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Publié par la cgtr

ÇA GAZE POUR LES PROFITS PAS, POUR LES SALAIRES !

 

Au 1er août, essence, gazole et bouteille de gaz vont de  nouveau augmenter. Le feu vert vient d’être donné par le préfet. 4 centimes de plus sur le sans plomb (dont le prix au litre passe à 1,65 €), 3 centimes sur le gazole (1,25 € au litre) et 37 centimes de plus sur la bouteille de gaz qui coûtera désormais 20,98 €.

La justification de ce renchérissement des produits pétroliers avancée par l’Etat est toujours la même : hausse « sensible » de la cotation des différents carburants. En clair cela veut dire que la spéculation sur ces produits repart de plus belle. Ce qui aura pour effet de remplir les caisses des majors du pétrole… à qui l’Etat ne demande rien !

On nous présente donc cette augmentation comme naturelle, inéluctable. En fait on nous fait payer pour enrichir les Total, Shell et autres Engen. C’est une nouvelle attaque contre les salariés de la Réunion qui n’ont d’autre choix pour se rendre à leur travail que de prendre leur voiture.

Les prix augmentent, les salaires doivent augmenter d’autant !


LES MILITANTS PRENNENT LA PAROLE

 

            Samedi 27 juillet, la CGTR a organisé une réunion de militants à laquelle se sont associés sept autres syndicats (CFDT, FO, CFTC, FSU, Solidaires, UNSA, CFE-CGC). 150 syndicalistes ont répondu à l’appel. La réunion avait pour thèmes l’emploi et les salaires. Après les différentes interventions des dirigeants à la tribune, plusieurs militants sont intervenus depuis la salle.

27 07 2013Un camarade de la CGTR de la Poste relatant la grève qu’il avait mené avec ses collègues du tri du Chaudron s’est félicité du fait que l’union se soit faite entre différents militants de l’entreprise pour contrer le projet de réorganisation du service de la direction. Il a en particulier relevé que les militants de la CFDT, allant à l’encontre de la CFDT nationale qui a signé l’accord sur la compétitivité, se sont alliés avec ceux de la CGTR et de Sud dans ce conflit.

Danio Riquebourg, dirigeant CGTR des Ports et Docks, a rappelé que le RSTA était de l’argent public, que c’était donc les travailleurs qui avaient financés eux-mêmes l’augmentation de leurs revenus. Il a par ailleurs dénoncé l’hypocrisie du patron de la SOMACOM qui faisait mine de s’indigner de la suppression de cette prime alors que lui-même refusait d’intégrer la prime Cospar dans les salaires des dockers.

Danio a aussi dénoncé le fait que lorsque les travailleurs se mobilisaient pour obtenir des augmentations de salaires, leurs patrons leur répondaient « Allez parler à ceux qui n’ont pas de travail ! », mettant ainsi en garde les militants contre toute tentative de division entre travailleurs et chômeurs qui ne pourrait que profiter au patronat. Il a rappelé à juste titre que l’ennemi, c’est le patronat.

Jacky Balmine, dirigeant de la CGTR-BTP, a de son côté expliqué que le patronat repousserait l’intégration de la prime Cospar dans les salaires tout le temps que le gouvernement continuera à lui accorder l’exonération de cotisations sur cette prime.

Roger Alagama, pour l’Union des Retraités CGTR, est intervenu pour dire qu’on ne pouvait pas s’abstenir de parler des retraites alors même que gouvernement et patronat préparent de concert une nouvelle attaque contre les retraites en voulant en particulier augmenter le temps de cotisation. D’autres militants ont abondé dans le même sens liant le niveau des retraites au niveau des salaires.

