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Publié par la cgtr

LE GOUVERNEMENT PROGRAMME LA BAISSE DES SALAIRES

Combien de travailleurs bénéficiaient encore du RSTA le mois dernier ? En calculant large,  40 000. Si l’on multiplie ce nombre par 100 € mensuels et par les douze mois de l’année, on obtient le chiffre de 48 millions d’euros. Ce qui nous amène à un résultat bien au-dessus de la réalité puisque beaucoup de bénéficiaires, à temps partiel, percevaient une somme inférieure à 100 €. 

A côté de cela, le gouvernement exonère quelques centaines de patrons de leurs cotisations sociales à hauteur de 600 millions d’euros annuellement.

C’est pourtant le RSTA que le gouvernement a décidé de supprimer d’un trait de plume pour soi-disant réduire le déficit de l’Etat. 

Un gouvernement réellement soucieux de défendre les intérêts des travailleurs et d’équilibrer les comptes de l’Etat aurait supprimé les exonérations patronales, données à fonds perdus, et maintenu le RSTA.

 

 

RSTA : RAPPEL DES FAITS

Le Revenu Supplémentaire « Temporaire » d’Activité (RSTA) avait été imposé au gouvernement de droite dirigé par Fillon, par la grève générale de février-mars 2009 aux Antilles, puis à la Réunion. C’est aujourd’hui un gouvernement qui se dit de gauche qui nous le reprend.

Rappelons qu’à la Réunion, c’est grâce principalement à la CGTR  qui a mobilisé à l’époque tous ses militants et des milliers de travailleurs, de chômeurs, de retraités et de jeunes que nous avons obtenu ce revenu complémentaire pour les bas salaires ainsi qu’un certain nombre d’autres avantages (baisse de certains prix de produits de première nécessité, blocage des loyers pendant un an, baisse du prix de la bouteille de gaz, etc.)

Cette décision gouvernementale est donc un mauvais coup porté aux travailleurs les plus mal lotis que notre syndicat dénonce et contre lequel nous devons nous mobiliser comme en 2009.

 

RÉUNION GÉNÉRALE DES MILITANTS CGTR LE 13 JUILLET

 

Pour préparer la mobilisation contre les attaques du gouvernement (la loi sur la « Sécurisation de l’emploi » – la remise en cause du RSTA – la nouvelle réforme des retraites, la baisse des effectifs dans la Fonction publique, etc.), la CGTR appelle l’ensemble de ses militants et sympathisants à un rassemblement qui aura lieu samedi 13 juillet dans la Salle Polyvalente de la mairie de Saint Denis dès 9 heures et pour la matinée.

Soyons nombreux à venir nous exprimer et donner notre avis sur la riposte à organiser !

Á QUOI JOUENT CERTAINS CONSEILLERS DU CONSEIL DES PRUD’HOMMES ?

 

Notre défenseur syndical dénonce les jugements   de certains juges du Conseil des Prud’hommes qui, depuis un certain temps, prononcent des jugements illogiques qui consistent à attribuer un minimum d’indemnités aux salariés victimes d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Ainsi, pour le mois de juin, deux salariés ont fait la malheureuse expérience d’avoir eu raison sur tous leurs chefs de demande, mais  d’être indemnisés nettement en dessous de ce que prévoit le Code du Travail.

Un salarié s’est vu attribuer la somme de 2802.86 euros pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse  avec plus de quatre ans d’ancienneté alors que le Code du Travail prévoit au minimum six mois, et n’a eu droit à aucune indemnité compensatrice de préavis.

Dans l’autre dossier, une salariée s’est vu requalifiée son contrat à temps partiel  à temps plein avec seulement une indemnité de 1053 euros alors que, selon les différentes jurisprudences actuelles, elle aurait dû percevoir 10 103,53 euros.

Ces mêmes conseillers  l’année dernière ont condamné une salariée à payer 5000 euros, une fausse lettre de licenciement ayant été déposée après la clôture du débat. Ils ont par ailleurs accordé à une adhérente de la CGTR la somme ridicule de 500 € au titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

La question de l’impartialité de certains juges est posée. Nos adhérents n’ont pas à subir les contrecoups des rivalités syndicales au sein de ce tribunal. Ceci dit, nous pensons que les conseillers salariés qui jugent contre les travailleurs n’ont pas leur place dans cette assemblée. 

TEREOS : LES PROFITS S’ENVOLENT…

 

Les bénéfices de Tereos s’élevaient à 313 millions d’euros pour l’année comptable 2011/ 2012, en augmentation de 32 % sur l’année précédente Pour les 9 mois suivants, ils se sont montés à plus de 100 millions d’euros. Et l’on peut s’attendre à ce que Tereos affiche des résultats florissants pour la suite, car les récoltes sucrière bettravières et de canne ont été exceptionnelles, tout comme les profits.

Pas comme l’augmentation des salaires !

 

… MAIS LE POUVOIR D’ACHAT DES SALARIES BAISSE !

À la sucrerie de Bois Rouge, la NAO a pris fin cette semaine. La CGTR a signé un accord qui prévoit une augmentation générale des salaires de 1,4% pour les cadres, de 1,9 % pour les ETAM et de 2,2 % pour les ouvriers. A cela s’ajoute 0,1 % d’augmentations individuelles pour les bas salaires, la suppression des 3 jours de carence pour les arrêts maladie et une prime pour les lessives de 20 et 10 €.

Ces augmentations de salaires représentent environ 155 à 160 000 € sur une masse salariale de 8 millions d’euros. 

La prime bagasse d’environ 900 000 € attribuée à l’usinier suffira à elle seule à compenser largement ces quelques concessions !

CONTRATS D’AVENIR… Á RECULONS !

 

Un point vient d’être fait sur les Contrats d’Avenir à la Réunion. Le gouvernement nous en a annoncé à grands renforts de trompette qu’il en mettait 5000 à notre disposition. Au 18 juin… 491 étaient signés !

Quand il s’agit de légiférer sur la pérennisation de la défiscalisation, le gouvernement règle ça en un tour de main, mais quand il s’agit des chômeurs, ça peut attendre !

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