Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par la cgtr

LA CGTR AUX CÔTÉS DES GRÉVISTES DE BIO REUNION

 

3bioreunionLors des dernières Négociations Annuelles Obligatoires, la direction de Bio Réunion n’a proposé en tout et pour tout qu’une prime de 250 brut aux représentants des 134 salariés de l’entreprise.

Bio Réunion possède 14 laboratoires d’analyses médicales dans l’île et fait un chiffre d’affaires annuel de 16 millions d’euros. Sous la pression d’un nouvel actionnaire, qui n’est autre que Cerba Européan Lab, le premier laboratoire européen de biologie médicale spécialisé,  sa direction vise à réaliser des « économies d’échelles », comprenez par là que le personnel doit se serrer la ceinture !

Mais celui-ci vient de faire savoir à la direction de l’entreprise qu’il ne l’entendait pas de cette oreille et s’est mis en grève, à l’appel de la CGTR,  depuis lundi 4 novembre pour obtenir une augmentation de 5 % pour les bas salaires, 3 % pour les salaires intermédiaires et 2 % pour les cadres à quoi il a ajouté 300  net pour tous les salariés.

Pas besoin de faire une analyse poussée pour voir que cette entreprise est suffisamment riche  pour satisfaire toutes les revendications de ces camarades !

 

AU TAMPON, LES FOSSOYEURS DÉBRAYENT

 

            En débrayant lundi, les fossoyeurs de la commune du Tampon se sont rappelés au bon souvenir de leur employeur pour dénoncer les conditions indignes de travail auxquelles ils sont soumis depuis des années : ils ne disposent que d’un local de 10 mètre carrés insalubre, dépourvu d’eau potable et d’électricité  - douches et toilettes ne sont pas entretenues – il n’y a pas de séparation des locaux recevant  les vêtements de travail pollués et celui où ils déposent leurs effets personnels (non respect de la « marche en avant » – pas de ramassage, ni  de nettoyage de leurs vêtements de travail par la mairie. Non seulement la mairie du Tampon s’assoit sur les règles élémentaires d’hygiène et de sécurité,  mais elle n’est pas pressée d’effectuer les travaux nécessaires pour se mettre en conformité si on en croit les déclaration cyniques rapportées par la presse de la directrice de l’administration générale de la mairie  (Le Quotidien du 4/11/2013) qui dit : « pour mettre l’électricité, il faut nous laisser le temps ! ». Propos d’autant plus scandaleux que les investissements nécessaires ne coûteraient pas bien cher.

Les fossoyeurs ne sont en tout cas pas prêts d’enterrer… leurs revendications et se sont dits prêts à se mettre en grève si l’administration tardait à s’exécuter.

 

SUPINFO : LES PROFESSEURS RÉCLAMENT LEURS SALAIRES

 

Toujours ce lundi, une dizaine de professeurs de Supinfo, une école supérieure privée d’informatique, en grève manifestait à l’entrée de l’institution pour exiger le paiement de leurs arriérés de salaires. Certains d’entre eux n’étant pas payés depuis trois ans, ils se sont mis en grève. Leur mouvement a eu pour conséquence de paralyser le fonctionnement de l’école au point que certains cours étaient dispensés par les étudiants eux-mêmes.

Cette école est une antenne d’un groupe privé de formation national qui perçoit d’un côté des subventions de la Région et de l’autre des milliers d’euros de la part de chacun des élèves qui paient leur formation.

Aux multiples demandes  d’explications des enseignants et des élèves, la direction de Supinfo a répondu jusqu’à présent par un quasi silence, se contentant de demander aux professeurs de lui fournir leurs RIB ! Le problème n’est toujours réglé et les professeurs sont toujours dans l’attente du paiement de leurs salaires.

 

GRÈVE DANS LES ÉCOLES LE 14 NOVEMBRE

 

Le 14 novembre prochain, l’intersyndicale CGTR-SAIPER- etc,  appelle les professeurs des écoles, mais aussi le personnel communal à la grève avec manifestation devant la préfecture contre la réforme des rythmes scolaires. Cette réforme, là où elle est déjà appliquée, s’effectue sans les moyens nécessaires en personnel formé (utilisation du personnel communal technique pour encadrer les élèves pendant les activités extra-scolaires  : exemple emploi d’un jardinier pour le sport).

Par ailleurs, les dirigeants syndicaux estiment que cette réforme est une politique gadget qui ne permet pas de s’attaquer aux causes de l’échec scolaire qui touche particulièrement les enfants des milieux populaires.  Pour lutter contre le retard scolaire et l’illettrisme, il faudrait bien d’autres mesures : le dédoublement des classes en difficultés et l’embauche massive d’enseignants.  Quant au personnel communal, il réclame avant tout le paiement des heures supplémentaires effectuées et bien sûr la titularisation pour tous.

 

DE PLUS EN PLUS D’ILLETTRÉS, DE MOINS EN MOINS DE MOYENS 

 

A la Réunion, l’illettrisme bat des records et s’est même aggravé. Depuis 2010, le nombre de Réunionnais qui en sont victimes est passé de 100 000 à 116 000. Face à ce désastre, gouvernement et collectivités territoriales affichent depuis des années leur soi-disant volonté de combattre ce fléau. Des cases à lire ont ainsi été construites dans les quartiers à destination du public concerné.

Eh bien, en cette fin  d’année, on apprend que la Région a décidé de réduire sa contribution financière à leur fonctionnement, ce qui aura pour conséquence le non renouvellement de 12 contrats de formateurs, ce qui entravera la lutte contre l’illettrisme.

La région fait des économies sur le dos des plus humbles, mais utilise l’argent public pour aider le patronat du transport à  financer la campagne de communication de son syndicat !

 

LA MAIRIE DE SAINT DENIS À L’ÉCOUTE DES PATRONS

 

Nous avions fait allusion dans notre dernier bulletin à la décision des commerçants du centre-ville de Saint Denis de reculer l’heure de fermeture de leurs boutiques à 19 heures pour soi-disant répondre à une demande des consommateurs, en fait dans l’espoir de gonfler leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices.

Est-ce pour les  accompagner dans leur « effort » que la mairie de Saint Denis a décidé de créer un « fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce » (Fisac) doté d’une belle contribution financière communale d’un montant de 440 000 euros et qui bénéficiera à 21 commerçants ?

Un joli cadeau de Noël anticipé pour ces patrons dont les salariés continueront à trimer pour des salaires de misère et des horaires à rallonge !

 

Commenter cet article

didier lombard 06/11/2013 16:21

Une erreur s'est glissée dans le dernier écho (la mairie de Saint Denis...) : il faut remplacer les salaires à rallonge par des HORAIRES à rallonge. Merci !
Salutations cégétiste, Didier