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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

DOMUSVI : C'EST PAS UNE VIE DANS CETTE MAISON !

Après les cliniques de la Paix et de Saint Joseph, c'est au tour des salariés des Ehpad du sud et de l'ouest de l'île de se mobiliser pour les salaires et l'augmentation des effectifs.

Que ce soit à Saint Gilles ou à Saint Pierre, ils demandent une augmentation de salaire de 400 euros, un 13e mois, le paiement des jours fériés, ou la mise en place d’un service de sécurité et dénoncent des problèmes de conformité des bâtiments.

Le groupe capitaliste DomusVi qui gère ces établissements fait des dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaire en France, en Espagne et à La Réunion. Il exploite dans ses institutions quelques 15 000 travailleurs mal payés. Et il compte au nombre de ses actionnaires le groupe Clinifutur ! Le monde est vraiment petit...

Suite aux premiers débrayages qui ont eu lieu la semaine passée, la direction des deux structures a refusé la présence du représentant de l'URS-CGTR dans les négociations. Elle a même fait appel à la police, sans crainte du ridicule, et celle de Saint Pierre a même décidé de placer le représentant syndical CGTR en mise à pied conservatoire en attendant son entretien pour un éventuel licenciement. On peut dire que DomusVi soigne... son image sociale !

En fait, sa direction ne connaît qu'une politique, celle de l'intimidation et du bâton. Mais elle devra compter dorénavant avec la volonté des travailleurs de se faire respecter car la grève a été reconduite cette semaine à raison de deux heures par jour.

 

GRÈVE À EDF POUR L'AUGMENTATION DES SALAIRES

Ce mardi 31 janvier les cinq fédérations syndicales de l'Énergie appellaient les électriciens d'EDF et des Entreprises Non Nationalisées (ici, les centrales du Gol et de Bois Rouge) à la grève. Plusieurs dizaines de travailleurs étaient présents ce matin dans la cour d'EDF, rue Sainte Anne à Saint Denis et les drapeaux de la CGT EDF ornaient les grilles du centre.

En effet lors des dernières NAO, la direction d'EDF a déclaré que les salaires n'augmenteraient pas en 2017, pas plus que les retraites qui, elles, sont gelées depuis plus de 3 ans.

Le ras-le-bol grandit parmi les agents qui voient leurs conditions de travail se dégrader et leur pouvoir d'achat baisser depuis des années tandis que la direction sait trouver des milliards pour racheter Areva et des entreprises à l'étranger, pour renflouer les caisses de l'Etat, en dilapide d'autres pour vendre de l'électricité à perte à ses concurrents du secteur privé !

  1. de zéro augmentation cette année a été la goutte qui a fait déborder le vase. Souhaitons que cette grève soit un succès et qu'elle ne s'arrête pas là. EDF et les entreprises privées productrices d'électricité ont les moyens d'augmenter les salaires. Elles doivent payer !

 

LES CAPITALISTES SEULS FAUTEURS DE CHÔMAGE

La direction de SFR a annoncé 80 suppressions de postes à La Réunion et 20 à Mayotte à partir de juillet de cette année. Cette réduction d'effectif fait partie d'un plan de 5000 suppressions d'emplois sur trois ans jusqu'à 2019.

La direction de SFR ne parle pas de licenciements. Non, la nouvelle appellation contrôlée patronale, c'est les « départs volontaires ». Comme le rappelait un délégué de la CGT, les départs volontaires ont bon dos quand on sait que ces 18 derniers mois 1200 salariés sont partis « volontairement »...poussés vers la porte par la direction.

Certains syndicats comme la CFDT présentent cela comme une solution équitable. Se faire virer comme un malpropre après avoir travaillé à fond pour SFR effectivement c'est appréciable...pour le patronat !

En fait SFR comme tous ses concurrents de la téléphonie se livrent depuis des années une guerre commerciale sans merci, et quand ils perdent des parts de marché ou que celui-ci arrive à saturation, ils se délestent des employés qu'ils jugent inutiles pour préserver leurs marges.

Les profits accumulés devraient au contraire permettre de maintenir contrats de travail et salaires des employés de SFR, voilà ce que pense la CGTR !

 

JUSTICE DE CLASSE

Jean Bernard Caroupaye, le patron de la FNTR, repasse devant la justice. Il est accusé d' « avoir entravé les contrôles des agents dépositaires de l'autorité de l'État, de non-déclaration de salariés à la Sécurité sociale, de non-respect de représentativité du personnel, de travail dissimulé, de non-respect des horaires de travail et de conduite, de non-respect des normes environnementales » (le Quotidien du 28 janvier 2017). Pour ce dernier point, il aurait déversé de la terre végétale sur le chantier de la route du littoral.

Un individu, comme nous le savions et comme nous pouvons à nouveau le constater, « bien sous tous rapports ». Tout le monde est au courant de ses agissement, mais ce monsieur, est toujours laissé libre d'agir à sa guise (c'est un patron !) et continue de mener ses affaires comme si de rien n'était !

On attend donc le jugement qui sera rendu par le tribunal le 17 février prochain et l'on verra alors si la justice adopte la même attitude conciliante qu'avec ses homologues de l'automobile, Caillé, et de l'immobilier, Apavou !

 

ARNAQUE SUR LES PRODUITS PÉTROLIERS

Alors que de nouveaux gisements pétroliers ne cessent d'être découverts partout sur la planète provoquant un effondrement général des cours du pétrole, la préfecture a décidé d'autoriser les compagnies pétrolières à augmenter encore leurs prix en février (plus 3 centimes pour le sans-plomb ; plus 1 centime pour le gazole) après les avoir augmentés en janvier respectivement de 7 et 6 centimes. Le gaz,lui, augmentera de 1,05 centimes, e qui va porter son prix de 18,47 € contre 17,41€ (+ 6,1%).

Il s'agit d'un racket pur et simple des usagers et plus particulièrement des travailleurs dont les salaires n'augmentent pas d'un centime !

Si les prix augmentent, les salaires doivent suivre !

 

PATRONS CHOYÉS, CHÔMEURS MÉPRISÉS

Les aides aux entreprises pleuvent par millions à La Réunion. Qu'on en juge : Le CICE a rapporté 120 millions d'euros par an aux capitalistes ; la défiscalisation , 132 millions en 2015. Dans le secteur privé, les patrons bénéficient des diminutions de cotisations patronales sur tous les bas salaires (entre 4 et 500 euros par mois et par salarié, grâce aux lois Fillon et Lodeom), dans les PME, ils bénéficient de la prime à l'embauche (4000 €) pendant deux ans, etc.

Les patrons ont empoché l'argent public, mais ils n'ont créé que 15 570 emplois de plus en cinq ans (dont 80 % de CDD) avec pour corollaire que le nombre des chômeurs en catégorie A est resté le même qu'en 2012 !

La politique d'aide au patronat montre, faut-il encore le rappeler, ses limites dans la lutte contre le chômage.

Tout cet argent distribué généreusement aux capitalistes serait plus utile, par exemple, à la création de logements, d'écoles, d'hôpitaux ou à l'embauche dans les services publics nécessaires à la population.

 

 

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