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Publié par la cgtr

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez  nombreux !

Chaque mardi, de 18H00 à 19H30, l’Union Régionale Est CGTR organise dans son local une réunion d’information et de discussion sur les problèmes rencontrés par les travailleurs. Venez nombreux !

Gouvernement et patronat continuent de mener la lutte de classes contre les travailleurs.
Nous devons nous défendre !

Après avoir soumis la nouvelle loi Travail au Parlement, le gouvernement proposera aux députés de voter le 28 juillet le texte d’habilitation qui lui permettra de publier les ordonnances le 20 septembre.
L’objectif du gouvernement est de poursuivre le chantier de démolition du Code du travail entamé par les précédents gouvernements, en balayant tous les droits acquis par les luttes des travailleurs depuis plus d’un siècle.
Avec les nouvelles procédures de licenciements individuels et collectifs les patrons pourront licencier avec encore plus de facilité.
À la place des CDI et des CDD les patrons pourront avoir recours aux contrats de mission ou contrats de chantier qui sont déjà largement répandus dans le BTP à La Réunion. Ces contrats permettent aux patrons de se débarrasser quand ils veulent des travailleurs sans être obligés de leur payer des indemnités. Les accords de branches fixeront le nombre possible de renouvellement d’un CDD, ce qui limitera encore plus les chances pour un salarié de passer en CDI.
La précarité que connaissent déjà des milliers de travailleurs va ainsi devenir la règle dans la plupart des entreprises. Les patrons y feront la loi en fixant les salaires et le temps de travail comme bon leur semblera.
La loi Travail n’est qu’un volet, certes pas des moindres, de l’arsenal de mesures que compte prendre le gouvernement Philippe contre le monde du travail. Il a déjà confirmé l’augmentation de la CSG de 1,7% en prétendant que cette hausse sera compensée pour les salariés du privé par une baisse des cotisations sociales. Mais même si cette dernière mesure est appliquée, les travailleurs ne seront pas forcément gagnant à terme, car si ces derniers « profitent » de leur salaire net tous les mois, les cotisations prélevés sur le salaire brut leur servent toute leur vie pour la retraite, les accidents de travail, la santé, etc. La diminution ou la suppression de ces cotisations entrainera donc un manque à gagner pour les caisses de la Sécurité sociale et de retraites. Quant aux fonctionnaires et aux retraités dont la pension dépasse 1200 euros par mois, ils perdront de leur pouvoir d’achat.
Mais le patronat tout en pressant le gouvernement à agir vite pour faire passer ces lois, poursuit ses attaques contre les travailleurs et ne fait pas dans la demie mesure.
En France, PSA a trainé devant la justice des militants de la CGT dont l’un a été condamné à six mois de prison avec sursis. Le groupe PSA, après avoir fermé des usines, licencié des milliers de travailleurs, poursuit sa répression contre des militants qui refusent de baisser pas la tête devant leurs patrons.
Les patrons mènent la lutte des classes, aidés par le gouvernement Macron-Phillipe qui fabrique des lois pour répondre à leurs exigences.
Si nous ne voulons pas être écrasés par le patronat, nous devons organiser la riposte et nous battre collectivement contre toutes les attaques patronales et contre la loi Travail.
Le 12 septembre la CGT et la CGTR appellent à la grève contre la loi Travail.
Cette journée doit être une réussite. Et pour ce faire, nous devons d’ores et déjà en parler dans nos entreprises et convaincre un maximum de travailleurs d’être dans la rue ce jour-là.
Bien sûr, une seule journée ne suffira pas à faire reculer le patronat et le gouvernement. Mais seules des mobilisations ouvrières puissantes pourront faire barrage à cette loi qui sera votée au Parlement par la majorité macroniste.

Compte pénibilité : c’était trop dur pour le patronat !

