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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Sfr-Réunion : des salariés poussés à la porte

SFR supprime 157 postes à La Réunion à partir du mois de juillet. Elle se débarrasse ainsi de plus de la moitié de l’effectif qui passera de 378 à 221 salariés.

Pour maquiller ces suppressions d’emplois,la direction du groupe a déclaré que ce sont des « départs volontaires ». Cette baisse drastique du nombre de salariés fait partie d’un plan plus vaste de réduction de 5000 emplois sur le plan national.

Le directeur général adjoint de cette entreprise qui fait partie du groupe Altice qui a annoncé 680 millions d’euros de bénéfices en 2016 réalisés sur le dos de ses employés et des consommateurs, a le toupet d’affirmer que SFR « s’adapte à son environnement » pour rester « leader sur le marché », autrement dit à maintenir, voire accroitre ses profits en remplissant encore plus les poches des actionnaires. Il déclare même que certaines tâches peuvent être externalisées dans le monde, c’est-à-dire réalisées par des travailleurs encore plus exploités et sous payés qu’en France.

Dans la guerre que se livrent les opérateurs pour se partager le marché juteux de la téléphonie, les sacrifiés sont les salariés qui se retrouvent sans travail.

Au mois de février à l’annonce de ce plan, les salariés avaient débrayé et la CGTR avait rappelé à la direction qu’elle avait déjà diminué les effectifs de l’entreprise, augmenté la proportion des intérimaires et des CDD.

Ces nouvelles suppressions d’emplois vont aggraver davantage les conditions de travail des employés qui sont déjà surbookés.

Pour la CGTR il faudrait interdire les licenciements et prendre sur les profits accumulés par les capitalistes pour maintenir les emplois, et même embaucher.

 

Les employés de la Poste annoncent la grève !

 

La Fédération des activités postales et des télécommunications (FAPT) CGTR a déposé un préavis de grève illimitée à partir de mercredi 12 avril pour les revendications suivantes :

  • Ouverture immédiate de négociations pour une compensation de 1 heure pour 50 plis pour chaque tour de scrutin des élections présidentielles.
  • Une compensation supplémentaire pour les tournées dotées de CHM (casiers verticaux)
  • 5 heures pour chaque scrutin pour tous les autres agents participant au traitement des plis (manutention, tri, traitement des rebus)
  • Possibilité de multiplier les dépôts relais selon le besoin, dans le respect des charges réglementaires
  • Possibilité d’étalement plus large
  • Aucune sécabilité les semaines de scrutin.

Pour ces élections la Poste a reçu 80 millions de dotation de la part de l’État pour la distribution des plis électoraux.

Pour rappel, elle a touché en 2016 335 millions d’euros de CICE. Son bénéfice net pour la même année a été de 840 millions d’euros (+34%).

Rien pour les salariés ?

Les employés de la Poste ne se laissent pas « piégés » par ces élections… Ils ont bien raison de réclamer leur dû !

 

Ci – dessous un tract de nos camarades de la FAPT CGTR :

 

Facteurs malades = source de profits

Plus il y a de malades, plus la Poste gagne de l’argent. Bien sûr, le courrier ne sera peut-être pas distribué tous les jours, comme c’était le cas auparavant. Mais la Poste n’est plus vraiment un service public. C’est une entreprise soumise à la concurrence. L’objectif est de dégager des profits.

Avant de commencer l’explication de ce paradoxe, il est nécessaire de rappeler qu’un employé malade n’est pas payé les trois premiers jours d’absence – sauf les fonctionnaires qui sont en voie de disparition à la Poste.

Démonstration du paradoxe :

Un facteur est payé 6H30 par jour. Lorsqu’il est malade, ses collègues (5 facteurs) se répartissent sa tournée et seront payés 45 minutes de plus. Cela fait 3H45 de paie supplémentaire (5 x 45mn = 225mn=3H45), soit une économie pour la Poste de 2H45.

La loi TEPA, qui prévoit une défiscalisation des heures supplémentaires, une heure supplémentaire coûte moins cher à l’employeur que la première heure de travail.

La Poste gagne donc beaucoup d’argent grâce aux facteurs malades.

