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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Macron ou la voix du patronat

 

Interrogé par le journal le Quotidien (22/05/17) Jean Pierre Philibert, le président de la Fedom (fédération des entreprises d’Outremer) a donné son point de vue sur le nouveau tandem gouvernemental Macron-Philippe.

Pour le représentant patronal le programme de Macron est « le plus proche des préconisations de la Fedom ». Cela n’est pas surprenant quand on sait que lors de la venue du candidat Macron à La Réunion, celui-ci avait rencontré une brochette de patrons dont Jean Pierre Philibert et avait entendu leurs revendications.

Aujourd’hui au pouvoir, Macron se dépêche de mettre en œuvre les exigences du patronat qui réclame encore et encore des aides publiques et des lois pour pouvoir exploiter davantage les travailleurs dans les entreprises : réduction du « coût » du travail et de la fiscalité par plus d’exonérations de cotisation sociales, plus de défiscalisation, de baisse, voire de suppression d’impôts sur les sociétés, etc.

Jean Pierre Philibert prétend que le gouvernement précédent pourtant fort généreux à l’égard des patrons de l’Outremer, leur aurait fait perdre 195 millions d’exonérations de « charges ». Comme si ces derniers avaient un quelconque droit sur l’argent public distribué avec largesse pour eux par le gouvernement. Cet argent ne leur appartient pas mais est le fruit du travail des millions de travailleurs en France. Si droit, il y a, ce sont les travailleurs qui devraient réclamer la part des richesses qui leur est dû.

Philibert comme les patrons sous la bannière des organisations patronales du Medef, de la CGMPE, de l’UPA voudraient que le gouvernement « aille vite ».

C’est un souhait qu’ils n’auraient pas besoin de répéter car Macron dès le lendemain du premier conseil des ministre, a déclaré que la priorité du gouvernement est « la réforme du travail », c’est-à-dire la poursuite en mieux pour les patrons de la loi « Macron » et « El Khomri » dont il est l’artisan. Les mesures qui en découleront signifieront encore plus de facilité pour licencier, plus de précarité de l’emploi, les bas salaires, les attaques contre les retraites et les allocations chômage, etc. ce que le patronat et Philibert appellent la « flexisécurité .»

L’enthousiasme du patronat vis-à-vis du nouveau gouvernement n’est évidemment pas partagé par la CGTR qui, non seulement a dénoncé et combattu les lois scélérates du précédent gouvernement, mais appelle d’ores et déjà les travailleurs à préparer la riposte et à imposer par les grèves et les manifestation leurs propres revendications qui correspondent à leurs intérêts vitaux et besoins immédiats comme par exemple l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans baisse de salaires, 1800 euros nets de revenus minimum, 300 euros d’augmentation sur les salaires, les retraites, les minimas sociaux.

 

Débrayage à la Sem Estival

 

À l’appel de la CGTR, les conducteurs de bus de la Sem Estival située sur le site de Bourbier les Hauts à Saint Benoit ont effectué un débrayage de près d’une heure ce matin à partir de 4h30 en signe de protestation contre le peu, voire l’absence d’avancée des Négociations Annuelles Obligatoires dont l’issue est toujours repoussée par la direction de réunion en réunion.

Pour les conducteurs qui représentent la large majorité des travailleurs de l’entreprise et sa force, il est inadmissible que leur direction ne propose aux salariés qu’une prime annuelle de 200 euros…contre 300 l’an dernier.

Les employés de cette société de transport de voyageurs des communes de l’est dirigée par Jean Paul Virapoullé, également à la tête de la Cirest, revendique une prime plus importante et surtout un treizième mois.

Autres sujets de mécontentement des salariés : les agressions dont il sont de plus en plus victimes sur les bus, le changement d’affectation sur certaines lignes, plus de clarté sur leurs droits (transport urbain ? interurbain ? quelle convention collective ? etc.)

Ce mouvement n’était qu’un avertissement donné à la direction de la Sem Estival. Si la direction n’engage pas de négociations sur la base de leurs revendications, les chauffeurs soutenus par la CGTR enclencheront…la vitesse supérieure !

 

L’eau bouillonne à Hydrô Réunion !

 

Depuis jeudi dernier une partie des employés de Hydrô Réunion, organisme de recherche et développement pour les activités de la pêche et de l’aquaculture répartis sur trois sites (Saint Denis, Etang-Salé, Le Port) sont en grève.

Les salariés sont inquiets de la situation économique et sociale « catastrophique » de l’entreprise financée par la Région Réunion.

Selon la déléguée du personnel CGTR, la gestion de la direction serait en cause. Il y a « un manque de transparence de la part de la gouvernance ». Certes, il y a des retards dans le versement des subventions européennes Feder et Feamp, mais cela n’expliquerait pas l’accumulation des retards des cotisations sociales et l’absence de trésorerie de la structure.

Les rencontres entre la direction et les grévistes n’ont pour l’heure pas débouché sur un accord satisfaisant pour ces derniers qui réclament également la réintégration de deux cadres : un scientifique et un financier licenciés.

La grève se poursuit…

 

Une licencieuse au ministère du Travail

 

La nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avant d'être ministre a exercé ses « talents » comme DRH chez Danone, en y mettant sur pied, entre autres, un plan de 900 suppressions d'emplois.

Un passage de son CV qui a dû échapper au secrétaire de la CFDT, Laurent Berger qui semble satisfait par cette nomination et aussi au dirigeant de FO, Jean-Claude Mailly, qui trouve la ministre « plutôt rassurante ».

Les salariés, eux, ont plutôt tout à en craindre.

 

Un signe qui ne trompe pas…

 

À peine le nouveau gouvernement installé, les agents du ministère du Travail se sont mis en grève. Ils refusent de nouvelles suppressions d'emplois, notamment celles d'inspecteurs du travail.

Sarkozy s'était attaqué aux droits des salariés. Hollande l'a fait lui aussi, avec Macron comme ministre. Ce dernier étant devenu président, il dit et redit qu'il va réduire encore plus ces droits. S'il fait la guerre aux travailleurs, il doit avoir une réponse.

 

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