leur faut-il faire, quels attestations faut-il produire ? Aucun responsable de la chambre n'est capable de le leur dire. Les salariés en VAE en sont réduits à s'informer des démarches à effectuer directement auprès de l'université. Et certains craignent à juste titre que leur formation ait déjà commencé sans eux.

La Chambre qui se prévaut d'adhérer à la Démarche Qualité Service (qui prône « L'écoute, la réactivité, lefficacité, l'expertise, la clarté des informations et l'éthique », pas moins!) montre le peu de considération qu'elle a pour ses salariés et leur devenir. La CGTR dénonce l'abandon honteux dans lequel elle les laisse aujourd'hui qui est le résultat de sa politique de réduction drastique de personnel imposée aux salariés de la Chambre depuis des années.

 

GARAGES : LA POLYVALENCE À LA MODE PATRONALE...

Au garage JB Carosserie de Bras Panon, le patron est « aux petits soins » pour ses ouvriers.

Qu'on en juge : il leur demande de nettoyer eux-mêmes leurs toilettes (ci-contre) dépourvues d'éclairage, pas comme celles du patron, en plus de leur travail en atelier.

Il ne se prive pas non plus, en sus de leur travail en carosserie, de leur demander d'aller déposer les voitures réparées chez les clients ou d' en ramener au garage, sans que ses salariés soient couverts par un avenant pour le faire.

Travailleurs oui, esclaves non !

 

 

LA JEUNESSE RÊVÉE PAR FILLON

Fillon veut relancer l’apprentissage. Sa recette : confier la gestion des lycées professionnels aux Régions et aux branches professionnelles, c’est à dire aux patrons. Il ôterait aux apprentis toute protection et tout droit de regard des enseignants ou formateurs sur leurs conditions de travail en les soumettant, comme les autres travailleurs, au pouvoir des employeurs. Enfin il exonèrerait de toute charge ces derniers utilisant des contrats en alternance. De quoi faire rêver les patrons.

Dans leur course pour développer l’apprentissage, c’est-à-dire pour offrir sur un plateau des jeunes travailleurs dociles et sous payés au patronat, Républicains et PS font la course. Pas sûr que la jeunesse ouvrière se laisse faire.

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