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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

GRÈVE TOTALE AU CTM DE SAINTE SUZANNE

Les soixante ouvriers du centre technique municipal de Sainte Suzanne ont cessé le travail toute la journée du lundi 20 février.

Cela fait des années que leur situation n'évolue pas, que ce soit en matière de salaire ou de conditions de travail.

Leurs revendications concernaient donc leurs salaires dont ils réclament la revalorisation ainsi que le 13ème mois promis par le maire, mais jamais mis en place, mais aussi la remise d'équipements de protections individuelles (chaussures de sécurité, bleus de travail, etc.) par la commune.

Leur grève est le signe d'un ras-le-bol accumulé. Comment en effet joindre les deux bouts quand on est « royalement » payé 1167 net par mois et qu'on donne son courage pour la collectivité toute l'année ?

Ce mouvement est un avertissement qui doit être entendu.

 

NOTRE AVENIR, C'EST LA LUTTE

Fillon a inscrit dans son programme le suppression de 500 000 fonctionnaires. Macron qui ne veut être en reste et annonce sa volonté, s'il est élu, de baisser de 3 % le ratio des dépenses publique par rapport au Produit Intérieur Brut (PIB).

Ces 3 % représentent la bagatelle de 60 milliards dont le candidat entend récupérer une bonne partie sur la masse salariale des agents de l'État et les dotations aux collectivités. On croirait du copié-collé avec le programme de Hollande qui a déjà réduit ces dotations de 12 milliards.

Avec ces trois-là, on est sûr d'être « En marche »... vers toujours plus de sacrifices pour les travailleurs et les classes populaires et c'est pas demain que les plus bas salaires vont augmenter ! C'est bien pourquoi, la CGTR affirme que quelque soit l'issue des prochaines élections, les travailleurs n'auront d'autre solution que de se battre pour imposer ce dont ils ont besoin !

 

POUR L'UNITÉ DES TRAVAILLEURS AUTOUR DE LEURS REVENDICATIONS

En décembre 2016 et janvier de cette année, les salariées payées au Smic des cliniques de la Paix et de Saint Joseph ont mené des grèves, parfois de plusieurs semaines, pour l'augmentation de leur salaires (250 à la Paix, 500 à Saint Joseph).

Après neuf jours de grève, du 7 au 12 février, les ouvriers de Profilage Réunion (groupe Arcelor Mittal) au Port ont obtenu 0,5 % d'augmentation de leurs salaires.

À SFR, les salariés se sont mis en grève le 17 février, car les NAO se sont soldées par zéro euro d'augmentation des salaires pour 2017... comme à EDF où une nouvelle grève est programmée pour le mardi 7 mars à l'appel de l'intersyndicale.

Comme on le voit la revendication salariale est partagée par de plus en plus de travailleurs qui en ont assez de voir leurs salaires ne pas augmenter alors que les prix ne cessent de s'envoler.

C'est autour de ces revendications partagées par le plus grand nombre : augmentation des salaires, plein emploi et conditions de travail que les travailleurs ont intérêt à se réunir et à discuter, car c'est autour de cela qu'ils peuvent s'unir face aux patrons et montrer leur force dans l'action.

 

KORBEY D'OR : NON À UN DEUXIÈME ARAST !

Tout le monde a en mémoire le licenciement massif dont ont été victimes les travailleuses de l'Arast en 2009. 1200 salariés avaient perdu leur emploi après que le Conseil général ait décidé de ne plus financer cette structure d'aide aux personnes âgées et en grande précarité.

Plusieurs centaines de travailleuses privées de leur emploi ont trouvé à s'embaucher dans d'autres structures exerçant dans le même domaine social, au sein d'associations financées en dernier ressort sur les fonds du même conseil général. Au nombre de ces associations, on compte Korbey d'Or qui emploie aujourd'hui quelques 715 travailleuses.

Korbey d'Or a été placé à son tour en redressement judiciaire mercredi 15 février. Elle devrait quelques 3 millions d'euros à la Sécurité sociale. Les centaines d'auxiliaires de vie, mal payées et endurant des conditions de travail particulièrement éprouvantes, se retrouvent en plus à nouveau avec un couperet au-dessus de leur tête et avec le spectre du chômage comme horizon.

Il est difficile à l'heure actuelle de se faire une idée précise sur les responsables de cette situation. Les salariées de Korbey d'Or n'y sont en tout cas pour rien. Il est donc hors de question qu'elles paient les pots cassés pour d'éventuels problèmes de gestion de leur structure, de désengagement de l'Etat dans un secteur qu'il devrait entièrement prendre à sa charge au lieu de le déléguer aux associations via les conseils généraux.

Pour la CGTR, pas un seul licenciement ne doit avoir lieu. L'État doit se porter garant de la pérennité du versement de tous les salaires et de tous les emplois des salariées de Korbey d'Or.

 

CARRO DÉPÔT : ENCORE UNE VICTIME DE LA COURSE AU PROFIT

Alors qu'il travaillait à la réfection du toît du magasin Carro Dépôt dans la zone industrielle 2 de Saint Pierre, un ouvrier de vingt ans travaillant pour une entreprises de sous-traitance a fait une chute de huit mètres se blessant très gravement. Il n'était pas doté de ceinture de sécurité.

Une fois de plus, un travailleur est victime des économies criminelles d'un patron qui fait passer son profit avant la vie même de ses employés, un an jour pour jour après que deux ouvriers aient perdu la vie au fond d'une tranchée non étayée dans le quartier de la Bretagne à Saint Denis.

La CGTR dénonce cette course effrénée au profit qui broie la vie et la santé des travailleurs.

Faisons passer nos vies avant leurs profits, exigeons des patrons les moyens nécessaires pour travailler en sécurité !

 

LES PATRONS EN VEULENT TOUJOURS PLUS

Dans un entretien avec Le Figaro, Pierre Gattaz, le dirigeant du Medef, a déclaré que "la mère de toutes les réformes, c'est la diminution des dépenses publiques".

Mais pas question pour lui de mettre fin aux multiples aides dont bénéficie le patronat, pacte de responsabilité, CICE et autres qui plombent les dépenses publiques mais remplissent les coffres d'un patronat qui, par ailleurs, détruit les emplois.

Gattaz attend du prochain président qu'il mette encore plus l'entreprise et le patronat au centre de sa politique. Les patrons sont insatiables. 

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