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Publié par la cgtr

5 À 7000 SUPPRESSIONS D’EMPLOIS À EDF SA

Jeudi 2 février la direction d’EDF a présenté au comité central d’entreprise (CCE) un nouveau plan de suppression de plus de 5000 postes. L’effectif d’EDF sera ramené en trois ans de 65 300 agents à 60 000 en 2019. D’après les syndicats 2000 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier.

Cette attaque contre les travailleurs s’ajoute au gel de salaires dans le secteur des industries électriques et gazières.

EDF SA fait ainsi payer aux salariés son plan de réduction de ses « charges opérationnelles » qui devraient atteindre un milliard d’euros d’ici à 2019. Un « effort » qui intervient alors que l’État, le principal actionnaire à près de 85% va, dans le même temps, renflouer les caisses de la société anonyme à hauteur de trois milliards d’euros.

La CGT dénonce les coupes dans les effectifs, notamment dans la branche « Recherches et Développement » dont le nombre d’agents est passé de 2700 dans les années 2000 à 2200 après…la libéralisation du marché de l’électricité. Le personnel de la R&D risque même de descendre à 1800 alertent les syndicats.

Pour justifier ses mesures d’austérité EDF met en avant la baisse du prix de l’électricité sur le marché européen et ses investissements dans le nucléaire aussi bien en France qu’en Europe ou ailleurs. Mais ce que se garde bien de déclarer EDF ce sont les profits que se sont mis dans les poches les actionnaires privés de l’entreprise.

Le 31 janvier les salariés d’EDF avaient répondu massivement à l’appel à la mobilisation lancé par les syndicats contre le gel des salaires. Il n’y a que cette voie-là qui peut mettre une décharge aux dirigeants d’EDF SA.

LA GRÈVE À L’EHPAD DE SAINT-GILLES-LES-BAINS CONTINUE

Depuis une semaine les travailleurs de l’Ehpad de Saint-Gilles, soutenus par la CGTR, ont entamé une grève pour une quinzaine de points de revendications dont une augmentation de salaire de 400 euros, un 13ème mois, un juste calcul de l’ancienneté, le paiement du travail effectif de nuit, le remplacement des absents, le libre choix de leur complémentaire santé, etc.

Le PDG Pierre Chenard parle de « confiance mutuelle » et « d’intérêts communs » entre la direction et le personnel. Mais justement, les salariés grévistes ne croient pas « aux monts et merveilles » promis par leur direction et estiment qu’il faut « partager les richesses maintenant » car il devient de plus en plus difficile de « joindre les deux bouts » alors que tout augmente sauf les salaires qui sont parmi les plus bas du secteur.

La direction de l’Ehpah n’est, bien entendu, pas pressée de négocier avec les grévistes et pose même comme préalable que ces derniers viennent discuter sans leur défenseur syndical. Elle demande aux grévistes de patienter jusqu’à l’obtention d’un hypothétique avenant à la convention collective, c’est-à-dire d’attendre la Saint Glin-glin. En revanche, elle n’a pas traîné à faire les réquisitions du personnel dès les premiers jours de grève !

Les salariés, malgré les dires de la direction, tiennent bon. La CGTR-Est est solidaire de leur mouvement.

HÔPITAUX À BOUT DE SOUFFLE

La Fédération hospitalière de France, qui regroupe tous les hôpitaux publics, s'adresse aux candidats à l'élection présidentielle en dénonçant la situation des hôpitaux « à bout de souffle ».

Et pour cause ! Les gouvernements successifs ont multiplié les économies, les suppressions de postes, de lits, les fermetures de services, d'hôpitaux.

Cela n'a pu se faire qu'au détriment du personnel et des malades.

C'est qu'on ne peut pas à la fois aider le patronat et préserver les services publics.

PATRONS VÉREUX

La dizaine de salariés des entreprises Elite Construction, CRP et Conseil Ingénierie, appartenant toutes au même patron, Karl Mourouguin (Quotidien du 7 février 2017), ont fait un recours devant le tribunal des prud’hommes de Saint-Pierre pour non-paiement des salaires depuis août 2016. Ils sont dans l’attente du délibéré.

Le patron qui se cache, semble-t-il, derrière un prête-nom n’a jamais daigné se présenter devant les tribunaux. Ce même individu qui est aussi à l’origine d’une arnaque sous la forme de constructions de villas non achevées et donc non livrées à ses propriétaires, n’a plus donné de nouvelles depuis des mois et doit à ses ex-salariés un peu plus de 76 000 euros.

Il faut qu’il paye !

LA VOIX DU PATRONAT

À trois mois des élections présidentielles les candidats en lice de gauche, de droite et de l’extrême droite alignent leur programme respectif. Tous ont pour point commun la défense des intérêts du patronat.

Fillon, ce riche champion de la probité veut imposer de nouveaux sacrifices aux classes populaires : travailler plus longtemps pour un salaire moindre, suppression de 500 000 emplois publics, augmentation de la TVA… mais pour les capitalistes, baisse des cotisations des entreprises et suppression de l’impôt sur la fortune !

De son côté, l’ex-banquierMacron, artisan de la loi travail et de la généralisation du travail du dimanche, avance aussi l’allègement de l’ISF et veut aller « plus loin » que la loi Travail.

Le Pen, elle, a présenté son programme qui repose, sans surprise, sur la démagogie contre les immigrés, pour diviser les travailleurs entre eux. Pour rassurer les capitalistes bien français qui ferment les usines, licencient et exploitent leurs salariés, Le Pen a promis de pérenniser le CICE et a ôté de ses promesses la hausse des salaires de 200 euros. Elle veut supprimer le compte pénibilité, insupportable pour le patronat. Avec une telle candidate contre le « système », celui-ci a de beaux jours devant lui !

Il faut pourtant que les travailleurs fassent entendre leur opposition au système qu’aucun des principaux candidats, pas même Mélenchon, ne dénonce : le capitalisme.

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