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Publié par la cgtr

LA CEINTURE POUR LES TRAVAILLEURS…
     Lurel, ministre des DOM,  a confirmé la décision du gouvernement de mettre fin au RSTA.Cette prestation a commencé à être versée par le gouvernement Fillon pour  compenser la vie chère, suite à la grève générale de 2009. La  décision du gouvernement de la supprimer fera  baisser le revenu de plusieurs dizaines de milliers de salariés de 100 € par mois.
     Foin des discours contre la vie chère. Qu’on se le dise : le gouvernement n’a plus un centime à distribuer aux travailleurs !

 

… LA LIBERTE DE S’ENRICHIR POUR LES EXPLOITEURS !
     C’est exactement le discours inverse qu’il tient en direction du patronat. En effet, il vient d’annoncer qu’il renonçait à sa « loi de gouvernance des entreprises » censée limiter l’écart maximal des rémunérations de 1 à 20. Place désormais à l’« autorégulation exigeante » des entreprises. Autrement dit, il n’y aura aucune limite pour les salaires des patrons.
     Quant à « l’autorégulation » des capitalistes, autant demander du lait à un bouc !

COMME SOUS SARKOZY LE GOUVERNEMENT CRIMINALISE L’ACTION SYNDICALE
 2 des 5 militants CGT de Roanne 1(près de Lyon) qui avaient été poursuivis pour des tags en 2010 contre la réforme des retraites de Sarkozy et avaient été dispensés de peine en novembre dernier, ont été arrêtés  jeudi 23 mai au matin à leurs domiciles, qui ont été fouillés,  pour ne pas s'être soumis à un prélèvement d'ADN. Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel le 5 novembre 2013 pour dégradation en réunion.
     Ainsi donc l’actuel gouvernement n’a non seulement pas défait la loi inique de Sarkozy sur les retraites, mais il continue à s’acharner sur les militants ouvriers qui l’ont combattue !

 

 

L’ALLEMAGNE : UN EXEMPLE… POUR LE PATRONAT FRANÇAIS !

      Invité au 150ème anniversaire du parti socialiste allemand (le SPD) Hollande a vanté les réformes lancées en 2003 en Allemagne par l'ancien chancelier SPD Gerhard Schröder pour flexibiliser le marché du travail.
     "Le progrès, c'est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l'emploi, pour anticiper les mutations industrielles et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder ici en Allemagne et qui permet à votre pays d'être en avance sur d'autres", a-t-il dit, très applaudi.
      Ces réformes dénommées Hartz IV du nom du responsable des ressources humaines du groupe Volkswagen, par ailleurs dirigeant du SPD, ont eu pour la classe ouvrière allemande des conséquences dramatiques.
     Hartz IV oblige beaucoup de chômeurs à accepter des emplois à bas salaire (jusqu’à 1 € de l’heure !), avec peu d’heures de travail et sans sécurité, ni droits à la retraite ou à d’autres allocations.
     A peine 29 millions d’Allemands sur près de 42 millions de travailleurs ont un emploi qui est soumis au régime de sécurité sociale. Quelque 5,5 millions d’hommes et de femmes travaillent à temps partiel et 4,1 millions gagnent moins de 7 euros de l'heure. 4,5 millions de personnes dépendent de de Hartz IV, dont 1,4 million doivent travailler sans pouvoir gagner suffisamment pour subvenir à leurs besoins.
    Le secteur à bas salaire sert à son tour de levier pour tirer vers le bas les salaires du restant du secteur industriel. Durant la dernière décennie, les augmentations du coût unitaire salarial a été minimal en Allemagne : le pays se situe au bas de l’échelle européenne à cet égard.
    Rien d’étonnant à ce que le patronat français vante le « modèle allemand ». Un modèle qui ne déplaît pas non plus à Hollande. Les travailleurs peuvent se faire à présent une idée assez précise de que les uns et les autres nous préparent. Tous leurs discours sur « la recherche de la compétitivité », « la nécessité de baisser les charges patronales » ne visent en fait qu’à réduire un peu plus la part qui nous revient. Ne nous laissons pas abuser !

 

SUCCES DE LA GREVE GENERALE EN NOUVELLE CALEDONIE

     Dans ce territoire d’Outre-Mer, la vie chère est devenue insupportable aux travailleurs. En grève générale depuis le 15 mai pour dénoncer le creusement des inégalités et les prix de près de 35 % plus élevés qu'en métropole, l'intersyndicale, qui rassemble cinq organisations, a multiplié les actions sur le terrain : blocage des grandes surfaces et des deux dépôts de carburants et de gaz de Nouméa, du port, des routes et des communes de l’intérieur.
    Cette mobilisation a fini par porter ses fruits puisque lundi 27 mai un accord a été signé entre syndicats et patronat, mettant fin à la grève,  instaurant en particulier un blocage des prix jusque fin 2014, la baisse de 10  % de 300 produits alimentaires et d’hygiène.

 

MAURICE : BAS SALAIRES ET SUPERPROFITS


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     A Maurice, 100 000 travailleurs travaillent aujourd’hui avec moins de 6000 roupies (154 €) par mois, c’est ce que vient d’affirmer la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé.
     L’Ile Maurice que certains nous vantent comme un autre exemple à suivre est aussi qualifié de « Tigre de l’Océan indien ». En un sens l’image est juste, car les capitalistes et les banquiers accumulent les millions… en se faisant les griffes contre les travailleurs mauriciens qui suent sang et eau pour eux pour des salaires de misère !
      Mais cette exploitation a des limites et il n’est pas dit que les travailleurs concernés acceptent plus longtemps cette situation. Le gouvernement a déjà été obligé de concéder des augmentations de 22 à 24 % aux fonctionnaires mauriciens en grogne. Souhaitons que cette colère gagne les rangs des travailleurs du privé et que ces derniers parviennent à arracher aux  patrons de la zone franche les mêmes concessions !

 

bulletin URE du 28 mai 2013 bulletin URE du 28 mai 2013

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