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CONVENTIONS COLLECTIVES Applicables à la Réunion

 

 

Publié par la cgtr

Déclaration du Conseil Confédéral de la CGTR réuni le 2 décembre 2019.


 

Demander le respect de la loi est une vertu, la violer une grave atteinte à l’ordre public.

 

Sur saisine de la CGTR quant à l’application de l’accord du 7 octobre 1966 (suivi de l’arrêté préfectoral du 17 octobre 1966) interdisant le travail du dimanche midi au lundi midi dans le commerce non alimentaire, le TGI a rendu son verdict le 18 novembre dernier. L’accord s’impose à la loi. Et la loi s’impose à tous.

 

Cet accord n’interdit donc pas l’ouverture le dimanche matin mais l’encadre : libre à ceux qui le veulent d’ouvrir le dimanche matin, mais interdiction du dimanche 12h à lundi 12h et obligation de fermer pendant 24 h consécutives tous les 7 jours.

 

En ouvrant le dimanche après-midi, Mr Bricolage (MB) a sciemment violé la loi pour tenter d’imposer le travail du dimanche après-midi. 

 

En fermant dès dimanche matin sur Savannah alors qu’il n’en avait pas l’obligation, MB fait dans la provocation.

 

La loi serait obsolète ? Il faut la réviser ? Mais alors pourquoi depuis 2016 notre demande d’ouverture de négociations s’est heurtée à un mur de silence et de mépris de la part du patronat?  Dans le même temps en septembre 2016, nous avions communiqué en direction de l’État, des Intercommunalités et des collectivités locales afin de les sensibiliser sur cette problématique.

 

Et c’est aujourd’hui que ce patronat qui refusait toute idée de négociation s’empresse d’en demander l’ouverture ! Ceci étant, la CGTR réitère sa disposition à négocier pour notamment faire valoir l’amélioration des conditions de travail du personnel.

 

Ceux qui travaillent le dimanche le font pour arrondir des salaires et bourses ne leur permettant pas de vivre décemment. Ils ne doivent pas être utilisés pour tirer vers le bas le droit du travail.

 

Le volontariat est une fumisterie : celle /celui qui refuse est sanctionné en 2 temps, 3 mouvements. Cacher cette évidence est un silence assourdissant.

 

Les motivations de MB et consorts sont bien loin de toute philanthropie et sont strictement d’ordre financier.

 

L’ouverture du dimanche ne crée pas d’emplois mais un transfert des petites aux grandes surfaces. Ce que les grandes surfaces engrangent se fait au détriment du petit commerce notamment de centre-ville. La poche des salarié n’est pas extensible. 

 

L’interdiction du travail du dimanche est une vieille revendication de la CGT et de la CGTR, et elle n’a pas pris une ride. 

 

La société n’y gagne rien. Par contre, elle perd en cohésion et le TD détruit la vie familiale. 

 

La marchandisation de la moindre interstice de la société peut attendre un jour tant la structuration du temps social est un pilier de la cohésion sociale.

 

L’ouverture du dimanche des commerces s’élargira, à terme, à d’autres secteurs (transport p. ex) et entrainera, au final, une banalisation du travail du dimanche. Et alors, l’exception deviendra la norme et tout avantage lié à l’exception disparaitra ! Ainsi, la boucle de la marchandisation de la société sera bouclée. 

 

Le TD doit rester l’exception et ne concerner que des secteurs d’utilité publique (santé p. ex). 

 

La CGTR ne s’immisce pas dans la vie des gens. Elle ne demande que l’application de la loi. La  loi doit intervenir pour mettre un frein à la rapacité des marchands qui s’assoit sur la santé de travailleurs « obligés » de s’éreinter pour donner à manger à leurs proches ; pour réguler le commerce afin que le petit commerce puisse continuer à exister ; pour que la société ne devienne pas dans son ensemble une immense zone commerciale où le fric est roi.

 

Enfin, pour faire pièce définitivement à l’argument : « la CGTR n’a pas consulté les salariés », les résultats des dernières élections CSE intervenues dans 3 grandes enseignes après la décision du TGI du 18 novembre 2019 nous ont donné la totalité des sièges.


 

Saint Denis le 2 novembre 2019.


 

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