Robert Hoarau, de la CGTR Douanes, a dit que son travail le mettait de fait en contact avec des travailleurs de multiples entreprises qui lui faisaient part de l’insuffisance de leurs salaires, rappelant, à la suite d’autres intervenants, qu’à la Réunion 108 067 bénéficiaires du RSTA au début de sa mise en route prouvait que la majorité des travailleurs de la Réunion percevaient moins d’1,4 SMIC, soulignant que « la plupart des travailleurs ne peuvent pas vivre avec de tels salaires, donc sont des travailleurs pauvres ».

Notre camarade Jean-Yves Payet a pris la parole pour dire que « la crise pèse sur les travailleurs, qu’il n’y a aucune honte à revendiquer 300 € d’augmentation de salaires et le Smic à 1700 € alors  qu’en un an la richesse des plus gros patrons a augmenté de 25 %. » ajoutant qu’ « il ne faut pas se mettre à la place des patrons, mais regarder ce dont on a besoin » et que « les cotisations sociales que refusent de payer certains patrons étaient en fait de l’argent appartenant aux travailleurs,  détourné par le patronat, que les patrons doivent donc payer ».

En conclusion, si les travailleurs ne veulent pas subir politique patronale et mauvais coups du gouvernement, ils ne pourront compter que sur eux-mêmes et sur leur capacité à se rassembler le plus largement possible pour obtenir gain cause dans tous les domaines qui les intéressent : pouvoir d’achat, plein emploi, conditions de travail.


À l’issue de ce rassemblement une MOTION sur  les SALAIRES a été présentée dont voici la teneur :

Les salaires à La Réunion sont faibles. L’INSEE les situe 15 % en moyenne plus bas que les salaires métropolitains et indique que plus de 68 % des salariés des entreprises qui emploient entre 10 et 19 salariés perçoivent des salaires compris entre 1 et 1.5 SMIC  soit entre 1430.22€ et 2145.33€ brut.  L’instauration du RSTA et plus particulièrement le nombre de bénéficiaires de ce revenu temporaire   (plus de 108 067 pour la période de mars, avril et mai 2009)  a mis en exergue la faiblesse des salaires à la Réunion. La non application des conventions collectives nationales concoure aussi à ce constat.

C’est pourquoi :  

- Vu la faiblesse des salaires à la Réunion ;

- Vu l’annonce par le gouvernement de la fin du RSTA ;

- Vu la date de fin de l’exonération des cotisations sociales sur le bonus COSPAR (décembre 2013) ;

- Vu la non application des conventions collectives nationales ;

- Vu la difficulté d’aboutir à des accords lors des négociations annuelles du fait de la politique de durcissement de la partie patronale ;

 

 Les militants des organisations syndicales, citées ci-dessus réunis le 27 juillet 2013 à la salle polyvalente de la mairie de Saint Denis exigent :

 

  •   Une politique de revalorisation salariale tenant compte de l’impact de l’inflation  et des gains de productivité;

 

  •  L’abrogation de l’article 16 de la loi PERBEN et l’application de toutes les conventions collectives nationale sur le territoire réunionnais

 

  •  L’ouverture immédiate d’une négociation sur la pérennisation du bonus Cospar ;

 

  •  Le maintien du RSTA pour tous les salariés bénéficiaires ou en ayant bénéficié ;

 

  •  La tenue d’une conférence sociale annuelle. 

ET LA NUIT, SI ON ALLAIT DORMIR ?

 

À la suite de la GTOI, l’entreprise PICO vient de signer avec les délégués du personnel un accord sur le travail de nuit. Dans cet accord, il est dit que  les heures effectuées entre 21 heures et 5 heures du matin seront majorées de 30 % au lieu de 100 % jusqu’à maintenant. L’accord prévoit une journée de compensation… au bout de la 270ème heure de nuit dans l’année !

Inutile de dire que les ouvriers concernés ne sont pas d’accord avec ces nouvelles dispositions. Ils auront bientôt l’occasion de le dire à leur patron puisque celui-ci a programmé une réunion d’explication vendredi prochain !

 

BULLETIN URE 30 JUILLET 2013 BULLETIN URE 30 JUILLET 2013

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