À la demande du patronat, Macron et la ministre du travail, Pénicaud, vont modifier le compte pénibilité jugé trop contraignant pour les entreprises.
Désormais il faudra parler de « compte professionnel de prévention » et non plus de « pénibilité » car ce terme irritait les oreilles des patrons.
Le compte pénibilité mis en place sous Hollande a servi de contrepartie à l’allongement à 43 années de cotisation pour une retraite pleine. Les salariés qui étaient soumis à des conditions de travail reconnues pénibles pouvaient espérer obtenir des points qui leur permettaient de gagner quelques trimestres de cotisations, de travailler à temps partiel ou de changer de poste après une formation.
Ce dispositif saboté depuis sa création par les patrons qui le trouvaient trop complexe et inapplicable va être allégé par le gouvernement. Avec la nouvelle loi, sur les dix critères de pénibilité des postes de travail, quatre seront supprimés : manutention à la main de charges lourdes, postures éprouvantes, vibrations mécaniques, risques chimiques. Dans ces quatre cas, il n’y aura plus obligation pour les patrons de déclarer ces « facteurs » et de les mesurer. À l’avenir, les travailleurs qui y seront soumis acquerront des « droits à départ anticipé à la retraite » s’ils développent une maladie professionnelle ayant été reconnue et entrainant un « taux d’incapacité permanente » supérieur à 10%. Autrement dit, un ouvrier du bâtiment qui porte des parpaings, un autre qui manie le marteau piqueur ou un technicien qui respire les composants de peinture toute la journée doivent devenir handicapés et faire-valoir leurs droits en fin de carrière pour peut-être partir plus tôt à la retraite !
Mais ces mesures à elle seules n’auraient pas suffit à satisfaire le patronat qui a réclamé et obtenu la suppression des « cotisations spécifiques » instaurées par la loi de 2014. Il n’était pas acceptable pour les patrons de payer pour avoir détruit la santé de leurs salariés. Le gouvernement a donc annoncé que le financement sera assuré par la caisse accidents du travail-maladies professionnelles de la Sécu au prétexte de trouver « une solution pragmatique, loin des postures idéologiques de gauche ou de droite. »
Sans surprise, le Medef considère que les transformations proposées « fonctionnent » même s’il « reste pas mal de questions pratiques à régler. »
Pour la CGT c’est un nouveau cadeau au patronat ; les salariés vont partir à la retraite en mauvaise santé…

Débrayage à l’usine de Bois Rouge

Lundi 10, les ouvriers de l’usine de Bois Rouge ont refusé de prendre le travail le matin et se sont réunis sur la plateforme de l’usine pour dire leur mécontentement contre la direction de Tereos qui s’est payée leur tête lors des dernières NAO.
En effet, leur direction avait prétendu des difficultés financières de l’usine pour ne leur accorder que 1,8% d’augmentation de salaire et pour ne pas revoir les paramètres de la prime d’intéressement.
Or, au cours du conflit entre usinier et planteurs, Tereos a concédé 2,50 euros par tonne de cannes à ces derniers.
Les ouvriers considèrent, à juste titre, qu’ils ne doivent pas être les laisser pour compte. Ils réclament 1 euro par tonne de cannes livrée à l’usine contre 50 centimes dans le calcul de la prime d’intéressement.
Les syndicats ont fait savoir qu’ils appelleraient à la grève lundi prochain si la direction refuse de donner satisfaction aux ouvriers de l’usine.

Un patron condamné par la justice

Un agriculteur de Sainte Anne a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Saint Denis à deux ans de prison avec sursis et 45 000 euros d’amende pour avoir fait travailler plusieurs dizaines d’ouvriers dont une majorité de Mauriciens illégalement. L’agriculteur qui exploite 24 hectares dans les hauts de Saint Benoît a été relaxé pour la traite d’êtres humains pour laquelle il était aussi poursuivi.
Entre 2012 et 2016, ce patron a employé au noir et sans le moindre respect des règles élémentaires d’hygiène et de sécurité, des ouvriers sur son exploitation pour la récolte de ses fruits, la coupe de la canne, etc.
Sans contrat de travail pour la plupart, les ouvriers étaient payés 50 euros par jour soit 4,16 euros de l’heure, pour une journée de travail de 12 heures (Le Quotidien du 12/07/17). Les travailleurs mauriciens étaient payés même en dessous (25 euros la journée) sous prétexte qu’ils étaient nourris et logés par leur patron sans scrupules.
Cet exploitant agricole qui est également propriétaire à Maurice, qui perçoit 300 000 euros nets de revenu par an, faisait dormir ses ouvriers sur de vieux matelas, à même le sol, dans des locaux humides infestés de puces et en les nourrissant la plupart du temps de pain et de sardines. Il justifie ce traitement indigne par le fait que les Mauriciens « voulaient dormir par terre » et refusaient la viande qu’il leur proposait (Le Quotidien du 12/07/17).
Pour justifier son recours aux travailleurs mauriciens, ce patron a déclaré sans vergogne au tribunal que « les Réunionnais ne veulent pas être déclarés », qu’ils sont « fainéants. »
Pour ce patron la santé et la vie des travailleurs passent après ses profits. Il a eu ce qu’il méritait.

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