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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

ÇA VOLE BAS CHEZ AIR AUSTRAL !

Après plusieurs mois de procédure prud'homale, 7 manutentionnaires qui avaient été employés par Air Austral sur la période 2009 à 2013 sur des dizaines de CDD successifs, puis licenciés, ont obtenu, partiellement, réparation devant cette instance.
Le tribunal a en effet décidé vendredi dernier de requalifier leurs contrats en Contrats à Durée Indéterminée et a condamné Air Austral à leur payer chacun entre 10 et 15 000 euros de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il a en plus condamné la compagnie à rembourser les Assedic pour les indemnités perçues par ces travailleurs pendant six mois.
Un juste retour des choses.

GATO MAL CUIT DE LA DIRECTION DE ORANGE

Les agents de Orange Réunion ont failli s’étrangler en mangeant la traditionnelle galette des rois de la direction venue aussi présenter ses vœux en février.
À la place de la fève, la direction leur a servi le non remplacement des départs en retraite, l’augmentation de la charge de travail, l’externalisation de l’activité et les pertes de compétences.
Se méfiant du gâteau indigeste de la direction, la Fédération des activités postales et de télécommunication (FAPT) CGTR et la section syndicale CGTR Orange ont émis à leur tour leurs vœux en distribuant des tracts au personnel :
Embauches pérennes
Remplacement des départs et titularisation en CDI des CCD, contrats pro et apprentis
Répartition des richesses produites par les travailleurs avec notamment attribution d’une prime de vie chère quel que soit leur statut.
La FAPT-CGTR refuse la précarisation de la jeunesse, la dégradation des conditions de travail et la perte du pouvoir d’achat.
Bonne année de luttes !

PRÉFECTURE : LE PPNG PASSE MAL

Profitant de la venue du ministre de l’intérieur Bruno Leroux à La Réunion le 3 mars, nos camarades de la CGT Intérieur lui ont fait savoir tout le mal qu’ils pensent du PPNG, le Plan Préfecture Nouvelle Génération. Pour la CGT, le PPNG n’est pas, contrairement à ce qu’affirme le ministre, «  l’État de proximité. Un service de qualité et un accompagnement au plus près de français ».
Le PPNG c’est des milliers de suppressions de postes dans toute la France, la fermeture au public plusieurs jours par semaine des trois sous-préfectures et de la Préfecture, la souffrance au travail, la déstructuration des services, etc.
Nos camarades ont insisté lors de leur rencontre avec un représentant de leur ministère, sur la nécessité du maintien de services publics de proximité, à l’heure de la « dématérialisation », surtout dans une île où 15% de la population est illettrée et avec peu de moyens pour les classes populaires d’avoir accès à internet.
Pour la CGT Intérieur, « la simplification, la modernisation ne sont que des mots, des prétextes » derrière lesquels il y a la politique d’austérité budgétaires aux dépends des salariés et de la population.

HAINE DE CLASSE

Hier trois syndicats patronaux de transporteurs, la FNTR, FTOI et l’Unostra ont bloqué en partie le barachois en se rendant à la Préfecture pour aller pousser leur crie d’orfraie contre la grève des travailleurs du chantier de la NRL.
Pour ces patrons qui à maintes reprises par le passé n’ont pas hésité à bloquer (en réquisitionnant le plus  souvent leurs chauffeurs qu’ils exploitent sans ménagement) les points névralgiques du réseau routier, la SRPP, les stations services, etc., une semaine de grève des salariés c’est « beaucoup ». Ils se seraient sentis « pris en otage » par l’action revendicative des ouvriers du BTP qui ne réclament pourtant que quelques améliorations de salaires et de conditions de travail largement justifiées.
Une mascarade patronale, d’autant qu’à l’heure de leur manifestation les patrons avaient déjà connaissance de l’accord signé entre syndicats des salariés et patrons du BTP.
À la question d’un journaliste (Quotidien du 14 février 2017) du choix du lieu de manifestation (la Préfecture) un des représentants patronaux a rétorqué que le Préfet est le « garant de l’ordre public ».
Les travailleurs qui ne font qu’user de leur droit de grève pour espérer obtenir un petit plus seraient-ils donc des fauteurs de troubles ?
En réalité, non seulement les patrons ont voulu vomir leur bile sur les travailleurs mais, sous prétexte « d’énormes préjudices », ils sont venus réclamer des aides publiques pour un soi-disant « manque à gagner » qu’ils chiffrent par centaines de milliers d’euros, bien plus que ce que demandaient les ouvriers du BTP.
Patrons profiteurs, hargneux contre les travailleurs. C’est dans leur nature…

PAS DE DOUTE, IL MÉRITE UNE VESTE !

Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors ? », a rétorqué Fillon après les révélations du Journal du Dimanche. Des cadeaux vestimentaires qui se montent à 48 500 euros, car Fillon s'habille chez un tailleur de luxe.
Cela s'ajoute à l'argent gagné grâce à l'emploi fictif de son épouse.
Ce candidat, portant des costumes hors de prix, est celui qui veut, pour ce qui concerne les travailleurs : supprimer les 35 heures, reculer l'âge de la retraite à 65 ans, augmenter la TVA de 2 %, poursuivre la démolition du code du travail en défaveur des salariés et supprimer 500 000 fonctionnaires, instituer la dégressivité des indemnités chômage, et pour les patrons : supprimer l'Impôt sur la Fortune, réduire l'impôt sur les sociétés de 25 %
Pas de doute, il mérite d'aller se rhabiller !

8 MARS : VIVE LA LUTTE DES TRAVAILLEUSES !

La journée du 8 mars a offert l'occasion à plusieurs politiciens de ressortir quelques petites phrases sur l’égalité homme-femme. Chaque gouvernement peut alors brandir sa loi, son décret, son article allant dans le sens d’une plus grande égalité entre les deux sexes, en particulier au travail.

Les textes de loi s’empilent, en effet, pour une efficacité nulle, quand ils ne sont pas prétexte à une aggravation de la situation. Ainsi, c’est au nom de l’égalité qu’un gouvernement socialiste a rendu légal le travail de nuit des femmes en 2001.
Les effets de la crise et les mesures du patronat dans la guerre pour le profit continuent de peser plus lourd sur les femmes travailleuses. En moyenne, elles gagnent de 15 à 18 % de moins qu’un homme, à qualification égale. Parmi les huit métiers où le nombre de femmes approche ou dépasse les 90 %, quatre figurent parmi les plus mal payés, aux temps partiels imposés et aux plus grandes amplitudes horaires. Il s’agit du ménage, de l’aide à domicile, de l’assistance maternelle et de la grande distribution.
Ce sont ces travailleuses, qui quittent la maison avant le lever des enfants pour effectuer deux heures de ménage dans les bureaux entre 6 h et 8 h, puis ont deux nouvelles heures de 18 h à 20 h dans d’autres bureaux, parfois à l’autre bout de la ville, et qui tentent de compléter ces quatre heures au salaire minimum comme elles peuvent, en trouvant quelques heures de travail ailleurs, dans la journée.
Ce sont ces aides à domicile, qui permettent à des personnes âgées ou handicapées de continuer à vivre chez elles, qui doivent aller d’un domicile à l’autre, mais dont on a retiré ce temps de déplacement du temps de travail.
Ce sont ces caissières de supermarché, qui ont des contrats à temps partiel imposé de 25 ou 30 heures, mais qui travaillent de 11 h 30 à 14 h 30, puis de 18 h à 21 h, avec parfois des temps de trajet depuis leur domicile qui font que leur journée de travail représente plus de dix heures, transport compris, payées six !
Dans ces situations, où les femmes travaillent souvent isolées les unes des autres, il n’est pas facile de s’organiser pour défendre ses droits et riposter. Mais c’est en se battant que des travailleuses du ménage par exemple, ou de la grande distribution, ont pu, ces dernières années, faire reculer leurs patrons qui voulaient leur imposer des cadences infernales ou le travail du dimanche.
Il est vain d’attendre d’une loi qu’elle assure l’égalité aux femmes, tout comme il serait illusoire d’espérer que l’inscription du droit au travail dans la Constitution en garantisse un à tous les chômeurs. Pour la CGTR, le droit à un travail et à un salaire décents pour les femmes comme pour les hommes devra être imposé au patronat !

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