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Publié par la cgtr

La CGTR et l’élection présidentielle

La situation politique plombée par les affaires continue de creuser la distance entre le citoyen et la Politique.

Le bilan du gouvernement marqué par un ralliement clair et franc au libéralisme a contribué à brouiller le clivage gauche / droite, curseur essentiel de la lecture politique.

 

De gouvernement en gouvernement, la politique n’a cessé de tourner le dos aux travailleurs pour s’ouvrir aux sirènes du capitalisme prédateur (politique d’austérité, allongement du temps de travail, baisse du coût du travail et politique systématique d’exonération et de défiscalisation, casse des services publics…) confortablement installé dans et instillé depuis les institutions européennes.

 

Au-delà des caractéristiques propres à la Guyane, la crise qui y couve révèle que les problématiques posées en 2009 dans les DOM (LKP, Cospar,…) restent d’actualité.

 

Les outre-mers subissent toujours des retards structurels et la profitassion des sociétés multinationales. Malgré un parc d’abonnés et un bon chiffres d’affaires stables, SFR menace de licencier plus de 40% de son personnel !

 

La pauvreté et la misère s’accroissent et frappent durement toutes les populations. Le chômage de masse et la précarité continuent de s’installer durablement. Et c’est ainsi que tout au long de nos 40 glorieuses, les inégalités n’ont cessé de grandir !

 

La lutte contre la vie chère ne s’est cantonnée qu’au leurre de la baisse des prix pour ne pas poser la question pourtant cruciale de la nécessaire hausse des salaires et des minima sociaux.

 

Les rentes n’ont pas été inquiétées. Les richesses créées ici continuent massivement de partir ailleurs.

 

Les travailleurs en activité ou au chômage doivent voter pour leurs revendications : un vrai emploi, une durée légale du travail de 32 h, des salaires et minima décents, de bonnes conditions de travail, un libre recours au droit d’expertise des entreprises, un réel parcours personnel de formation, des services publics de qualité, une réforme fiscale plus juste et redistributrice….

 

Cela suppose une toute autre répartition des richesses, ce qui suppose des mobilisations d’ampleur des travailleurs.

 

La bataille contre la loi Travail s’est immiscée dans la vie politique et cela à l’initiative de ses pourfendeurs.

Nous connaissons les conditions de son élaboration et de son adoption (49-3) marquées par des graves atteintes à la démocratie et à la répression

La CGT et la CGTR continueront de se battre pour que « la loi Travail ne passe pas dans mon entreprise ».

 

Ce 1er mai entre les 2 tours des présidentielles est une fenêtre de tir pour poser avec force les enjeux sociaux et les revendications des salariés.

 

Les travailleurs n’attendent pas la femme ou l’homme providentiel(le). C’est à partir de leurs revendications portées par leurs luttes que les exigences sociales seront satisfaites.

 

La question de la fiscalité doit être clairement appréhendée tant ils sont légion les candidats qui veulent démanteler la protection sociale au profit des spéculateurs et de la marchandisation. Les politiques idéologiques de baisse du cout du travail organisent le transfert de la charge financière de l’entreprise (qu’il faut libérer !) au contribuable (qu’il faut pressuriser !).

 

Les attaques contre le syndicalisme au travers notamment de la remise en cause du paritarisme ou d’une réduction drastique de ses moyens d’intervention doivent être clairement condamnées. L’hypocrisie et l’imposture consistant à porter sur les fonts baptismaux le dialogue social et dans le même temps réduire drastiquement les moyens du syndicalisme doit être fermement dénoncées.

 

La CGTR appelle les travailleurs réunionnais à combattre fermement le Front National et Marine Le Pen, porteurs de division et la haine entre les peuples et les travailleurs pour mieux protéger le capital, de racisme et de xénophobie.

Notre ile multicolore ne peut être polluée par les héritiers de la plus sombre histoire de la France.

Sous couvert de défense des travailleurs, c’est bien à un appui sans concession au patronat, à un démantèlement du syndicalisme français et à une attaque contre les acquis sociaux que nous convie le FN.

 

Indépendant mais pas neutre, la CGTR appelle les salariés à voter pour leurs revendications nourries de leurs propres luttes.

 

Saint Denis le 16 avril 2017.

 

Ivan Hoareau

Secrétaire général de la cgtr

 

 

 

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