Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Premier Mai, journée internationale des travailleurs !

À La Réunion …

Hier nous étions environ un millier à défiler entre le Jardin de l’État et la Préfecture banderoles et pancartes à la main, en scandant des slogans à tue tête pour exprimer notre ras-le-bol de la dégradation de nos conditions de travail, des licenciements, du chômage, de la précarité d’emploi, des bas salaires, de la baisse de notre pouvoir d’achat, etc. imposés par le patronat toujours plus avide de profits et par la politique menée par le bientôt feu gouvernement Hollande qui a montré pendant cinq ans qu’il était au service des capitalistes.

La CGTR qui composait le plus gros de la manifestation donnait le ton, comme souvent.

Ce Premier Mai tombant entre les deux tours des élections présidentielles, les deux candidats en lice pour le second, Macron et Le Pen, en ont pris pour leur grade et c’était bien mérité.

En effet, les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes qui défilaient ne sont pas trompés sur le sort que comptent nous réserver ces deux politiciens.

L’un « ni de droite, ni de gauche » énarque et ex-banquier a côtoyé et côtoie encore les patrons et leurs larbins de la classe bourgeoise du même acabit que lui. Après avoir été aux côtés de Sarkozy, il est entré comme ministre de l’Économie dans le gouvernement Hollande à qui il prodiguait déjà ses conseils avant et a prouvé toute sa loyauté envers les capitalistes en mettant en œuvre des mesures et des lois dont une qui porte son nom, pour permettre au patronat d’exploiter encore plus les travailleurs dans les entreprises, de licencier plus facilement, d’accentuer la précarité, etc. tout en leur servant sur un plateau des milliards d’euros en cadeau sous forme de Pacte de Responsabilité, de CICE et sans rien leur demander en retour.

L’autre, Le Pen, cette bourgeoise qui vit dans un château et déverse en permanence sa bile et sa haine contre les travailleurs étrangers, admirateur de Donald Trump, marche dans les pas laissés par les bottes militaires de son père qui a participé au massacre des Algériens pendant la guerre d’Algérie sous le drapeau hideux de l’OAS (Organisation armée secrète). Elle qui prétend combattre la « finance » (comme Sarkozy et Hollande avant elle !) révise de plus en plus son langage pour plaire au patronat.

Ceux deux candidats, ennemis jurés des travailleurs, ont taillé leurs programmes pour qu’ils correspondent aux exigences de la classe des capitalistes : poursuite (en pire pour les travailleurs mais en mieux pour les patrons) de la loi El Khomri, du CICE, baisse des cotisations sociales et fiscales, réduction des effectifs dans le servies publics utiles à la population, etc. Toute une panoplie de mesures et de lois qu’ils s’empresseront de mettre en place (par ordonnances et 49-3 s’il le faut !) pour plaire au patronat qui leur dicte ses ordres.

Ni Le Pen, ni Macron. Les travailleurs qui rejettent dos à dos ces ennemis déclarés de la classe ouvrière ont tout à fait raison. Nous qui connaissons nos besoins, avons raison d’exiger « l’interdiction des licenciements », « la répartition du travail entre tous sans baisse de salaire », « salaires et pensions à 1800 euros net minimum », « 300 euros de hausse de salaires, des pensions et des minima sociaux tout de suite » comme indiqués sur nos pancartes portés par nos camarades de la CGTR EST.

Ces mesures immédiates et essentielles sont à opposer au programme patronal défendu par toute la clique de politiciens de droite comme de gauche qui promettent… des lendemains qui déchantent aux classes laborieuses.

C’est dans la rue que nous affirmions hier notre appartenance au camp des travailleurs, que nous portions nos revendications. C’est bien la voie à suivre, celle des grèves et des manifestations si nous voulons que notre sort s’améliore et faire reculer gouvernants et patronat.

 

…Et ailleurs dans le monde

Comme chaque Premier Mai, les travailleurs du monde entier se sont manifestés en descendant dans la rue pour dénoncer l'exploitation dont ils sont victimes de la part du patronat et des gouvernements.