À ceci, vient s’ajouter le récent système dit « facteur d’avenir » suivant lequel les facteurs se répartissent déjà une tournée tous les lundis et mardis pour qu’un facteur prenne ses RTT et que la Poste ne perde pas d’argent à payer les facteurs remplaçants.

 

La colère monte à la Chambre d’Agriculture

 

Suite au débrayage lundi dernier à l’antenne de Saint Pierre, une cinquantaine de salariés « non syndiqués » de la Chambre se sont réunis en « assemblée générale » pour discuter (avec les syndicats CGTR et CFDT) de la suite à donner à leur mouvement de protestation.

Après les multiples interventions des agents qui ont témoigné de leur exaspération de voir leurs conditions de travail se dégrader, la baisse de salaires, leurs inquiétudes quant au devenir de leurs emplois au sein de cet établissement public et dénoncé l’immobilisme de la direction face aux enjeux majeurs qui engagent l’avenir de la Chambre et sa place dans le développement agricole, notamment en matière de financement, les salariés présents ont adopté, dans leur majorité, une liste de revendications qu’ils vont soumettre au président de la Chambre et qui comprend en particulier une valorisation salariale de 20 points (144, 64 euros bruts), la réorganisation de la direction générale, etc.

Les salariés ont donné jusqu’au 28 avril à la direction de la Chambre pour répondre positivement à leurs demandes. Ils se disent prêts à partir en grève pour faire aboutir leurs revendications.

Pour la CGTR, l’augmentation des salaires est essentielle pour pallier, en partie, la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs. Nous réclamons des embauches pour alléger la charge de travail qui pèse toujours plus sur les épaules des salariés et des emplois pérennes.

La CGTR sera aux côtés des salariés qui se mobilisent pour faire entendre leurs voix et pour obtenir gain de cause.

 

En Guyane, la lutte continue

La mobilisation de la population guyanaise continue pour obtenir du gouvernement les moyens financiers pour répondre à ses besoins vitaux : santé, éducation, infrastructures routières, accès pour tous à l'électricité et à l'eau potable, etc. Mais commence à se faire jour à présent les intérêts opposés des classes sociales en présence.

En effet, si les travailleurs guyanais sont confrontés au chômage massif et aux bas salaires, au déficit de services publics, le patronat lui est mobilisé sur de tout autres revendications. Le Médef Guyane voudrait se servir du mouvement de masse pour faire valoir ses intérêts particuliers. Il revendique ainsi que la Guyane soit transformée en « zone franche globale » ce qui l'exonèrerait de fait de toutes cotisations sociales ou fiscales. Il voudrait s'attribuer la plus grosse part du milliard d'euros que le mouvement populaire a obligé le gouvernement à lâcher.

Cela montre ainsi les limites de ce qu'on appelle « l'union de tous les Guyanais ». Les revendications des travailleurs, des chômeurs, de la population pauvre s'opposent à celles de l'État français, mais aussi à celles du patronat, de la bourgeoisie locale qui ont fait savoir publiquement qu'ils voulaient la fin des blocages en Guyane et le retour des travailleurs à leurs postes de travail.

La fédération du Médef du BTP de Guyane a ainsi dénoncé la « prise d'otage » dont elle serait victime...

Leur demande de retour à l'ordre patronal a été reçue cinq sur cinq par le gouvernement socialiste. Hollande, le président de la République, ainsi qu'Ericka Bareigt, la ministre des DOM, qui a déjà oublié ses « excuses » au peuple guyanais, ont appelé les manifestants à lever les barrages en prétendant que « les enfants avaient besoin de retourner à l'école, les entreprises de reprendre leur activité » et comble du cynisme, ont expliqué que « les salariés eux aussi ne peuvent pas continuer de perdre leur rémunération » comme si ce n'était pas aux grévistes de décider eux-mêmes de leur combat !

La mobilisation en Guyane a été l'œuvre dès le départ des travailleurs de ce territoire. Ce sont les travailleurs de la société Endel travaillant pour la station spatiale de Kourou, ceux d'EDF, ceux des hôpitaux, du port, des collectivités territoriales, le personnel enseignant qui sont à l'origine de ce mouvement massif.

Il ne faut pas qu'ils s'en laissent déposséder par le patronat et par le gouvernement à son service. Vive la lutte des travailleurs de Guyane. La CGTR est entièrement de leurs côtés !

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