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Publié par la cgtr

TOUT JUSTE MONSIEUR LE PRÉSIDENT !

 

Dans un interview au Quotidien, Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER et ex-président de la Chambre d’Agriculture, a déclaré à propos de sa prévision de baisse de la production cannière : « Quel travailleur accepte de voir son pouvoir d’achat chuter ainsi ? Aucun, alors nous demandons des compensations ! »

Ce monsieur qui imposait aux salariés de la Chambre un quasi blocage des salaires et la non augmentation des indemnités repas et déplacements depuis des années, la diminution du budget des œuvres sociales, est effectivement bien placé pour parler ainsi…

Face à la baisse continue du pouvoir d’achat des salariés, la CGTR revendique une augmentation minimum de 300 € des salaires. Nul doute que les salariés de la Chambre recevront le soutien actif de leur désormais vice-président !

 

 

PLACE NETTE

 

Deux salariés du service comptabilité de la Chambre d’Agriculture ont reçu une note de service leur demandant de déménager de bureau et de changer d’étage pour soi-disant faire de la place pour le nouveau directeur administratif et financier (DAF) en cours de recrutement. Et pour cause le bureau de l’ancien DAF a été récupéré et aménagé à l’intention des élus, mais occupé uniquement par l’un d’entre eux.

Les agents de ce service se retrouvent donc séparés sur deux étages différents. Bonjour les allées et venues et bravo pour l’efficacité du service !

 

 

AIR AUSTRAL : LES BAGAGISTES NE VEULENT PLUS DE CONTRATS PRÉCAIRES

 

Air Austral vient d’annoncer aux bagagistes qui travaillaient pour elle en intérim depuis des années qu’elle avait l’intention de leur proposer à présent de travailler pour une filiale (RAM) d’une de ses filiales (RAA) !

Certains de ces travailleurs ont été employés sur des dizaines de contrats successifs. Ils exigent tout à fait logiquement d’être intégrés dans les effectifs d’Air Austral et refusent de surcroît de voir leurs salaires diminués puisqu’en l’occurrence le contrat qu’on leur propose à RAM se ferait à un horaire inférieur, donc avec des pertes de revenus de plusieurs centaines d’euros. 

La direction d’Air Austral annonce de son côté clairement la couleur. Elle veut faire des économies sur la masse salariale de l’entreprise pour retrouver son équilibre financier compromis ces dernières années. En tout cas, son déficit ne provient certainement pas des salaires de misère versés aux bagagistes, mais plutôt des salaires mirobolants de ses dirigeants et de la politique commerciale aventureuse de ceux-ci. 

Les bagagistes ont donc bien raison de se mobiliser et doivent avoir gain de cause. Ils travaillent pour Air Austral et doivent en faire intégralement partie.

 

SÉCU : ASSEZ DE CADEAUX AU PATRONAT !

 

À la Réunion, 10 000 patrons doivent  241,2 millions d’euros à la Caisse de Sécurité sociale, dont 82,7 millions de cotisations ouvrières. Sur cette dernière somme, 54,2 millions datent de plus de trois ans. La Sécurité sociale avait reçu la consigne du gouvernement de les récupérer en priorité et avait donc commencé à envoyer ses huissiers dans les entreprises concernées. Suite à une rencontre avec un collectif patronal dénommé CSAPR, la direction de la Sécurité sociale locale vient de changer son fusil d’épaule et d’accorder un délai supplémentaire d’un mois aux patrons débiteurs des sommes datant de plus de trois ans, et de trois à six mois pour ceux dont les dettes datent de moins de trois ans.

Ces cotisations sont pourtant prélevées mensuellement sur les fiches de paie des salariés. C’est donc avec l’argent des travailleurs que patrons, dirigeants de la Sécu et du gouvernement jouent. Au quotidien, cela se traduit pour les travailleurs par le refus de la Sécu de reconnaître un accident de travail ou une maladie professionnelle, mais aussi par le déremboursement de centaines de médicaments. 

Cette affaire vient confirmer notre analyse. Les travailleurs ne sont en aucun cas responsables du déficit de la Sécurité sociale. Seuls les patrons le sont. Parce qu’ils ne reversent pas à l’organisme les prélèvements opérés sur les salaires, mais aussi parce qu’ils licencient massivement, n’embauchent qu’au compte-gouttes et imposent aux travailleurs bas salaires, contrats partiels et précaires et bénéficient en plus d’exonérations de cotisations sociales ! Les patrons doivent payer !

 

 

GRÈVE CHEZ MAC DO USA 

 

Aux Etats-Unis, la restauration rapide emploie 2,5 millions de salariés. Une grande partie appartient au groupe Mac Do qui possède des centaines d’établissements dans le pays, des milliers dans le monde (un Mac Do ouvre chaque jour dans le monde).

Mais les profits réalisés par cette chaine de restauration le sont sur le dos de ses salariés qui touchent des salaires de misère.

Au pays de l’Oncle Sam, ils sont payés en moyenne 7,25 $ de l’heure, soit 5,40 €, mais parfois jusqu’à 2,13 $, et sont souvent embauchés à temps partiels. Depuis des années, leurs salaires sont bloqués et ne leur permettent plus de vivre. C’est pourquoi ils se sont mis en grève, à quelques centaines depuis novembre 2012, pour se retrouver à plusieurs dizaines de milliers aujourd’hui. La grève touche 1000 restaurants sur tout le territoire américain.

Les grévistes luttent pour un doublement de leurs salaires, soit un taux horaire de 15 $.

La fondation Ronald Mc Donald prétend hypocritement œuvrer pour « le bien être des enfants et de leur famille ». Que Mc Donald’s commence par verser ce que ses employés revendiquent. 

 


 

TOUS EN GRÈVE LE 10 SEPTEMBRE !

 

Réformes des retraites, hausse du chômage, salaires insuffisants. Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser en ce début septembre.

Le 10, l’Intersyndicale nationale CGT-FO-FSU-Solidaires à laquelle se sont ralliés localement le SAIPER et l’UNEF, appellent à la grève et à la manifestation.

Plus que quelques jours donc à convaincre nos camarades dans les entreprises, nos amis et familles de descendre dans la rue ce jour-là pour le retrait de cette réforme des retraites, le retour à la retraite à 60 ans au bout de 37,5 années de cotisation, le SMIC et le minimum retraite à 1700 €, 350 € d’augmentation de salaire tout de suite, l’interdiction des licenciements, un travail pour tous !

Rendez-vous pour un départ groupé à 8 heures devant le local de l’union à Saint Benoît.

Manifestation à 9 heures -  départ devant le Jardin de l’Etat.

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