En Turquie, ce sont des dizaines de milliers de salariés qui ont manifesté contre la dictature d'Erdogan qui mène une répression massive contre tous ses opposants. Celui-ci a une fois de plus envoyé sa police réprimer durement les manifestants. Plusieurs dizaines ont été arrêtés, plusieurs blessés et un est mort suite à l'utilisation de camions à jet d'eau contre la foule.

Au Pakistan, des dizaines de milliers d'ouvriers et d'ouvrières se sont mobilisés contre les bas salaires et les conditions inhumaines que le patronat du textile leur impose pour leur plus grand profit et celui des grandes entreprises d'habillement occidentales.

En Grèce, il y a eu aussi une forte mobilisation de la classe ouvrière que les banques européennes étranglent avec la complicité du gouvernement en place. Les travailleurs ont dénoncé le nouveau plan d'austérité que les capitalistes européens veulent leur imposer et qui prévoit une nouvelle baisse des retraites de 20 % et de nombreuses suppressions de postes dans les entreprises d'État.

Aux Philippines, les travailleurs ont manifesté par dizaines de milliers contre la pauvreté qui frappe un quart de la population;

Et France, malgré la grande foire électorale, les travailleurs ont fait entendre leur colère et leurs revendications dans les rues de Paris et des grandes villes de province.

Face à une bourgeoisie qui mène une guerre sociale de tous les instants aux travailleurs, il y a toujours parmi eux une forte minorité, militante et attachée à défendre les intérêts de sa classe, qui ne se laisse pas bercer par les promesses et qui tient à rappeler au patronat qu'il faudra compter avec sa capacité à se regrouper et à se faire respecter !

Dans une période où les patrons et les gouvernements de tous pays cherchent à diviser les travailleurs la CGTR réaffirme sa solidarité avec les travailleurs du monde entier et son internationalisme.

 

Encore des emplois menacés

Ce mardi le personnel périscolaire est entré en grève illimitée dans six écoles de Saint Leu.

17 salariés qui assurent les activités périscolaires et les garderies dans les écoles maternelle et élémentaire de Stella, maternelle de Piton, maternelle de Peyret-Forcade et maternelle et élémentaire de Saint Leu Centre sont inquiets pour leur emploi car l’association ARCOE pour laquelle ils travaillent en CDI rencontrerait des difficultés financières.

Cette association, comme bien d’autres, qui sont souvent des structures fragiles car dépendant des subventions publiques des municipalité et/ou du Conseil départemental suppléent de plus en plus les communes et l’Éducation nationale qui se dédouanent de ces activités pourtant importantes et nécessaires à l’apprentissage et au développement physique et intellectuel des enfants, en ne mettant pas les moyens humains et financiers nécessaires.

Résultat : ces structures sont contraintes de faire payer les parents en plus pour faire garder leurs enfants ou pire, sont parfois obligées de mettre la clé sous la porte aux dépens des salariés qui se retrouvent sans emploi et des parents qui se retrouvent avec leurs enfants sur les bras.

C’est la conséquence de la politique des gouvernements qui serrent la vis aux collectivités locales parce qu’ils utilisent l’argent qui serait utile à celles-ci pour arroser les capitalistes.

L’argent public doit aller au service public !

 

Aéroport de Gillot : la lutte a payé

Après deux jours de grève, les 26 et 27 avril, les travailleurs de l'aéroport de Gillot soutenus par une intersyndicale dont La CGTR ont réussi à faire reculer leur direction sur leurs revendications salariales.

Alors que les négociations sur les salaires patinaient depuis plusieurs jours, la direction déclarant ne pouvoir accorder aux 280 salariés de la société aéroportuaire que 60 000 euros alors qu'elle en avait distribué 178 000 aux cadres, ils ont obtenu une augmentation pour tous de 84,20 euros brut supplémentaire par mois soit 63,15 euros net sur 13 mois ainsi qu'une prime supplémentaire de 400 € net.

L'argent néna... dans les poches du patronat !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article